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Portrait de Voltaire (1735). Pastel sur papier, 60 × 50 cm, Château de Ferney, Ferney-Voltaire. François-Marie Arouet, dit Voltaire (1694-1778), écrivain et philosophe, est une figure emblématique de la France des Lumières. Son combat pour la tolérance et la liberté de pensée lui donne une place prépondérante dans la mémoire collective française. Il conquiert une immense notoriété dans toute l’Europe et noue des relations avec les monarques éclairés. « Il est maigre, d’un tempérament sec. Il a la bile brulée, le visage décharné, l’air spirituel et caustique, les yeux étincelants et malins. Vif jusqu’à l’étourderie, c’est un ardent qui va et vient, qui vous éblouit et qui pétille. » (Portrait anonyme, cité par Wikipédia)
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Voltaire, portrait préparatoire. Pastel sur papier, 33,7 × 25,6 cm, collection particulière.
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Portrait de Voltaire, copie (1800-1850). Huile sur toile, 61 × 51 cm, Château de Versailles. Le portrait de Voltaire réalisé en 1735-36 par Quentin de la Tour, qui rencontra un grand succès, a été perdu. Des copies en ont été faites, dont cette huile d'un artiste inconnu.
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Mademoiselle Sallé (1741). Pastel sur papier, 81,9 × 64,3 cm, musée Calouste Gulbenkian, Lisbonne. Marie Sallé (1707-1756) est une danseuse qui fit ses débuts à l’Opéra en 1727 dans Les Amours des Dieux, ballet de Fuzelier sur une musique de Mouret. Ses mœurs irréprochables lui valurent le surnom de La Vestale. Elle a cherché à bousculer certaines conventions scéniques, ce qui fut mal reçu comme l’indique cet extrait de correspondance adressé au Mercure : « Elle a osé paraître sans panier, sans jupe, échevelée et sans aucun ornement sur la tête ; elle n’était vêtue, avec son corset et un jupon, que d’une simple robe de mousseline tournée en draperie, et ajustée sur le modèle d’une statue grecque ! ». (cité par Wikipédia)
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Gabriel Bernard de Rieux (1741). Pastel et gouache sur papier gris-bleu monté sur toile, 200,7 × 149,9 cm, J. Paul Getty Museum, Los Angeles. Gabriel Bernard de Rieux (1687-1745), dit le président de Rieux, appartient à la noblesse de robe. Il fut successivement substitut du procureur général, conseiller, président de la Deuxième Chambre des enquêtes au Parlement de Paris, président de la Chambre des comptes. Il prit en 1717 le nom de la terre de Rieux en Normandie, dont il était propriétaire.
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L’abbé Jean-Jacques Huber (1742). Pastel sur papier, 79 × 98 cm, musée Antoine Lécuyer, Saint-Quentin. Issu d’une riche famille genevoise, Jean-Jacques Huber (1699-1747) se convertit au catholicisme et fit des études de théologie avant de s’installer à Paris. Il devint agent au ministère des Affaires Etrangères. Très lié à Quentin de la Tour, il en fit son légataire universel. L’artiste offrit une réplique du portrait à son ami sous le titre M. l’abbé***, assis sur le bras d’un fauteuil, lisant à la lumière de la lampe en in-folio. (Extrait de la notice du musée de Saint-Quentin)
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M. Duval de l’Épinoy (1745). Pastel sur papier, 120 × 93 cm, musée Calouste Gulbenkian, Lisbonne. Louis Duval de l’Épinoy (1696-1778) est un financier qui deviendra marquis de Saint-Vrain par l’acquisition en 1747 du château de Saint-Vrain, des terres et du titre. Pour un approfondissement (en anglais), voir :
http://www.pastellists.com/Essays/LaTour_Duval.pdf
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Maréchal Maurice de Saxe (1747). Pastel sur papier, 59,5 × 49 cm, Gemäldegalerie, Dresde. Maurice de Saxe (1696-1750) est le fils adultérin de Marie-Aurore, comtesse de Königsmarck et de l’électeur de Saxe Frédéric-Auguste 1er. Il apprend très jeune le métier des armes. Après une vie mouvementée, il rallie l’armée française et est nommé lieutenant général par Louis XV en 1734. En 1741, il devient maréchal de France, la plus haute distinction militaire française. Il se distingue au service de la France lors de la guerre de succession d’Autriche (1740-1748) : dirigeant l’armée française, il la conduit vers les victoires de Fontenoy (1745) et de Rocourt (1746). Parmi ses descendants on trouve Aurore Dupin dite George Sand.
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Louis XV (1748). Pastel sur papier gris-bleu monté sur toile, 60 × 54 cm, musée du Louvre, Paris. Louis XV (1710-1774), roi de France, est l’arrière-petit-fils de Louis XIV. A la mort de Louis XIV en 1715, il n’a que cinq ans et son grand-oncle Philippe d’Orléans (1674-1723) est proclamé régent du Royaume. Louis XV ne prendra officiellement le contrôle du gouvernement qu’en 1723. Surnommé Le Bien-aimé au début de son règne, il devint très impopulaire par la suite. Intelligent et cultivé, il manquait totalement de vision politique à une époque où elle devenait particulièrement nécessaire. Sa sensualité débordante et ses nombreuses maîtresses contribuèrent également à le discréditer.
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Louis XV, portrait préparatoire. Pastel sur papier, 24 × 32 cm, musée Antoine Lécuyer, Saint-Quentin.
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Marie Leszczynska, reine de France (1748). Pastel sur papier gris-beige collé en plein sur toile tendue sur châssis, 64 × 54 cm, musée du Louvre, Paris. Marie Leszczynska (1703-1768) est la fille du roi de Pologne Stanislas 1er (1677-1766). De sept ans plus âgée que Louis XV, elle l’épouse en septembre 1725 : le roi a 15 ans et il fera durer la lune de miel jusqu’en décembre. Le deux jeunes gens sont très épris. Mais l’ardeur des époux n’est pas sans conséquence : dix enfants naîtront en dix ans. Le bruit courut que Marie aurait dit : « Eh quoi ! Toujours coucher, toujours accoucher ». Louis XV saura se consoler.
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La marquise de Pompadour (1748-55). Pastel sur papier gris-bleuté collé sur châssis entoilé, 175 × 128 cm, musée du Louvre, Paris. Jeanne-Antoinette Poisson (1721-1764) est issue d’un milieu bourgeois. Elle épouse en 1741 Charles-Guillaume Le Normant d’Étiolles et devient la favorite de Louis XV en 1745. Le roi lui fait immédiatement don du domaine de Pompadour. Après quelques années, ses relations avec Louis XV deviennent amicales et, pour ne pas être supplantée par une autre favorite, elle procure au roi des jeunes femmes logées dans la Maison du Parc-aux-cerfs. Les plus célèbres sont Anne Couppier de Romans et Marie-Louise O’Murphy de Boisfailly dont François Boucher fit un tableau. Un courtisan ne devait pas mourir dans le lieu où résidait le roi, mais la marquise bénéficia de l’ultime privilège de mourir au château de Versailles en 1764.
Analyse détaillée
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La marquise de Pompadour. La marquise est déguisée en bergère.
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Madame Favart, portrait préparatoire (1750). Pastel sur papier, 32 × 24 cm, musée Antoine Lécuyer, Saint-Quentin. Marie Justine Benoîte Duronceray (1727-1772) est une danseuse, actrice et dramaturge mariée à Charles-Simon Favart, directeur de l’Opéra-comique. Elle devint la maîtresse du maréchal Maurice de Saxe (1696-1750), puis cherchant à le fuir, elle fut l’objet d’une lettre de cachet. Selon son mari : « Une gaieté franche et naturelle rendait son jeu agréable et piquant : elle n'eut point de modèles, et en servit. Propre à tous les caractères, elle les rendait avec une vérité surprenante. »
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Nicole Ricard enfant (1750). Pastel sur papier gris, 44 × 34 cm, musée du Louvre, Paris. Nicole Ricard, née en 1745, est la fille de Joseph Ricard, avocat à la Cour, premier secrétaire de l’Intendance de Bourgogne. Celui-ci avait rendu des services à Quentin de la Tour, qui, en reconnaissance, fit ce portrait. Nicole Ricard épousera en 1762 Alexandre-Claude Goujon. En 1766, elle donne naissance à Jean-Marie-Claude-Alexandre Goujon qui deviendra député à la Convention sous la période révolutionnaire. Condamné à mort, celui-ci se poignardera le 17 juin 1794 à l’annonce du verdict.
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Louis de France, dauphin (1751-53). Pastel sur papier, 32 × 24 cm, musée Antoine Lécuyer, Saint-Quentin. Louis Ferdinand de France, dauphin de France (1729-1765) est l’aîné des fils du roi Louis XV et de Marie Leszczynska. Il épouse l’infante d’Espagne Marie-Thérèse de Bourbon en 1745. Mais celle-ci meurt deux ans plus tard. Le dauphin se remarie en 1747 avec la fille du roi de Pologne Marie-Josèphe de Saxe (1731-1767) qui lui donnera huit enfants dont le futur Louis XVI (1754-1793).
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Jean Le Rond d’Alembert (1753). Pastel sur papier bleu, 56 × 46 cm, musée du Louvre, Paris. Jean Le Rond d’Alembert (1717-1783) a dirigé avec Denis Diderot la rédaction de l’Encyclopédie. Scientifique et homme de lettres, il fut membre de l’Académie royale des Sciences puis de l’Académie française. D’Alembert est un brillant esprit éclectique auquel on doit des travaux de mathématiques, d’astronomie et de physique ainsi que des écrits philosophiques. Ami de Voltaire, il lutta à ses côtés contre l’emprise de la religion sur le politique.
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Jean-Jacques Rousseau (1753). Pastel sur papier, 47 × 38 cm, musée d'Art et d'Histoire, Genève. Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) est un écrivain et philosophe épris d’indépendance et de liberté. Il est célèbre pour sa philosophie politique selon laquelle l’homme est bon à l’état de nature mais a été perverti par la société. Dans Le contrat social, il expose une conception de la démocratie qui inspirera les révolutionnaires français. Celle-ci procède de l’idée de volonté générale qui est en fait le sens du bien commun. Rousseau fut aussi compositeur de musique.
Analyse détaillée
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Marc René, marquis de Voyer d’Argenson (1753). Pastel sur papier, 64 × 52 cm, musée Antoine Lécuyer, Saint-Quentin. Marc René de Voyer de Paulmy d’Argenson, marquis de Voyer, comte de Paulmy, vicomte de La Guerche, baron des Ormes, puis comte d'Argenson (1722-1782) est un militaire et un collectionneur d’art issu de la famille d’Argenson, noble depuis le 14e siècle.
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Marguerite Le Comte (1753). Pastel sur papier, 64 × 51 cm, collection particulière. Marguerite Le Comte ou Lecomte (1717-1800) est une pastelliste, épouse du procureur du Chatelet Jacques Roger Lecomte.
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Mademoiselle Ferrand méditant sur Newton (1753). Pastel sur papier, 73 × 60 cm, Alte Pinakothek, Munich. Elisabeth Ferrand (vers 1700-1752) est une amie du philosophe Étienne Bonnot de Condillac (1714-1780) et une femme admirée de l'intelligentsia parisienne. On connaît peu de choses d'elle mais on lui prêtait le génie des spéculations métaphysiques. Elle collabora en particulier à la rédaction du Traité des sensations de Condillac.
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Marie Fel (1752-53). Pastel sur papier, 79 × 63,5 cm, collection particulière. Marie Fel (1713-1794) est une chanteuse d’opéra qui débuta en 1733 à l’opéra de Paris et fit ses adieux à la scène en 1758. Elle fut une des interprètes favorites de Rameau. Elle eut une liaison avec Quentin de la Tour.
Analyse détaillée
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Marie Fel (1757). Pastel sur papier, 32 × 24 cm, musée Antoine Lécuyer, Saint-Quentin.
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Femme au miroir dite marquise de Biencourt (1770). Pastel sur papier, musée des Arts décoratifs, Lyon.
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