Classicisme français

 

0. Panorama 17e siècle
1. La peinture baroque
2. L'âge d'or de la peinture hollandaise
3. Le classicisme français

 

3. Le classicisme français

 

Lorrain. Le jugement de Pâris (1645-46)Claude Lorrain. Le jugement de Pâris (1645-46)

La peinture française du 17e siècle cherche à se distinguer du baroque. Le vocable classicisme renvoie à la grande référence emblématique de l’époque : l’antiquité classique. L’orientation générale relève donc de la pondération, de l’équilibre, de l’apaisement, par opposition à l’accentuation parfois exacerbée du mouvement et du contraste ombre-lumière caractéristiques du baroque. Ce classicisme concerne également le théâtre (Corneille, Racine) et l’architecture (Versailles). Il culmine avec l’apogée du règne du Louis XIV, de 1660 à 1685, et on  peut considérer qu’il représente l’image culturelle de la France du 17e siècle, nation la plus puissante d’Europe à cette époque. La puissance politique de la monarchie absolue de Louis XIV, son influence internationale, devaient aussi se traduire par une expression artistique singulière. Dans le domaine pictural, l’Académie royale de peinture et de sculpture, fondée en 1648, sera l’outil institutionnel permettant d’imposer le « grand goût » sous l’influence de son directeur Charles Le Brun (1619-1690), premier peintre de la cour de Louis XIV. Cet académisme restera le goût dominant de l’aristocratie et de la bourgeoisie françaises, principaux commanditaires, jusqu’à la fin du 19e siècle.

L’initiateur du classicisme est le peintre italien Annibal Carrache (1560-1609) qui s’inspire de la Haute Renaissance italienne (Michel-Ange, Raphaël) et refuse le caractère radical de la rupture baroque de Caravage. Pour Carrache et pour les peintres classiques français, l’art antique reflète la perfection artistique car il vise à rendre la nature plus belle qu’elle n’est. Cette idéalisation s’oppose donc clairement au réalisme baroque. A côté des habituelles scènes historiques et religieuses, le classicisme accorde une place importante au portrait et surtout au paysage. Techniquement, les peintres classiques privilégient le dessin par rapport à la couleur : les contours sont donc nettement représentés, les formes doivent être apparentes, les contrastes violents sont proscrits et la touche doit être lissée.

 

Pour une étude complète, cliquer sur le nom du peintre

Nicolas Poussin (1594-1665)

Le nom de Nicolas Poussin est dans l’histoire de l’art synonyme de classicisme. Et il est vrai qu’il donna le goût de l’antiquité à toute une génération de peintres.

Claude Lorrain (1600-1682)

Claude Lorrain est considéré comme le représentant le plus éminent du paysage classique. Généralement ses paysages servent de cadre à une scène biblique, mythologique ou historique, mais les personnages ne tiennent pas une place importante ; ils représentent l’anecdote du tableau.

Georges de La Tour (1593-1652)

Il existe peu de peintres capables d’exercer une telle fascination sur le spectateur. Est-ce l’extrême dépouillement des scènes qu’on a parfois qualifiées de stoïciennes, est-ce la dimension spirituelle, de toute évidence omniprésente, ou encore l’impression de sérénité qui se dégage de chaque tableau ?

Charles Le Brun (1619-1690)

Charles Le Brun, grand peintre, grand décorateur, a mis tout son talent et son énorme capacité de travail au service de la monarchie absolue. Premier peintre du roi pendant la période la plus prospère et la plus glorieuse du règne de Louis XIV, il fut chargé de magnifier par l’art la splendeur et la puissance du souverain.

Hyacinthe Rigaud (1659-1743)

Hyacinthe Rigaud fut le peintre qui donna au portrait ses lettres de noblesse, à telle enseigne qu’on l’appela le Van Dyck français.

Ajouter un commentaire