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M & Mme Robert Andrews (1748-50). Huile sur toile, 70 × 119 cm, National Gallery, Londres. Robert Andrews et son épouse Frances Mary, née Carter, se sont mariés en 1748, peu avant que Gainsborough ne peigne ce portrait. Ils sont représentés dans leur propriété des Auberies, près de Sudbury, dans le Suffolk, le village natal de Gainsborough.
« Ce portrait de M. Robert (1725-1806) et de Mme Frances Andrews (vers 1732-1780) est le chef-d'œuvre des débuts de Gainsborough. Il a été décrit comme un "triple portrait" : celui de Robert Andrews, de son épouse et de ses terres.
Derrière M. et Mme Andrews se déploie une vaste vue vers l'est sur la vallée de la Stour. Robert Andrews disposait de près de 1200 hectares, dont une grande partie lui appartenait. Gainsborough y démontre son talent de peintre, capable de rendre avec réalisme les changements de temps et les paysages naturalistes, une technique encore novatrice à l'époque.
La zone non peinte sur les genoux de Mme Andrews était peut-être destinée à représenter plus tard un bébé. Entourés par la beauté des bois et des nuages de la campagne de l'Essex, posant avec une certaine aisance près de leur champ fertile et de leurs pâturages abondamment fournis, M. et Mme Andrews continuent de vivre dans une émouvante évocation de leur foyer, au cœur de leur propre paysage. » (Commentaire National Gallery)
Pour une analyse détaillée, voir Les yeux d'Argus
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Les filles de l’artiste tenant un chat (1759). Huile sur toile, 75,6 × 62,9 cm, National Gallery, Londres. « Ce portrait des filles de Gainsborough a probablement été peint à Bath environ un an après l'installation de la famille dans cette ville, fin 1759. Mary semble avoir dix ou onze ans, et Margaret huit ou neuf. Margaret appuie son front contre la joue de sa sœur en tenant leur chat à peine esquissé, tandis que Mary enlace sa petite sœur, en partie pour l'aider avec l'animal qui se débat – dont elle semble tirer la queue – mais aussi dans un geste d'une grande tendresse. Aucun autre portrait de cette époque ne donne autant l'impression d'avoir été peint d'après nature.
Bien que les visages soient peints, la majeure partie du tableau reste inachevée. Le motif vaporeux de coups de pinceau dorés, bleus et gris qui entourent les fillettes évoque des nuages d'orage, le soleil et un sous-bois. » (Commentaire National Gallery)
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Sunset (1760). Huile sur toile, 143,5 × 154 cm, Tate Britain, Londres. Le titre complet est Sunset, Carthorses Drinking at a Stream (Coucher de soleil, chevaux de trait buvant à un ruisseau). Gainsborough a peint de nombreux tableaux de paysans allant ou revenant du marché. Celui-ci se caractérise par un clair-obscur très prononcé annonçant la nuit.
« Coucher de soleil : Chevaux de trait s'abreuvant à un ruisseau est un exemple typique des paysages de Gainsborough de la période de Bath, avec sa composition schématique et moins figurative. L'influence hollandaise cède la place au style plus libre, plus dramatique et plus imaginatif de Pierre Paul Rubens (1577-1640), perceptible dans une application plus ample de la matière picturale et des couleurs plus riches. Outre cette approche plus flamande du paysage, Gainsborough emprunte également certains éléments de la structure et de la poésie de Claude Lorrain (1600-1682), alors considéré comme l'un des plus grands maîtres anciens de la peinture de paysage.
Le caractère artificiel, voire calculé, de la composition est particulièrement évident dans sa forme courbe, presque circulaire, créée par l'arche élégante de l'arbre mort à droite et le mouvement descendant de la charrette et des chevaux vers le ruisseau. Cette structure circulaire prononcée confère à la composition un effet de judas, offrant au spectateur un aperçu intime d'un monde clos et idyllique. » (Commentaite Tate Britain)
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Karl Friedrich Abel (1765). Huile sur toile, 126,7 × 101,3 cm, National Portrait Gallery, Londres. Karl Friedrich Abel (1723-1787) est un gambiste et compositeur allemand de la période préclassique. Dernier virtuose de la viole de gambe, il composa de nombreuses œuvres pour cet instrument.
« Abel et Gainsborough étaient des amis proches, unis par la passion pour la viole de gambe et l'amour de la vie. Gainsborough devint un virtuose de l'instrument, et la précision avec laquelle il représente la prise de l'archet par le dessous dans ce portrait témoigne de sa maîtrise. En remerciement de son enseignement, Abel reçut de son ami des peintures et de nombreux dessins. À la mort d'Abel, Gainsborough déclara : "Je ne cesserai jamais de lever les yeux au ciel durant le peu de temps qu'il me reste à vivre, dans l'espoir d'apercevoir une dernière fois l'homme que j'ai aimé dès l'instant où je l'ai entendu effleurer la corde." » (Commentaire National Portrait Gallery)
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John Campbell, 4e duc d'Argyll (1767). Huile sur toile, 235 × 154 cm, National Galleries of Scotland, Édimbourg. Les comtes, marquis et ducs d’Argyll ont été pendant plusieurs siècles l’une des plus puissantes familles nobles d'Écosse. John Campbell, 4e duc d'Argyll est né en 1693 et mort en 1770.
« Le portrait en pied du 4e duc d'Argyll, peint par Gainsborough, le représente dans ses magnifiques habits de pair, un sujet idéal pour la touche éblouissante de l'artiste. Le duc appuie une main sur sa couronne et tient de l'autre le bâton de maître héréditaire de la Maison du Roi. Il porte la splendide chaîne de l'Ordre du Chardon. Il hérita du titre de duc à l'âge de soixante-sept ans, après une brillante carrière militaire. En 1745, il défendit l'ouest de l'Écosse contre les troupes du prince Charles Édouard Stuart ("Bonnie Prince Charlie"), et en 1746, il succéda au duc de Cumberland comme commandant en Écosse. » (Commentaire National Galleries of Scotland)
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Vue de King's Bromley-on-Trent, Staffordshire (1768-70). ). Huile sur toile, 119 × 168 cm, Philadelphia Museum of Art, Philadelphie. Ce tableau est inspiré de la manière flamande ou néerlandaise d'aborder le paysage. Il s'agit d'un paysage bien réel mais qui n'est pas reproduit dans toute sa justesse topographique. Le peintre s'accorde des libertés pour transmettre des émotions qui idéalisent un tant soit peu la nature.
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Margaret Burr (1770). Pastel sur papier, 24 × 19 cm, collection particulière. Margaret Burr est la fille naturelle du duc de Beaufort que Thomas Gainsborough épousa en 1746.
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The Blue Boy (1770). Huile sur toile, 178 × 122 cm, Huntington Library, San Marino, Californie. Il s’agit probablement du portrait de Jonathan Buttall, fils d’un riche commerçant, mais cela n'a jamais été prouvé. Ce tableau est considéré comme un hommage à Anthony Van Dyck (1599-1641), grand portraitiste de la Cour d’Angleterre, que Gainsborough admirait.
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La dame en bleu, la duchesse de Beaufort (1770). Huile sur toile, 76 × 64 cm, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg. Cette élégante à la coiffure surdimensionnée, selon la mode de l'époque, et au geste délicat, n'est pas identifiée, malgré l'appellation du tableau.
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Les sœurs Linley (1772). Huile sur toile, 199 × 153,5 cm, Dulwich Picture Gallery, Londres. « Compagnes inséparables, ce double portrait d'Elizabeth (1754-1792) et Mary (1758-1787) Linley est le seul tableau connu représentant ensemble ces deux sœurs musiciennes de renom. Elizabeth, l'aînée, vêtue d'une robe bleu pâle, regarde au loin, les mains posées sur une guitare. Mary, habillée de brun doré, fixe le spectateur, une partition à la main. La famille Linley était une famille de musiciens célèbre en Grande-Bretagne, surnommée "Le Nid des Rossignols". Elizabeth était réputée pour sa voix et sa beauté, et devint l'une des chanteuses d'oratorios les plus recherchées après ses débuts en 1767. Mary fit ses débuts publics comme actrice en 1769, puis suivit les traces de sa sœur en tant que chanteuse d'oratorios. Les deux sœurs furent interdites de chanter en public après leur mariage ; Elizabeth se retira donc à dix-huit ans et Mary à vingt-deux ans.
Le peintre britannique Thomas Gainsborough (1727-1788) s'installa à Bath en 1759 et se lia d'amitié avec la famille Linley. De la fin des années 1760 à 1789, il réalisa une série de portraits de la famille, dont celui-ci, peint entre début 1771 et mars 1772. En 1785, à la demande des Linley, il retoucha le tableau afin de représenter les modèles, soucieux de leur élégance, vêtus des habits les plus modernes des années 1780. » (Commentaire Dulwich Picture Gallery)
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Christian Bach (1776). Huile sur toile, 75,5 × 62 cm, National Portrait Gallery, Londres. Johann Christian Bach est le onzième et dernier fils de Jean-Sébastien et d’Anna Magdalena Bach. Il reçoit une formation musicale de son père. Il est l’auteur de nombreux opéras et de sonates.
« Le compositeur allemand Johann Christian Bach s'installa à Londres en 1762. Fils cadet du célèbre compositeur Johann Sebastian Bach, il fut surnommé le "Bach anglais". Dès 1764, Bach était maître de musique de la reine Charlotte et enseignait le clavecin à la famille royale. En 1765, il lança une série de concerts par abonnement avec son ami, le compositeur Karl Friedrich Abel. Bach choisit son ami Thomas Gainsborough pour réaliser son portrait destiné à la galerie de musiciens célèbres réunie par son précepteur Giovanni Battista Martini à Bologne. Cette version du portrait fut peinte pour Bach lui-même. » (Commentaire National Portrait Gallery)
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Mary, fille de l’artiste (1777). Huile sur toile, 76 × 64,5 cm, Tate Gallery, Londres. « Gainsborough aimait beaucoup ses deux filles et les a souvent représentées de l'enfance à la vingtaine. Soucieux de leur avenir, il a pris soin de leur assurer une bonne éducation en les envoyant dans un pensionnat de Chelsea et en leur donnant des cours particuliers de dessin et de peinture paysagère. Quelques années après la réalisation de ce portrait, Mary a conclu un mariage désastreux avec le célèbre hautboïste Johann Christian Fischer, un associé de son père. Plus tard, elle vécut avec sa jeune sœur Margaret et souffrit d'une maladie mentale grave. » (Commentaire Tate Gallery)
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Mrs. Thomas Graham (1777). Huile sur toile, 237 × 154 cm, National Galleries of Scotland. Il s'agit de Mary Cathcart (1757-1792), épouse de Thomas Graham (1748-1843), aristocrate écossais, homme politique et général de l'armée britannique. Elle est la fille de Charles Cathcart, 9e lord Cathcart, qui était ambassadeur auprès de Catherine la Grande. « C'est l'un des plus beaux portraits en pied de Gainsborough, dans la tradition de Van Dyck. Le costume et les accessoires sont délibérément inspirés de la mode du XVIIe siècle afin de mettre en valeur l'élégante beauté de l'honorable Mrs Graham. » (Commentaire National Galleries of Scotland)
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George III (1781). Huile sur toile, 238,8 × 158,7 cm, Royal Collection, Buckingham Palace, Londres. George III (1738-1820), roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, fut également roi de Hanovre (1814-1820). Très populaire en Grande-Bretagne, il fut surnommé Farmer George (George le fermier).
« Ce portrait et son pendant de la reine Charlotte (RCIN 401407) furent exposés à la Royal Academy en 1781 et ornèrent la salle à manger des appartements royaux de Buckingham House. Après un long séjour dans la salle à manger d'État du palais de Buckingham, ils furent transférés au château de Windsor en 1950. Ces deux images furent largement copiées et semblent représenter les portraits officiels du couple royal pour les années 1780 et 1790. Le roi porte l'uniforme de Windsor, récemment introduit par George III (en 1779) et toujours porté par les membres masculins de la famille royale à Windsor. La simplicité de cette tenue et de ce portrait suggère que le roi souhaitait projeter une image virile et digne plutôt que grandiose. La façon dont il désigne son étoile de l'Ordre de la Jarretière, comme s'il s'agissait d'un principe directeur, s'accorde avec son expression solennelle, son regard tourné vers une source de lumière lointaine. » (Commentaire Royal Collection)
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La reine Charlotte (1781). Huile sur toile, 223,5 × 149,2 cm, Royal Collection, Buckingham Palace, Londres. La reine Charlotte, née duchesse Sophie Charlotte de Mecklembourg-Strelitz (1744-1818), est l’épouse du roi Georges III (1738-1820). Elle est la grand-mère de la reine Victoria et l’aïeule de la reine Élisabeth II.
« Célèbre pour la précision de ses portraits, Gainsborough insuffle aux traits ordinaires de la reine une gaieté et une vivacité latentes tandis qu'elle s'avance vers la lumière, son chien à ses côtés. Son allure royale est renforcée par la hauteur de sa coiffure élaborée, la maîtrise avec laquelle elle porte sa robe à crinoline et sa traîne, et la grandeur du temple classique qui se dresse derrière elle. James Northcote, élève de Reynolds, loua également le portrait : "Avec quelle grâce elle semble se mouvoir dans le tableau ! C'est un mouvement réel, rendu avec une telle légèreté et une telle aisance… Les draperies furent réalisées en une seule nuit par Gainsborough et son neveu, Gainsborough Dupont ; ils travaillèrent toute la nuit à la lueur des lampes." Bien qu'il ne s'agisse pas d'un portrait d'État comme celui peint par Ramsay en 1761, ce portrait en pied de Gainsborough a été qualifié à juste titre de "portrait d'une grande simplicité" ; il fut largement imité. George III a accroché le tableau dans la salle à manger de Buckingham House, bien qu'il ait été brièvement transféré à Windsor en 1804/5. » (Commentaire Royal Collection)
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Mr and Mrs William Hallett (1785). Huile sur toile, 236 × 179 cm, National Gallery, Londres. Aussi appelé La promenade matinale ce tableau représente William Hallett et Elizabeth Stephen âgés tous les deux de 21 ans. Ils se sont mariés au cours de l’été 1785. Pour les époux, il s’agissait d’un portrait de mariage.
« Gainsborough a peint ce portrait de William Hallett (1764-1842) et d'Elizabeth Stephen (1764-1833) peu avant leur mariage, le 30 juillet 1785. Le couple est représenté bras dessus bras dessous lors d'une promenade matinale avec un berger de Poméranie. Le style du portrait s'inspire des œuvres de peintres antérieurs tels que Watteau et Van Dyck, et possède une délicate poésie, en grande partie due à la touche légère et aérienne de Gainsborough, caractéristique de son style tardif.
Les mariés avaient tous deux 21 ans lors de leur mariage et portaient probablement leurs vêtements de noces. Certains ont vu dans ce portrait une ode universelle au bonheur conjugal, et le testament de Hallett indique qu'il a vécu avec Elizabeth "dans le plus grand bonheur pendant près de 48 ans". Cependant, la vie d'Elizabeth n'a certainement pas été facile, car les paris et les jeux d'argent allaient causer la perte de son mari. Ils eurent deux fils et quatre filles, et à leur mort, Elizabeth et William Hallett furent inhumés dans l'église où ils s'étaient mariés. » (Commentaire National Gallery)
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Mrs. Richard Brinsley Sheridan (1785). Huile sur toile, 220 × 154 cm, National Gallery of Art, Washington. Il s’agit d’Elisabeth Linley (voir ci-dessus le portrait des sœurs Linley en 1772) à l’âge de 31 ans. Elle a épousé le dramaturge Richard Brinsley Sheridan (1751-1816).
« Elizabeth Linley était une chanteuse renommée à Londres avant d'épouser le dramaturge Richard Brinsley Sheridan. Leur union fut malheureuse : Sheridan lui interdisait de se produire professionnellement, et Linley vivait la plupart du temps seule à la campagne. Pendant ce temps, Sheridan poursuivait sa carrière – et ses liaisons – dans la capitale.
Le portrait de Linley par Gainsborough révèle son état émotionnel. Son expression et le paysage mélancolique qui se dessine derrière elle traduisent un profond désir et une grande tristesse. Linley mourut à l'âge de 38 ans, quelques années après la réalisation de cette œuvre. » (Commentaire NGA)
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Sarah Siddons (1785). Huile sur toile, 126 × 99,5 cm, National Gallery, Londres. Sarah Siddons (1755-1831) est une tragédienne britannique célèbre pour son interprétation du personnage de Shakespeare, Lady Macbeth. De son vrai nom Sarah Kemble, elle est la fille aînée de Roger Kemble, acteur et gérant d'une compagnie théâtrale itinérante.
« Mrs Siddons (1755-1831) fut la plus grande tragédienne de son temps, restant au sommet de sa profession pendant trente ans. Gainsborough la peignit durant l'hiver 1784-1785, lors de sa troisième saison londonienne.
La plupart des portraits antérieurs de Mrs Siddons la représentent en plein rôle, mais Gainsborough la représenta hors scène, vêtue d'une robe à la mode de l'époque. Elle porte un chapeau de castor noir orné d'un ruban et de plumes d'autruche, une robe à rayures bleues, un manteau jaune et un manchon en fourrure de renard. Gainsborough eut apparemment du mal à saisir les traits si particuliers de Mrs Siddons et se serait exclamé : "Maudit soit ce nez ! Il est interminable !"
À l'époque où Gainsborough réalisa son portrait, Mrs Siddons interprétait le plus grand rôle de sa carrière : Lady Macbeth. On perçoit dans ce portrait la puissance et la passion de ce personnage, considéré par certains comme le chef-d'œuvre de l'artiste. » (Commentaire National Gallery)
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Villageoise avec chien et cruche (1785). Huile sur toile, 174 × 125 cm, collection particulière. Reconnu comme un immense portraitiste par l'aristocratie et la famille royale britannique, Gainsborough cherche à la fin de sa vie d'autres expériences picturales. Cette petite fille pauvre à l'air triste, serrant son chien contre sa poitrine, montre que l'artiste voulait transmettre par l'émotion quelque chose de la réalité sociale de l'époque.
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Mrs. Thomas Hibbert (1786). Huile sur toile, 127 × 101,5 cm, Alte Pinakothek, Munich. « Le plus farouche rival de Reynolds au sein de la Royal Academy était Thomas Gainsborough, dont l'intérêt portait davantage sur le détail naturaliste que sur la composition d'ensemble. Sa peinture se caractérise par des harmonies de couleurs inhabituelles et une touche libre. Ceci confère à ses paysages, comme à ses portraits, un aspect particulièrement naturel et vibrant.
Sophia Boldero (1760-1827) était la fille du banquier londonien John Boldero (1712-1789). En 1784, elle épousa le marchand Thomas Hibbert (1744-1819). Peu après le mariage, Gainsborough réalisa les portraits du couple, qui divorça en 1796. Il est à noter qu'après la séparation, chaque époux conserva le portrait de l'autre. » (Commentaire Alte Pinakothek)
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Georgiana Cavendish, Duchesse de Devonshire (1787). Huile sur toile, 101,5 × 127 cm, Chatsworth House, Bakewell, Derbyshire. Georgiana Spencer (1757-1806) fut la première femme de William Cavendish, 5e duc de Devonshire. Femme du monde célèbre pour sa beauté, elle tenait salon et réunissait autour d'elle un grand cercle de personnalités littéraires et politiques. Elle était aussi une militante politique.
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