Haute Renaissance

 
 
0. Panorama 15-16e siècles
1. La peinture flamande au 15e siècle
2. La Première Renaissance en Italie (15e siècle)
3. La peinture française aux 15e et 16e siècles
4. La Haute Renaissance en Italie (fin 15e siècle et 16e siècle)
5. La Renaissance en Europe du Nord
6. Le maniérisme

 

 4. La Haute Renaissance en Italie (fin 15e siècle et 16e siècle)

 

Raphaël. Madone de la prairie (1506)Raphaël. Madone de la prairie (1506)

 

Le terme traditionnel de Haute Renaissance n'implique pas une rupture avec la Première Renaissance. Le Pérugin, par exemple, est classé dans la Première Renaissance par certains historiens et dans la Haute Renaissance par d'autres. Il s'agit donc d'une continuation : redécouverte et idéalisation de l'art antique, tendance au réalisme par rapport à l'art du Moyen Âge. L'anatomie du corps humain est étudiée très précisément par Léonard de Vinci sous forme de dessins ou d'esquisses. Vinci est aussi un ingénieur qui construit diverses machines. Par rapport au Moyen Âge, imprégné de religiosité naïve, la Renaissance apparaît ainsi comme une époque où l'homme est au centre des préoccupations. Cet humanisme trouve son apogée avec l'apparition à la fin du 15e siècle de personnalités totalement hors du commun dans le domaine de l'art. Les six artistes retenus ci-dessous pour la peinture de la Haute Renaissance font l'unanimité. Si l'art de la Première Renaissance a pu être négligé dans les deux ou trois siècles suivants, celui de Haute Renaissance a constitué la référence absolue. Il y a un avant et un après : c'est ainsi que les peintres antérieurs à Raphaël ont pu être qualifiés de "primitifs". C'est ainsi également que, lorsqu'à la fin du 19e siècle, certains peintres chercheront à retrouver le charme spontané et naïf de la peinture antérieure à la Renaissance, ils se qualifieront de préraphaélites.

L'épicentre de la Haute Renaissance n'est pas Florence, mais Rome. L'histoire politique explique cette évolution. La stabilité politique n'est plus assurée à Florence où la famille des Médicis perd de l'influence. A Rome, la papauté, qui avait été affaiblie par l'épisode des papes d'Avignon (1309-1418), a retrouvé au cours du 15e siècle sa puissance et son influence intellectuelle. Capitale de la chrétienté et héritière du riche patrimoine artistique de la Rome antique, la Ville Éternelle bénéficiait d'atouts considérables pour attirer les artistes italiens et même ceux de l'Europe entière.

 

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Léonard de Vinci (1452-1519)

L'art et la science se partagent l'esprit de cet homme aux dons hors du commun. Il représente pour nous aujourd'hui l'un des rares modèles de l'esprit universel, curieux de tout, doué pour tout, car l'époque permettait encore à un être exceptionnel de se confronter à tous les savoirs.

Michel-Ange (1475-1564)

A propos de Michel-Ange, voici ce qu'écrivait Giorgio Vasari au 16e siècle : " Le divin Créateur... résolut de nous envoyer un génie universel, capable d'embrasser à la fois et de pousser à toutes leur perfection les arts de la peinture, de la sculpture et de l'architecture. "

Raphaël (1483-1520)

La dimension mythique de Raphaël prend naissance de son vivant. Il n'est pas considéré comme un humain ordinaire par ses contemporains mais comme un être spécifique, intermédiaire entre l'humain et le divin.

Giorgione (1477-1510)

Giorgione est un poète et un musicien amoureux de la nature. Il cherche à illustrer le rapport mystérieux et tellement poétique qui unit l'homme à la nature.

Titien (1488/90-1576)

L'œuvre de Titien marque de son empreinte les trois premiers quarts du 16e siècle. La tradition vénitienne, attachée à la couleur, trouve en lui à la fois un point d'aboutissement et une ouverture vers le baroque qui s'épanouira au 17e siècle.

Corrège (v. 1489-1534)

En étant ni tout à fait maniériste, ni encore baroque, mais plus vraiment classique, la peinture de Corrège représente un moment unique où couleur et mouvement se fondent avec une élégance singulière et une poésie sans égale.

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