Œuvres

Villa d’Agrippa à Boscotrecase, paysage (v. 10 après JC)

Villa d’Agrippa à Boscotrecase, paysage (v. 10 avant JC)

Un paysage sacro-idyllique dans la somptueuse villa d’Agrippa à Boscotrecase. Analyse et illustrations.
Mosaïque du Bon Pasteur (425-450)

Mosaïque du Bon Pasteur (425-450)

Dans l’iconographie chrétienne de cette époque, le Christ est encore un jeune homme imberbe aux cheveux longs gardant un troupeau. Analyse et illustrations.
Artiste inconnu. Notre-Dame de Vladimir (début 12e siècle)

Notre-Dame de Vladimir (début 12e siècle)

La puissance évocatrice de cette icône tient à une conjonction exceptionnelle d’émotions humaines et de majesté religieuse. Analyse et illustrations.
Inconnu. Diptyque de la Vierge à l’Enfant et de la Crucifixion (1275-80)

Diptyque de la Vierge à l’Enfant et de la Crucifixion (1280)

Ce diptyque ne s’éloigne pas de la sobriété de l’art de Byzance. Mais l'éclat de l’ensemble résulte des couleurs vives sur le fond or. Analyse et illustrations.
Cimabue. La Vierge et l'Enfant en majesté entourés d'anges (v. 1280), détail, musée du Louvre

Cimabue. Trois Maestà du 13e siècle

Les peintres du 13e siècle se contentaient de reproduire les modèles byzantins canoniques. Cimabue commence à humaniser les figures religieuses.
Giotto. Le mariage de la Vierge (1304-06)

Giotto. Le mariage de la Vierge (1304-06)

Chez Giotto, les figures de Joseph et de Marie ne se différencient nullement de celles des aristocrates ou des riches bourgeois du 14e siècle. Analyse.
Giotto. Noli me tangere (v. 1320)

Giotto. Noli me tangere (début 14e siècle)

Sur deux fresques, Giotto met en évidence les émotions humaines du Christ et de Marie Madeleine. Analyse et illustrations.
Giotto. Vierge d'Ognissanti (v. 1310)

Giotto. Vierge d'Ognissanti (v. 1310)

Cette Vierge est intermédiaire entre la Vierge en majesté (Maestà) provenant de l’art byzantin et la Vierge de l’humilité (Madone). Analyse et illustrations.
Simone Martini et Lippo Memmi. Annonciation avec sainte Maxime et saint Ansan (1333)

Simone Martini et Lippo Memmi. Annonciation avec sainte Maxime et saint Ansan (1333)

Ce triptyque, œuvre majeure de l’époque gothique, a été peint avec une extrême délicatesse, inconnue jusqu’alors. Analyse et illustrations.
Simone Martini. Le Portement de Croix, détail

Simone Martini. Le Portement de Croix (v. 1335)

Préciosité et subtilité de la palette caractérisent ce petit panneau issu du polyptyque Orsini. Analyse et illustrations.
Ambrogio Lorenzetti. Maestà (1335-36)

Ambrogio Lorenzetti. Maestà (1335-36)

Lorenzetti est un grand coloriste. La Vierge noire et son enfant rose se détachent sur la luxuriance chromatique des figures latérales. Analyse, illustrations.
Agnolo Gaddi. Vierge à l’Enfant avec des saints, détail

Agnolo Gaddi. Vierge à l’Enfant avec des saints (v. 1385-87)

Ce triptyque d’Agnolo Gaddi est un chef-d’œuvre par la maîtrise de la thématique religieuse et l’exceptionnelle réussite chromatique.
Jean de Beaumetz. Calvaire avec un moine chartreux (1389-95)

Jean de Beaumetz. Calvaire avec un moine chartreux (1389-95)

Jean de Beaumetz. Calvaire avec un moine chartreux (1389-95). Analyse avec de nombreuses illustrations de trois compositions conservées au Louvre, au musée de Cleveland et au musée de Dijon.
Gentile da Fabriano. Polyptyque de Valle Romita (v. 1408)

Gentile da Fabriano. Polyptyque de Valle Romita (v. 1408)

Gentile da Fabriano est l'un des plus grands artistes du début du 15e siècle. Ce Polyptyque est un bon exemple de ce qu’appréciait l’aristocratie de l’époque.
Colart de Laon. Prière dans le jardin avec le donateur Louis Ier d’Orléans (1405-1408)

Colart de Laon. Prière dans le jardin (1405-1408)

Découvert par hasard à Madrid et acquis en 2012 par le musée du Prado, ce tableau de Colart de Laon fait partie des chefs-d’œuvre de la peinture française.
Lorenzo Monaco. Le couronnement de la Vierge, scène centrale (1414)

Lorenzo Monaco. Le couronnement de la Vierge (1414)

Les couleurs vives et les dorures produisent une luminosité exceptionnelle, conforme à la représentation que se faisaient du ciel les hommes de cette époque.
Maître du Haut Rhin. Le Jardin de Paradis (v. 1410-20)

Le Jardin de Paradis, Paradiesgärtlein (v. 1410-20)

Le Jardin de Paradis (Paradiesgärtlein) est un des chefs-d’œuvre du Gothique international. Son auteur n’est pas identifié.
Stefano da Verona. La Vierge dans un jardin de roses (v. 1420)

Stefano da Verona. La Vierge dans un jardin de roses (v. 1420)

Le jardin clos permet simultanément une représentation exacte de la végétation et une idéalisation tenant à la spiritualité du sujet.
Henri Bellechose. Le retable de saint Denis (v. 1416)

Henri Bellechose. Le retable de saint Denis (v. 1416)

Ce retable représente le martyr de saint Denis. Ce personnage légendaire serait venu d’Italie vers 250, à une époque où Paris s’appelait encore Lutèce.
Fra Angelico. Retable San Domenico ou Pala di Fiesole, détail (1423-24)

Fra Angelico. Pala di Fiesole ou Retable San Domenico (1424)

Cette Vierge en majesté par la scénographie (trône, saints) se rapproche déjà de la Vierge de l’humilité qui dominera la peinture quelques décennies plus tard.
Jan Van Eyck. L'homme au turban rouge, autoportrait présumé (1433)

Jan van Eyck. L’homme au turban rouge (1433)

Ce portrait est unique pour cette époque car il conjugue le souci extrême de réalité et la fantaisie.
Campin. La nativité (1420-25)

Robert Campin. La nativité (v. 1430)

Cette composition aux couleurs vives, aux visages recueillis et au paysage profond ne pouvait que susciter l’émerveillement des contemporains.
Fra Angelico. Annonciation de Cortone (1433-34)

Fra Angelico. Annonciation de Cortone (1433-34)

Fra Angelico considérait ses œuvres comme des messages envoyés par Dieu. Et c’est encore aujourd’hui la dimension spirituelle de ses tableaux qui nous touche.
Jan Van Eyck. La Vierge du Chancelier Rolin (1435)

Jan van Eyck. La Vierge du Chancelier Rolin (1435)

Ce petit panneau fait partie des chefs-d’œuvre du début du 15e siècle. Rares étaient les artistes capables de réaliser un tel tableau.
Stephan Lochner. La Vierge au buisson de roses (v. 1440)

Stefan Lochner. La Vierge au buisson de roses (v. 1440)

En conservant la fraîcheur enfantine du gothique international associée au réalisme des détails naturalistes, Stefan Lochner parvient au chef-d’œuvre.
Fra Angelico. Fresques de San Marco. Noli me tangere (1440-41)

Fra Angelico, Noli me tangere (1440-41)

Fra Angelico traduit le message spirituel par une composition simple mais ambitieuse par son contenu émotionnel.
Veneziano. Vierge à l'enfant (après 1447)

Domenico Veneziano. Vierge à l’Enfant (v. 1445-50)

Chef-d’œuvre trop peu connu, cette composition permet au grand coloriste qu’était Veneziano de déployer tout le savoir-faire acquis depuis sa jeunesse.
Piero della Francesca. Le baptême du Christ (1448-50)

Piero della Francesca. Le baptême du Christ (1448-50)

Les corps opalescents restent proches de la statuaire et conservent une solennité que renforce le sérieux imperturbable des visages à l’expression introvertie.
Quarton. Pietà de Villeneuve-lès-Avignon (1454-56)

Enguerrand Quarton. Pietà de Villeneuve-lès-Avignon (1454-56)

Enguerrand Quarton rompt ici avec le style gothique dont ses œuvres précédentes. Il met délibérément l’accent sur l’intériorité des personnages représentés.
Jean Fouquet. Diptyque de Melun (1452-58)

Jean Fouquet. Diptyque de Melun (1452-58)

L’audace de Jean Fouquet apparaît en comparant la Vierge de Melun avec d’autres représentations du personnage dans la peinture française du 15e siècle.
Andrea Mantegna. Polyptyque de San Zeno. Crucifixion (1457-59)

Andrea Mantegna. Polyptyque de San Zeno. La Crucifixion (1457-59)

La composition de Mantegna impressionne par sa rigueur et son efficacité. Il s’agit d’une vue en contreplongée destinée à accentuer la dramatisation.
Petrus Christus. La lamentation (1455-60)

Petrus Christus. La lamentation (1455-60)

Par l’équilibre de la composition et la modération expressive Petrus Christus peut être considéré comme un lointain précurseur des classiques du 17e siècle.
Lippi. Vierge à l'enfant et deux anges (1465)

Lippi, Vierge à l'Enfant et deux anges (1465)

Cette œuvre magistrale connaîtra une abondante filiation et elle annonce déjà les chefs-d’œuvre de la Haute Renaissance.
Uccello. Saint Georges et le dragon (v. 1470)

Paolo Uccello. Saint Georges et le dragon (v. 1470)

La réussite exceptionnelle du tableau de la National Gallery provient du caractère très dynamique de la représentation et de l’harmonie chromatique.
Petrus Christus. Portrait d'une jeune fille (v. 1470)

Petrus Christus. Portrait d’une jeune fille (v. 1470)

Ce portrait a toujours fasciné car le modèle en impose. Chacun serait curieux d’en savoir plus sur cette jeune fille hautaine qui semble nous défier du regard.
Martin Schongauer. La Vierge au buisson de roses (1473)

Martin Schongauer. La Vierge au buisson de roses (1473)

Comme tous les chefs-d’œuvre, c’est par son humanisme que La Vierge au buisson de roses de Schongauer parvient à l’universel.
Nicolas Froment. Triptyque du Buisson ardent (1475-76). Les trois panneaux.

Nicolas Froment. Triptyque du Buisson ardent (1475-76)

La scène du Buisson ardent appartient encore au Moyen Âge par sa dimension sémantique : la symbolique religieuse. Son originalité provient du style.
Sandro Botticelli. Portrait de jeune femme (1480-85)

Sandro Botticelli. Portrait de jeune femme (v. 1475)

Ce portrait est probablement assez éloigné de la véritable Simonetta Vespucci car il s’agit de peindre une divinité.
Gérard de Saint-Jean. Saint Jean-Baptiste au désert (1480-95)

Gérard de Saint-Jean, Saint Jean-Baptiste au désert (1480-95)

D’emblée, l’observateur est frappé par deux éléments : le paysage idyllique dans lequel se trouve Jean-Baptiste et la mélancolie du personnage.
Août

Limbourg. Les Très Riches Heures du duc de Berry (1410-1485)

Présentation des Très Riches Heures du duc de Berry (1410-1485), des frères Limbourg, avec un diaporama musical
Albrecht Dürer. L'Église Saint-Jean à Nuremberg (v. 1489)

Albrecht Dürer. L'Église Saint-Jean à Nuremberg (v. 1489)

Cette aquarelle est souvent qualifiée de premier paysage de l’histoire de l’art occidental. Le paysage servait à l’époque d’arrière-plan à une scène religieuse.
Vinci. La dame à l'hermine (1488-90)

Léonard de Vinci. La dame à l’hermine (1488-90)

La popularité de ce portrait résulte probablement de la distinction naturelle du modèle, de l’impression immédiate de raffinement délicat qu’a su capter Vinci.
Piero di Cosimo. Portrait de Simonetta Vespucci (v. 1490)

Piero di Cosimo. Portrait de Simonetta Vespucci (v. 1490)

S’agissant d’un portrait posthume, l’artiste avait évidemment la mort présente à l’esprit. Faut-il interpréter l’œuvre comme une allégorie de la mort ?
Jean Hey. Triptyque de Moulins, panneau central, détail (1500-01)

Jean Hey. Triptyque de Moulins (v. 1500)

La Vierge en gloire, choisie par Jean Hey, est une Vierge placée dans les cieux. Ce thème dissocie le ciel et la terre, le divin et l’humain.
Le Pérugin. Le Combat de l'Amour et de la Chasteté (1503)

Le Pérugin. Le Combat de l'Amour et de la Chasteté (1503)

La lutte entre amour et chasteté doit être mise en relation avec la philosophie néoplatonicienne qui séduisait les élites à cette époque en Italie.
Giovanni Bellini. Madone des prés (1505)

Giovanni Bellini. La madone des prés (v. 1505)

Cette Vierge placée dans un paysage réaliste est une allégorie du lien entre l’humain et le divin, sujet essentiel dans une société d’une profonde religiosité.
Raphaël. Madone à la prairie (1506)

Raphaël. La Madone à la prairie (1505-1506)

L’humanisation du divin se manifeste par l’évocation d’une mère promenant des enfants à la campagne. Sérénité parfaite.
Léonard de Vinci. La Scapigliata (v. 1508)

Léonard de Vinci. La Scapigliata (v. 1508)

Ce petit tableau inachevé fascine à un point tel qu’il a suscité mille controverses chez les spécialistes.
Gérard David. Le repos pendant la fuite en Egypte (v. 1510)

Gérard David. Le repos pendant la fuite en Egypte (v. 1510)

Chef-d’œuvre de l’expression de la sérénité : quiétude du lieu, visage calme de la Vierge, douceur de l’Enfant qui cueille délicatement un grain de raisin.
Raphaël. La Madone Sixtine (1512-13)

Raphaël. La Madone Sixtine (1512-13)

En remplaçant le retable classique, Raphaël bouleverse la conception du tableau d’autel. Cet élan vers les cieux inspirera par la suite de nombreux artistes.
Titien. Noli me Tangere, détail

Titien. Noli me Tangere (1514)

Titien place la scène biblique dans un paysage profond qui lui permet de déployer son art de la composition et son génie de la couleur.
Vittore Carpaccio. La fuite en Égypte (v. 1515)

Vittore Carpaccio. La fuite en Égypte (v. 1515)

Comme avant lui Giotto et Monaco, Carpaccio représente La fuite en Égypte en faisant défiler devant nous les trois personnages et l’âne.
Dosso Dossi. Les trois âges de l’homme (1518-20)

Dosso Dossi. Les trois âges de l’homme (1518-20)

L’approche picturale de Dosso Dossi est rare au début du 16e siècle. Il utilise en effet l’argument allégorique pour composer un paysage romantique.
Patinir. Le repos pendant la fuite en Egypte (v. 1520)

Joachim Patinir. Le repos pendant la fuite en Égypte (1518-1520)

Derrière la Vierge à l’Enfant du premier, le vaste panorama de l’arrière-plan suggère un voyage imaginaire, allégorie du pèlerinage spirituel de la vie.
Titien. Bacchus et Ariane (1520-23)

Titien. Bacchus et Ariane (1520-23)

Bacchus et Ariane est considérée comme majeure chez Titien car elle apparaît comme une anticipation du courant baroque qui se développera à la fin du siècle.
Albrecht Altdorfer. Paysage du Danube (v. 1520)

Albrecht Altdorfer. Paysage du Danube près de Ratisbonne (1520-1525)

Altdorfer crée ici le premier paysage connu de l’art occidental ne comportant aucun personnage et réalisé avec la technique de la peinture à l’huile.
Pontormo. Déposition (v. 1528)

Jacopo da Pontormo. Déposition (1526-28)

Voici un instantané saisissant d'un moment unique ; l'enchevêtrement des personnages paraît à la fois totalement artificiel et esthétiquement sublime.
Lorenzo Lotto. Vierge à l’enfant avec sainte Catherine et saint Thomas (1527-28)

Lorenzo Lotto. Vierge à l'Enfant avec sainte Catherine et saint Thomas (1527-28)

Le tableau se situe dans une trajectoire historique de renouvellement de la Conversation sacrée au début du 16e siècle.
Cranach l'Ancien. Les trois Grâces (1531)

Cranach l'Ancien. Les Trois Grâces (1531)

Cranach stylise les corps pour mettre en évidence la gestuelle. Cette approche conduit à une intemporalité qui séduit spontanément l’observateur du 21e siècle.
Corrège. Léda avec le cygne (1531-32)

Corrège. Léda et le cygne (1531-32)

Contournant la morale chrétienne, la mythologie antique permettait de représenter l’accouplement de Zeus métamorphosé en cygne et d’une figure féminine.
Bronzino. Allégorie avec Vénus et Cupidon (v. 1545)

Agnolo Bronzino. Allégorie avec Vénus et Cupidon (v. 1545)

Les nus à la carnation parfaite et à l'élégance maniériste se détachent sur un superbe fond bleu outremer.
Sofonisba Anguissola. La partie d’échecs (1555)

Sofonisba Anguissola. La partie d’échecs (1555)

Le thème choisi, le jeu d’échecs entre deux jeunes filles, ne manque pas d’originalité. Ce jeu était plutôt réservé aux hommes.
François Clouet. Le bain de Diane (v. 1565)

François Clouet. Le bain de Diane (v. 1565)

L’œuvre, sous couvert de mythologie, comporte une dimension politique. Les plus hauts personnages de l’époque ont été travestis en déesses, nymphes et satyres.
Caravage. Les musiciens (1597)

Caravage. Les musiciens (1597)

Cette allégorie de la musique et le parallèle avec l’amour se traduisent picturalement par une accentuation de la sensualité.
Le Greco. Vue de Tolède (1597-99)

El Greco. Vue de Tolède (1597-99)

L’aspect chaotique du paysage et le caractère menaçant du ciel d’orage accentuent l’intensité dramatique, conformément à l’influence maniériste.
Jan Brueghel de Velours et Pierre Paul Rubens. La chute de l’homme (v. 1615)

Trois scènes du mythe d’Adam et Ève (17e siècle)

Le mythe d’Adam et Ève a souvent été représenté. Trois thèmes principaux apparaissent : le paradis terrestre, la Chute par la tentation, l’exclusion du paradis.
Annibale Carracci. Domine quo vadis ? (1601-02)

Annibale Carracci. Domine quo vadis ? (1602)

Ce petit tableau préfigure les compositions religieuses des grands classiques du 17e siècle, en particulier Nicolas Poussin.
Brueghel. Nature morte avec guirlande de fleurs et coupe dorée (1618)

Jan Brueghel de Velours. Nature morte avec guirlande de fleurs et coupe (v. 1618)

Ce peintre doit son surnom à son exceptionnelle maîtrise des fondus et des dégradés. Il s’est illustré dans les natures mortes florales.
Guido Reni. Bacchus et Ariane (1619-20)

Guido Reni. Bacchus et Ariane (1619-20)

Assise sur un rocher, Ariane se morfond sur l’île de Naxos, abandonnée par Thésée. Elle ne peut se consoler de son amour perdu.
Le Dominiquin. Herminie chez les bergers (1622-25)

Le Dominiquin. Herminie chez les bergers (1622-25)

Herminie retrouve donc ici l’Arcadie chantée par les poètes antiques, cet âge d’or où les hommes vivaient dans la paix, en parfaite harmonie avec la nature.
Frans Hals. Bouffon au luth (1623-24)

Frans Hals. Le Bouffon au luth (1623-24)

Le Bouffon au luth peut être considéré comme un chef-d’œuvre de l’artiste par l’expressivité exceptionnelle du personnage et la réussite formelle.
Pierre Paul Rubens. Le Chapeau de Paille ou Suzanne Fourment (1622-25)

Pierre Paul Rubens. Le chapeau de paille (1622-25)

En faisant porter à la jeune Suzanne de 22 ans un chapeau à larges bords, l’artiste réalise un des grands chefs-d’œuvre de l’histoire du portrait.
Valentin de Boulogne. La diseuse de bonne aventure (1626-28)

Valentin de Boulogne. La diseuse de bonne aventure (1626-28)

Le thème de la diseuse de bonne aventure connaît le succès au 17e siècle. Caravage l’avait déjà traité à la fin du 16e siècle.
Nicolas Poussin. L'Empire de Flore (1631)

Nicolas Poussin. L'Empire de Flore (1631)

Le peintre utilise donc la mythologie antique pour évoquer la fugacité de la vie et son renouvellement constant dans le grand cycle de la nature.
Pieter Saenredam. Intérieur de l'église Saint-Bavon à Haarlem (1631)

Pieter Saenredam. Intérieur de l'église Saint-Bavon à Haarlem (1631)

Les tableaux sur bois de Pieter Saenredam constituent un ensemble de peinture architecturale basée sur une étude géométrique précise.
Antoine Van Dyck. Henriette Marie de France (1632)

Antoine Van Dyck. Henriette Marie de France (1632)

Portraitiste d’exception, Van Dyck est très apprécié de la famille royale. Il réalisera plusieurs portraits de la reine d’Angleterre, d’origine française.
Van Dyck. Charles Ier d'Angleterre à la chasse (1635)

Antoine Van Dyck. Charles Ier d'Angleterre à la chasse (1635)

L’originalité de ce portrait, chef-d’œuvre du peintre, réside dans la conjugaison de l’arrière-plan paysager, du thème de la chasse et du raffinement royal.
Pierre Patel. Le repos pendant la fuite en Égypte (1635)

Pierre Patel. Le repos pendant la fuite en Égypte (1635)

Ce paysage idéal présente l’originalité d’associer un épisode biblique et des ruines antiques.
Georges de La Tour. La Diseuse de bonne aventure (1633-39)

Georges de La Tour. La Diseuse de bonne aventure (1633-39)

Le chef-d’œuvre provient de la liberté que s’est accordé l’artiste par rapport à la réalité sociale. Les couleurs retiennent d’abord l’attention.
Nicolas Poussin. Les bergers d’Arcadie (1638-40)

Nicolas Poussin. Les bergers d’Arcadie (1638-40)

Ce tableau, l’un les plus célèbres de Poussin, a suscité des interprétations multiples. Les plus fantaisistes circulent encore.
Georges de La Tour. L'adoration des bergers (1644)

Georges de La Tour. L'Adoration des bergers (1645)

Si un spectateur ignorant tout de l’histoire religieuse chrétienne voyait ce tableau, il le considèrerait comme une scène de la vie paysanne.
Claude Lorrain. Le jugement de Pâris (1645-46)

Claude Lorrain. Le jugement de Pâris (1645-46)

La lumière irradie de la profondeur du tableau et enveloppe la scène mythologique. Le ciel bleu rougeoie à l’horizon, mais le soleil reste inapparent.
Gérard Dou. Jeune fille hachant des oignons (1646)

Gérard Dou. Jeune fille hachant des oignons (1646)

Ce tableau sur bois de très petites dimensions (21 × 17 cm) surprend immédiatement par le travail méticuleux de finition.
Eustache Le Sueur. Caligula déposant les cendres de sa mère et de son frère dans le tombeau de ses ancêtres (v. 1647)

Eustache Le Sueur. Caligula déposant les cendres (v. 1647)

Le classicisme français utilisait volontiers les thèmes issus de la littérature de l’Antiquité romaine pour produire des œuvres édifiantes sur le plan moral
Zurbarán. Nature morte avec cruches (v. 1650)

Francisco de Zurbarán. Nature morte avec cruches (v. 1650)

Par le regard de l’artiste les objets les plus banals deviennent les témoins de notre humanité.
Murillo. Le jeune mendiant (1645-50)

Bartolomé Estéban Murillo. Le jeune mendiant (1645-50)

Pour sa première toile concernant l’enfance, Murillo choisit un enfant pauvre, assis dans l’angle d’un intérieur dépouillé.
Philippe de Champaigne. La fuite en Égypte (1650-1660)

Philippe de Champaigne. La fuite en Égypte (1650-1660)

Philippe de Champaigne, grand peintre du classicisme français, conjugue brillamment retenue expressive et couleurs vives.
Nicolas Poussin. Paysage par temps calme (1651)

Nicolas Poussin. Paysage par temps calme (1651)

Un tableau de ce type est un univers en lui-même. Il ne renvoie pas à la réalité perceptible mais cherche à nous emmener dans une fiction.
Pierre Mignard. La Vierge à la grappe (1655-57)

Pierre Mignard. La Vierge à la grappe (1655-57)

Pierre Mignard, l’un des grands artistes du classicisme français, connut le succès en Italie avec ses Vierges à l’Enfant, qui furent qualifiées de Mignardes.
Laurent de la Hyre. Noli me tangere ou L'Apparition du Christ à sainte Madeleine (1656)

Laurent de la Hyre. Noli me tangere (1656)

D’emblée, deux caractéristiques frappent l’observateur : les couleurs complémentaires (bleu et orange) et la position des personnages.
Sébastien Bourdon. Moïse sauvé des eaux (1655-60)

Sébastien Bourdon. Moïse sauvé des eaux (1655-60)

Bourdon accentue la géométrisation par des blocs de pierres et des éléments architecturaux. Les nuages eux-mêmes se découpent en lignes brisées sur le ciel.
Vermeer. La Laitière (1660)

Vermeer, La laitière (v. 1660)

Lorsque Johannes Vermeer peint La laitière, vers 1660, il est encore un jeune peintre de 28 ans dont l’essentiel de l’œuvre reste à venir.
Vermeer. Vue de Delft (1660-61)

Vermeer, Vue de Delft (1661)

Ce paysage urbain célébrissime à la suite de l'appréciation élogieuse de Marcel Proust (« le plus beau tableau du monde »), idéalise la ville natale du peintre.
Rembrandt. Les syndics de la guilde des drapiers (1662)

Rembrandt. Les syndics de la guilde des drapiers (1662)

Le portrait de groupe est un aspect important de l’œuvre de Rembrandt. Il s’agit de toiles de grandes dimensions commandées par des organisations prestigieuses.
Nicolas Poussin. L’Été ou Ruth et Booz (1660-64)

Nicolas Poussin. Les Saisons (1660-64)

Le cycle des saisons, quatre toiles pour quatre saisons, est l'occasion pour Poussin de créer les plus beaux paysages classiques.
Elisabetta Sirani. Moïse sauvé des eaux (1660-65)

Elisabetta Sirani. Moïse sauvé des eaux (1660-65)

Les contemporains sont unanimes : Elisabetta Sirani était une virtuose de l’art de peindre, qu’elle avait appris dans l’atelier paternel.
Sébastien Bourdon. Paysage classique (17e siècle)

Sébastien Bourdon. Paysage classique (17e siècle)

L’artiste utilise un modèle en plans horizontaux formant un paysage idéal et presque théorique par sa structure géométrique.
Gabriel Metsu. Femme lisant une lettre (1662-65)

Gabriel Metsu. Femme lisant une lettre (1662-65)

Les relations épistolaires constituent un sujet traité avec une délicatesse particulière par les peintres hollandais du siècle d’or.
Van Ruisdael. Champs de blé (1670)

Jacob van Ruisdael. Champs de blé (v. 1670)

Jacob van Ruisdael compose soigneusement ses paysages qui s’inspirent fortement de la réalité mais ne cherchent pas à en être une représentation fidèle.
Jacob Van Ruisdael. Vue de Haarlem avec herberies (1670-75)

Jacob Van Ruisdael. Vue de Haarlem avec herberies (1670-75)

On appelait herberie les herbages où les tissus étaient exposés au soleil pour blanchir. Ce travail de blanchiment des étoffes est minutieusement représenté.
Lorrain. Paysage avec Enée à Délos (1672)

Claude Lorrain. Paysage avec Énée à Délos (1672)

Le sens de l’espace, la maîtrise de la lumière, l’équilibre très réfléchi de la composition font de ce tableau l’un des chefs-d’œuvre du classicisme français.
Pieter de Hooch. Réception musicale dans une cour (1777)

Pieter de Hooch. Réception musicale dans une cour (1677)

Plaisir de la conversation, distinction naturelle, omniprésence des arts donnent à la composition une esthétique italianisante dans un cadre néerlandais.
Charles Le Brun. L'adoration des bergers (1689)

Charles Le Brun. L’Adoration des bergers (1689)

Destinée à Louis XIV, cette Adoration des bergers ne pouvait qu’être ambitieuse par la taille et la complexité de la composition.
Meindert Hobbema. L'Allée de Middelharnis (1689)

Meindert Hobbema. L'Allée de Middelharnis (1689)

C’est en observant une allée au sud du village de Middelharnis que le peintre a décidé de saisir cette vue unique qui fait encore sa célébrité aujourd’hui.
Hyacinthe Rigaud. La famille Léonard (1692)

Hyacinthe Rigaud. La famille Léonard (1692)

Le célèbre portraitiste de la cour de France peignait la bourgeoisie dans sa jeunesse. Le magnifique portrait de la famille Léonard en offre un exemple.
Watteau. La Danse ou Iris, 1716-17

Antoine Watteau. La danse ou Iris (1716-17)

L’image apparaît irréelle : un groupe d’enfants tristes, somptueusement habillés, jouent de la musique et dansent au milieu des champs.
Antoine Watteau. Pierrot (1718-19)

Antoine Watteau. Pierrot, dit autrefois "Gilles" (1718-19)

Portrait en pied d’un comédien mais aussi : le temps suspendu, la mélancolie, la condition tragique de l’homme se cachant parfois sous la comédie.
Rosalba Carriera. Jeune fille tenant une couronne de laurier, nymphe de la suite d’Apollon (1720)

Rosalba Carriera. Jeune fille tenant une couronne de laurier (1720)

Cette pastelliste vénitienne joua un rôle décisif dans la promotion de cette technique, auparavant utilisée pour un dessin préalable au tableau à l’huile.
Jan van Huysum. Nature morte aux fruits (v. 1724)

Jan van Huysum. Deux natures mortes (1724)

Van Huysum, « le phénix de tous les peintres de fleurs », fait partie de ces peintres nordiques qui travaillent minutieusement chaque détail de la composition.
Canaletto. L’entrée du Grand Canal, Venise (v. 1730)

Canaletto. L’entrée du Grand Canal, Venise (v. 1730)

Canaletto a su combiner, pour la première fois dans l’histoire de l’art, l’ambition du paysage idéal et le réalisme de la représentation de la ville.
Jean-Marc Nattier. Portrait de Madame Geoffrin (1738)

Jean-Marc Nattier. Portrait de Madame Geoffrin (1738)

Le portrait solennel laisse place avec Nattier à l’intimité et à la douceur : frivolité marquée par une pose très étudiée, parfois même des déguisements.
Boucher. Le Déjeuner, 1739

François Boucher. Le déjeuner (1739)

Boucher, surtout connu pour ses tableaux mythologiques et religieux et ses portraits, a fait dans sa jeunesse des incursions dans la scène de genre.
Jean Siméon Chardin. Le Bénédicité (1744). Ermitage.

Jean Siméon Chardin. Le Bénédicité (1740)

Chardin a l’habileté de choisir des enfants, éliminant ainsi l’aspect solennel d’une prière collective. Les enfants récitant une prière sont toujours émouvants.
François Boucher. Diane sortant du bain (1742)

François Boucher. Diane sortant du bain (1742)

Le petit format du tableau résulte de sa destination : les appartements privés du commanditaire. Mais il s’agit d’un chef-d’œuvre du style rococo.
Marianne Loir. Portrait de la marquise du Châtelet (v. 1745)

Marie-Anne Loir. Portrait de la marquise du Châtelet (v. 1745)

Gabrielle Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet, est un personnage hors du commun. On la considèrerait aujourd’hui comme une surdouée.
Francesco Zuccarelli. L'enlèvement d'Europe (1740-50)

Francesco Zuccarelli. L'enlèvement d'Europe (1740-50)

Ce chef-d’œuvre de Zuccarelli conjugue le paysage arcadien et une interprétation légère d’une scène mythologique.
Jean-Étienne Liotard. La liseuse (1746)

Jean-Étienne Liotard. La liseuse (1746)

La grande originalité du peintre genevois est là : conjuguer le dépouillement de la composition et la minutie de la représentation.
Chardin. La serinette (1751)

Jean-Siméon Chardin. La serinette (1751)

L’ambiance vermeerienne se dégageant du tableau a été soulignée car le cas est unique chez Chardin. A comparer avec Dame écrivant une lettre de Vermeer.
François Boucher. L’Odalisque blonde ou Jeune fille allongée (1752)

François Boucher. L’Odalisque blonde (1751-52)

Le tableau représente Marie-Louise O’Murphy à l’âge de quatorze ans. Elle devient par un enchaînement de circonstances la “petite maîtresse” du roi Louis XV.
Maurice Quentin de la Tour. Jean-Jacques Rousseau, citoyen de Genève (1753)

Maurice Quentin de la Tour. Portrait de Jean-Jacques Rousseau (1753)

Le visage paisible et le regard doux correspondent bien à l’image du penseur idéaliste et rêveur qui vient d’être reconnu par l’intelligentsia.
Maurice Quentin de la Tour. Portrait de Marie Fel (1752-53)

Maurice Quentin de la Tour. Portrait de Marie Fel (1752-53)

Marie Fel semble signifier à l’observateur du portrait qu’un trait d’esprit se cache quelque part. L’intention du peintre et de son modèle était bien celle-là.
Quentin de la Tour. Portrait de la marquise de Pompadour (1752-55)

Maurice Quentin de la Tour. Portrait de la marquise de Pompadour (1752-55)

Un tableau au pastel de cette dimension constitue une prouesse. La commande a été passée entre 1748 et 1751 et le portrait ne sera achevé qu’en 1755.
Boucher. Portrait de la Marquise de Pompadour (1756)

François Boucher. Portrait de la marquise de Pompadour (1756)

François Boucher avait vu le portrait de Quentin de la Tour puisqu’il peint le sien en 1756. Le chef-d’œuvre de Quentin de la Tour inspira Boucher.
Joseph Vernet. Le Port d'Antibes en Provence, vu du côté de la terre (1756)

Joseph Vernet. Le Port d'Antibes (1756)

Dans ses compositions paysagères, Vernet accorde toujours une place considérable au ciel, mais cette caractéristique atteint ici son paroxysme.
Jean-Étienne Liotard. Louise d’Epinay (v. 1759)

Jean-Étienne Liotard. Portrait de Louise d’Epinay (v. 1759)

Ce portrait rompt avec la représentation traditionnelle des femmes. La femme n'est plus seulement une épouse. Elle pense et se cultive.
Étienne Jeaurat. Les Écosseuses de pois de la Halle (1759-65)

Étienne Jeaurat. Les Écosseuses de pois de la Halle (1759-65)

Jeaurat s’inspire de la vie quotidienne de ses contemporains pour peindre des scènes de genre qui rencontrent le succès.
Jean-Baptiste Perronneau. Portrait de Jacques Cazotte (1760-65)

Jean-Baptiste Perronneau. Portrait de Jacques Cazotte (1760-65)

Jean-Baptiste Perronneau ne fut pas le portraitiste de la cour et de la haute aristocratie mais celui de la bourgeoisie et de la noblesse de robe.
Jean-Siméon Chardin. Le gobelet d'argent (v. 1768)

Jean-Siméon Chardin. Le gobelet d'argent (v. 1768)

Chardin représente la permanence de la beauté des objets à travers le temps. Un simple gobelet d’argent va traverser le temps par la représentation artistique.
Fragonard. La Liseuse, 1770-72

Jean-Honoré Fragonard, Berthe Morisot et la lecture

Ce thème est utilisé depuis des siècles car il permet de saisir le moment unique où intelligence et sensibilité se concentrent sur la lecture.
Fragonard. La Lettre d'Amour, 1770

Jean-Honoré Fragonard. La lettre d’amour (v. 1770)

Avec “La lettre d’amour” Fragonard nous fait pénétrer dans les secrets d’une jeune femme assise à son secrétaire et rédigeant sa correspondance.
Jean-Honoré Fragonard. La Rencontre (1771-72)

Jean-Honoré Fragonard. Les progrès de l’amour (1771-72)

Ces quatre grands tableaux peints pour Jeanne du Barry constituent le dernier grand cycle de la peinture rococo cherchant à représenter le rêve de frivolité.
Joseph Vernet. Soir d’été, paysage d’Italie (1773)

Joseph Vernet. Soir d’été, paysage d’Italie (1773)

“Soir d’été” constitue à la fin du siècle des Lumières un témoignage de la pérennité du paysage idéal dont l’unique ambition est de poétiser notre monde.
Jean-Honoré Fragonard. La balançoire (1775-80)

Jean-Honoré Fragonard. La balançoire (1775-80)

“La balançoire” est un des tableaux de Fragonard où le paysage représente un élément particulièrement important. Il s’agit cependant d’une fête galante.
Greuze. Le Chapeau blanc (1780)

Jean-Baptiste Greuze. Le Chapeau blanc (1780)

“Le Chapeau blanc” se rattache au portrait de style rococo. Avec plus de légèreté, l’individu supplante la famille, la fonction, le rang.
Elisabeth Vigée Le Brun. Madame du Barry (1781)

Elisabeth Vigée Le Brun. Deux portraits de Jeanne du Barry (1781-82)

Voici, avec le brio de Vigée Le Brun, une Jeanne du Barry en tenue de la vie quotidienne et une comtesse du Barry en tenue d’apparat.
Elisabeth Vigée Le Brun. Autoportrait au Chapeau de Paille (1782)

Élisabeth Vigée Le Brun. Autoportrait au Chapeau de Paille (1782)

S’inspirant de Rubens (Le chapeau de paille), la jeune artiste utilise le même accessoire pour obtenir le même effet d’ombre légère sur le visage.
Jean-Étienne Liotard. Service à thé (1781-83)

Jean-Étienne Liotard. Service à thé (1781-83)

Cette nature morte présente une singularité immédiatement perceptible : le désordre. Le thé a été consommé et tasses, tartines, etc. ont été laissés sur place.
Angelica Kauffmann. Ferdinand IV de Naples et sa famille (1783)

Angelica Kauffmann. Ferdinand IV de Naples et sa famille (1783)

C’est par l’art du portrait qu’Angelica Kauffmann conquiert une réputation internationale. Elle peint toute l’aristocratie européenne.
Hubert Robert. Le Pont du Gard (1787)

Hubert Robert. Le pont du Gard (1787)

Hubert Robert n’a pas choisi l’optimisme. Un souffle tragique parcourt la composition, nous rappelant que le monument est le témoin d’un empire disparu.
Élisabeth Vigée Le Brun. Le prince Henryk Lubomirski en Amour de la gloire (1787-88)

Élisabeth Vigée Le Brun. Le prince Henryk Lubomirski en Amour de la gloire (1787-88)

En jouant avec le physique androgyne du jeune prince, Vigée Le Brun s’inspire de nombreux maniéristes du 16e siècle qui utilisaient ce modèle masculin.
Elisabeth Vigée Le Brun. Madame Vigée Le Brun et sa fille Julie (1786)

Elisabeth Vigée Le Brun. Madame Vigée Le Brun et sa fille Julie (1786-89)

Les deux autoportraits d’Elisabeth Vigée Le Brun avec sa fille constituent donc des manifestations artistiques novatrices du rapport mère-enfant.
Marie-Victoire Lemoine. L’atelier d’une femme peintre (1789)

Marie-Victoire Lemoine. L’atelier d’une femme peintre (1789)

L’artiste se représente comme une femme du 18e siècle ayant choisi l’indépendance économique par son travail d’artiste, situation rarissime à cette époque.
Jean-Joseph-Xavier Bidauld. Grenoble (v. 1790)

Jean-Joseph-Xavier Bidauld. Deux paysages néoclassiques : Cava et Grenoble (1785-90)

Au début du 21e siècle, ces petits paysages néoclassiques possèdent tout le charme des pays lointains, tels que les rêvent les enfants et les poètes.
Jacques-Louis David. Portrait d’Émilie Sériziat et son fils (1795)

Jacques-Louis David. Portraits des Sériziat (1795)

Avec ces deux portraits, David semble témoigner avec sincérité de sa reconnaissance aux Sériziat qui l’avaient accueilli dans un moment de détresse.
Jacques-Louis David. Madame Récamier (1800)

Jacques-Louis David. Madame Récamier (1800)

David veut renouveler l’art du portrait pour l’adapter aux impératifs néoclassiques. Il choisit donc de conjuguer féminité et rigorisme esthétique.
Marguerite Gérard. La mauvaise nouvelle (1804)

Marguerite Gérard. La mauvaise nouvelle (1804)

L’artiste s’inspire des peintres néerlandais de scènes de genre qui représentaient avec réalisme la vie quotidienne en l’idéalisant esthétiquement.
Pierre-Henri de Valenciennes. Paysage classique avec figures buvant à la fontaine (1806)

Pierre-Henri de Valenciennes. Paysage classique avec figures buvant à la fontaine (1806)

Si ce splendide panorama respire le calme et l’harmonie, c’est qu’il n’a rien de réel. L’ambition classique consiste à magnifier la nature.
Jean-Joseph-Xavier Bidauld. Le parc à Mortefontaine (1806)

Jean-Joseph-Xavier Bidauld. Le parc à Mortefontaine (1806)

Le tableau de Bidauld représente un exemple particulièrement intéressant du néoclassicisme déjà influencé par le romantisme.
Ingres. Napoléon sur le trône impérial (1806)

Ingres. Napoléon Ier sur le trône impérial (1806)

Ce portrait permet de prendre conscience que l’hubris des puissants. Napoléon reste pour l’éternité le général cherchant à imiter les rois.
Ingres. La Grande Odalisque, 1814

Ingres. La Grande Odalisque (1814)

Ingres s’inspire visiblement de “Madame Récamier”, œuvre de son maître David, mais la transforme en nu orientalisant.
J.M.W. Turner. Le Grand Canal, Venise (1835)

William Turner. Le Grand Canal, Venise (1835)

Le romantisme ne cherche pas à refléter le réel. Le peintre a toute liberté pour modifier le paysage. La poésie prime sur la fidélité de la représentation.
Thomas Couture. Romains de la décadence (1847)

Thomas Couture. Romains de la décadence (1847)

Dans un cadre architectural antique, le peintre représente une scène de banquet dérivant vers l’orgie.
Ingres. Princesse Albert de Broglie (1853)

Ingres. La princesse de Broglie (1853)

Ce portrait présente tout le charme de l’académisme du 19e siècle : dessin très soigné, touche parfaitement lissée, remarquable maîtrise technique.
Jean francois millet les glaneuses 1857

Millet. Des glaneuses (1857)

Ce tableau mondialement connu, devenu emblématique du réalisme du 19e siècle, avait été exposé pour la première fois au salon de 1857. L’accueil fut contrasté.
Jean-Baptiste-Camille Corot. Matin près de Beauvais (v. 1860)

Jean-Baptiste-Camille Corot. Matin près de Beauvais (v. 1860)

Corot a quitté l’ambition réaliste des peintres de Barbizon. Il ne restitue pas le réel mais s’évade dans le rêve et poétise la nature.
Jean-Baptiste Corot. Souvenir de Mortefontaine (1864)

Camille Corot. Souvenir de Mortefontaine (1864)

L’image baigne dans une ambiance vaporeuse, comme si un filtre séparait l’observateur de la toile. Cet élément est essentiel pour traduire le souvenir.
Eugène Boudin. Sur la plage, coucher de soleil (1865)

Eugène Boudin. Sur la plage, coucher de soleil (1865)

Boudin est un spécialiste des ciels ennuagés au-dessus de la mer, admirés par Corot, qui surnommera le peintre normand “le roi des ciels”.
Claude Monet. Femmes au jardin (1866)

Claude Monet. Femmes au jardin (1866)

Avec ce tableau, l’ambition de Claude Monet est déjà impressionniste, même si le mot lui-même n’apparaît qu’avec “Impression soleil levant” en 1872.
Frédéric Bazille. Réunion de famille (1867)

Frédéric Bazille. Réunion de famille (1867)

Ce portrait de groupe représente la famille du peintre sur la terrasse de la résidence familiale de Méric, près de Montpellier.
Gustave Caillebotte. Portraits à la campagne (1876)

Gustave Caillebotte. Portraits à la campagne (1876)

Dans le parc de la propriété familiale de Yerres, quatre femmes profitent d’un bel après-midi d’été à l’ombre des orangers.
Seurat. Un dimanche après-midi sur l'île de la Grande Jatte (1884-86)

Georges Seurat. Un dimanche après-midi sur l'île de la Grande Jatte (1884-86)

Une œuvre pointilliste de cette dimension est une prouesse car la technique utilisée exige une extrême minutie.
Auguste Renoir. Les Grandes Baigneuses (1884-87)

Auguste Renoir. Les Grandes Baigneuses (1884-87)

Ce chef-d’œuvre n’ayant pas eu de descendance, il représente un moment unique où l’artiste élabore un nouveau concept puis l’abandonne.
Van Gogh.Terrasse de café le soir (1888)

Van Gogh, Terrasse de café le soir (1888)

Une place d’Arles la nuit interprétée comme un assemblage de couleurs vives. Le regard singulier et poétique sur le monde d’un grand artiste.
Van Gogh. Les iris, 1889

Vincent Van Gogh. Les iris (1889)

La composition saisit l’observateur par sa puissance évocatrice et son chromatisme radical. Il s’agit de l’enchevêtrement caractéristique d’un massif d’iris.
Julien Dupré. La vache blanche (v. 1890)

Julien Dupré. La vache blanche (v. 1890)

La peinture de Dupré présente une réalité contemporaine dominante, la société paysanne, mais avec un style imprégné des évolutions récentes de l’art de peindre.
Paul Gauguin. Fatata te Miti (1892)

Paul Gauguin. Fatata te Miti (1892)

Ce tableau, réalisé peu après l’arrivée de Gauguin à Tahiti, traduit visuellement l’imaginaire occidental de l’époque sur la Polynésie.
Alfred Sisley. Le pont de Moret (1893)

Alfred Sisley. Le pont de Moret (1893)

La poésie de Sisley se situe dans le rapport entre la nature et l’art. Il aime les lieux qu’il représente et veut transmettre la perception qui est la sienne.
Charles Filiger. Le jugement dernier (1892-94)

Charles Filiger. Le Jugement dernier (1892-94)

Charles Filiger est un de ces artistes maudits ne parvenant pas à être reconnus de leur vivant. Il fut redécouvert après la seconde guerre mondiale.
Mary Cassatt. La promenade en barque (1893-94)

Mary Cassatt. La promenade en barque (1893-94)

Mary Cassatt s’intéresse à l’effort du rameur, à l’inquiétude de la promeneuse, deux personnages qui constituent les éléments essentiels du tableau.
William Bouguereau. La vague (1896)

William Bouguereau. La vague (1896)

Aujourd’hui “La vague” pourrait presque passer pour un tableau hyperréaliste. Pourtant, la peinture de Bouguereau était vilipendée par la critique.
Giovanni Segantini. La vie (1896-99)

Giovanni Segantini. Triptyque des Alpes (1896-99)

L’artiste cherche dans les vastes paysages alpins une symbolique spirituelle autour des thèmes du devenir, de l’être et de la disparition.
John Singer Sargent. Mme Fiske Warren (Gretchen Osgood) et sa fille Rachel (1903)

John Singer Sargent. Mme Fiske Warren (Gretchen Osgood) et sa fille Rachel (1903)

Peintre prolifique, extrêmement doué, John Singer Sargent était au début du 20e siècle le portraitiste de la haute société anglaise et américaine.
Henri Rousseau. La charmeuse de serpents (1907)

Rousseau. La charmeuse de serpents (1907)

Les tableaux de Rousseau nous touchent avec la même spontanéité que des dessins d’enfants. La sensibilité suffit.
Pablo Picasso. Les Demoiselles d’Avignon (1907)

Pablo Picasso. Les Demoiselles d’Avignon (1907)

Dans la lignée des mouvements artistiques qui se succèdent depuis l’impressionnisme, Picasso poursuit la déconstruction de l’académisme. Il a beaucoup hésité.
Joaquín Sorolla. Promenade au bord de la mer (1909)

Joaquín Sorolla. Promenade au bord de la mer (1909)

Sorolla saisit la lumière des plages méditerranéennes dans des tableaux d’inspiration impressionniste qui feront son succès international au début du 20e siècle
Giorgio de Chirico. Chant d’amour (1914)

Giorgio de Chirico. Chant d’amour (1914)

Les tableaux du peintre italien Giorgio de Chirico, proches du surréalisme, peuvent aussi s’interpréter comme des allégories de la condition humaine.
Henri Lebasque. Le goûter sur la terrasse à Sainte-Maxime (1914)

Henri Lebasque. Le goûter sur la terrasse à Sainte-Maxime (1914)

La réinterprétation du thème du locus amoenus, lieu idyllique chanté par les poètes de l’Antiquité, se caractérise par son insertion dans la réalité quotidienne
Henri Le Sidaner. Le jardin blanc au crépuscule (1924)

Henri Le Sidaner. Le jardin blanc au crépuscule (1924)

Le postimpressionniste sentimental de Le Sidaner conjugue ainsi avec bonheur l’aspect formel de l’impressionnisme et la dimension spirituelle du symbolisme.
Tamara de Lempicka. L’esclave ou Andromède (1929)

Tamara de Lempicka. L’esclave ou Andromède (1929)

“L’esclave” est une représentation du statut traditionnel de la femme. Les chaînes symbolisent la domination masculine, la captation du pouvoir par les hommes.
Pierre Bonnard. Le Cannet (v. 1930)

Pierre Bonnard. Le Cannet (v. 1930)

Peintre de l’intimité et génie de la couleur, Pierre Bonnard est aussi un paysagiste.
Grant Wood. American Gothic (1930)

Grant Wood. American Gothic (1930)

Le réalisme pictural inspiré de la Renaissance flamande se conjugue ici avec et les angoisses nées de la crise économique de 1929.
Salvador Dali. Prémonition de la guerre civile (1936)

Salvador Dali. Prémonition de la guerre civile (1936)

Comme tous les surréalistes, Salvador Dali a subi l’influence de l’approche freudienne de la personnalité humaine, basée sur le concept d’inconscient.
Edward Hopper. Summertime (1943)

Edward Hopper. Summertime (1943)

Une femme solitaire sur un arrière-plan de bâtiment massif et austère peut susciter toutes sortes d’interprétations.
Andrew Wyeth. Le monde de Christina (1948)

Andrew Wyeth. Le monde de Christina (1948)

Christina rampant vers la maison qu’elle veut atteindre symbolise l’aventure humaine, l’homme qui cherche douloureusement un peu de quiétude.
André Brasilier. Les roses de septembre (1979)

André Brasilier. Les roses de septembre (1979)

André Brasilier concilie tradition et modernité dans le monde en constante évolution qui est le nôtre. Sa peinture a rencontré un large public international.