Le portrait

 

 

0. Panorama du 18e siècle 
1. Le rococo (≈ 1700-1785)
2. Le portrait (≈ 1700-1820)
3. Les inclassables
4. Les artistes du Grand Tour (≈ 1700-1820)
5. Le néo-classicisme (≈ 1760-1830)

 

2. Le portrait (≈ 1700-1820)

 

Vigée-Lebrun. Marie-Antoinette, 1783Elisabeth Vigée-Lebrun. Marie-Antoinette, 1783

 

Avant l’apparition de la photographie, le portrait est un dessin, une peinture, voire même une sculpture. Il représente l’image d’un ancêtre qui se transmettra de génération en génération. Il est aussi un moyen de communication à distance : dans l’aristocratie, de futurs époux peuvent faire connaissance par l’intermédiaire d’un portrait. Son rôle politique est essentiel. Le portrait du souverain devait être diffusé dans le royaume pour assurer son prestige.

Au cours du 17e siècle, l’art du portrait perd de sa sévérité initiale : les couleurs apparaissent, mais il s’agit toujours de mettre l’accent sur l’opulence, le prestige, la puissance d’un personnage comme dans le célèbre portrait de Louis XIV par Hyacinthe Rigaud (1701).

 

Louis XIV par Rigaud

 

Le 18e siècle prolongera l’évolution de la palette du sombre vers le clair et introduira une thématique plus gaie, plus fantaisiste, plus psychologique également. La solennité laisse place à plus de légèreté, l’élégance se substitue à une certaine rigidité. Le visage et son expressivité prennent de l’importance : même chez les personnages masculins, la douceur, voire le sourire, ne sont plus proscrits. Le siècle des Lumières met ainsi l’accent sur l’intelligence et la sensibilité.

 

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Hyacinthe Rigaud (1659-1743)

Hyacinthe Rigaud fut le peintre qui donna au portrait ses lettres de noblesse, à telle enseigne qu’on l’appela le Van Dyck français.

Rosalba Carriera (1675-1757)

Rosalba Carriera eut une influence importante au début du 18e siècle dans le domaine du portrait. Elle sut capter l’évolution du goût dans l’aristocratie de l’époque vers plus de légèreté. Elle fut la première spécialiste du pastel.

Jean-Marc Nattier (1685-1766)

L'immense succès de Jean-Marc Nattier sous le règne de Louis XV vient bien sûr d'un talent évident mais aussi d'un travail acharné. Son œuvre comporte en effet environ 400 tableaux. Nattier fait franchir un pas important à l'art du portrait au 18e siècle. Il prend la suite d'Hyacinthe Rigaud (1659-1743) qui avait fait évoluer le portrait idéalisé vers une plus grande vérité. Comme Rigaud, Nattier sait mettre en scène ses personnages par l'habillement et le décor : étoffes, rideaux, tapis, fleurs sont rendus avec un souci constant de réalisme.

Maurice Quentin de la Tour (1704-1788)

Spécialisé dans le portrait au pastel, seule technique qu’il utilise, Quentin de la Tour deviendra le portraitiste officiel de la cour et sera unanimement apprécié de son vivant. Il a cherché à faire progresser la délicate technique du pastel. Il est aussi un ami des philosophes des lumières.

Elisabeth Vigée-Lebrun (1755-1842)

Protégée par de grandes dames de l’aristocratie, Elisabeth Vigée-Lebrun connut la célébrité dès l’âge de quinze ans. Pastelliste à ses débuts, elle réalisera ensuite des portraits à l’huile et des paysages. Pendant la révolution française, elle quitte la France et connaît le succès à l’étranger comme portraitiste de l’aristocratie européenne. Elle rentre en France sous le Consulat (1799-1804) et poursuit sa carrière de peintre.

Thomas Gainsborough (1727-1788)

Gainsborough est l’un des plus grands portraitistes anglais du 18e siècle. Il commence sa carrière en peignant des paysages qu’il ne parvient pas à vendre. Aussi s’oriente-t-il vers le portrait sans pour autant renoncer aux paysages. Le portrait lui amène la notoriété et il devient le portraitiste de l’aristocratie et de la famille royale britannique.

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