Le néo-classicisme

 

 

0. Panorama du 18e siècle 
1. Le rococo (≈ 1700-1785)
2. Le portrait (≈ 1700-1820)
3. Les inclassables
4. Les artistes du Grand Tour (≈ 1700-1820)
5. Le néo-classicisme (≈ 1760-1830)

 

5. Le néo-classicisme (≈ 1760-1830)

 

David. Madame Récamier (1800)

David. Madame Récamier (1800)

 

Le néo-classicisme provient du regain d’intérêt pour l’Antiquité qui prend naissance avec des découvertes archéologiques importantes faites à Pompéi, Herculanum et Paestum vers le milieu du 18e siècle. Le retour à l’antique était une tendance présente dès le début du siècle en Allemagne et en Angleterre mais la France avait fait preuve d’originalité en choisissant le rococo. Elle sera rattrapée par le goût de l’antiquité à partir de 1760 environ. C’est l’architecture qui sera d’abord influencée par la Rome antique, en particulier en Angleterre puis en France.

Le néo-classicisme est également une réaction contre le rococo de la part des philosophes des Lumières : le relâchement moral, l’hédonisme et la frivolité doivent laisser place à la rigueur et à l’élévation d’esprit. Plus de fêtes galantes ni de déesses dénudées ! Les figures héroïques et la rigueur morale de la République romaine correspondent mieux aux aspirations des révolutionnaires français. David représente bien cette tendance. Bien entendu, de telles professions de foi ne rencontrent qu’assez brièvement la faveur des commanditaires des œuvres d’art et le néo-classicisme évoluera à partir du règne de Napoléon vers moins de sévérité. Ingres, l’élève de David, illustre cette évolution de la rigueur à la souplesse, de la ligne droite à la ligne courbe : à la fin de sa longue vie, il se laissera tenter par l’orientalisme.

La peinture de paysage acquiert ses lettres de noblesse avec le néo-classicisme. Elle devient un genre estimé dès le début du 19e siècle, sans pour autant supplanter le goût pour la peinture d’histoire. Le paysage néo-classique prélude aux grandes évolutions du 19e siècle : réalisme et impressionnisme.

 

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Richard Wilson (1714-1782)

Richard Wilson a profondément marqué l’art du paysage en Angleterre. Il se situe dans la lignée des grands peintres classiques français du 17e siècle, et en particulier de Claude Lorrain, auquel il emprunte la rigueur formelle et la maîtrise des effets de lumière, en particulier le contre-jour. 

Raphaël Mengs (1728-1779)

Influencé par l’archéologue et fondateur de l’histoire de l’art Johann Joachim Winckelmann (1717-1768), qui prônait un retour à l’antique, Mengs est le peintre allemand le plus représentatif du néo-classicisme. Il fut très apprécié dans les cours européennes (Dresde, Rome, Madrid) pour ses nombreuses fresques murales et portraits.

Hubert Robert (1733-1808)

La peinture d'Hubert Robert laisse une empreinte magistrale sur la seconde moitié du 18e siècle car elle renouvelle l'art du paysage dans lequel les français avaient excellé au 17e siècle avec Claude Lorrain et Nicolas Poussin.

Pierre-Henri de Valenciennes (1750-1819)

Pierre-Henri de Valenciennes est le théoricien et l’un des plus grands peintres du paysage néo-classique. A la fin du 18e siècle, en France, l’art du paysage s’installe peu à peu dans la lignée de Claude Lorrain et Nicolas Poussin, les grands maîtres du 17e siècle, mais avec une touche de romantisme.

Jacques-Louis David (1748-1825)

David représente dans le milieu artistique l’esprit de la révolution française de 1789. Selon ses propres termes, il veut « régénérer les arts » en puisant son inspiration dans la Rome et la Grèce antique. Considéré comme le chef de file du néo-classicisme, il entamera également une carrière politique comme député à la Convention. Rallié à Napoléon, il deviendra « Premier peintre » de l’empereur.

Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867)

Elève de David, Ingres évoluera vite vers une thématique plus romantique et parfois orientaliste. Son œuvre très diversifiée comprend des portraits d’aristocrates et de bourgeois, des scènes mythologiques et historiques, des bains et des nus féminins.

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