Anne Vallayer-Coster

Patrick AULNAS

Portraits

 

Alexander Roslin. Portrait d’Anne Vallayer-Coster (1783)Alexander Roslin. Portrait d’Anne Vallayer-Coster (1783)
Huile sur toile, 74 × 60 cm, Crocker Art Museum, Sacramento.

 

AAnonyme. Portrait de profil de Madame Vallayer Coster (fin 18e s.)Anonyme. Portrait de profil de Madame Vallayer Coster (fin 18e s.)
Pierre noire, sanguine, fusain, rehauts de gouache blanche et de pastel sur papier crème, 46 × 37 cm, musée du Louvre, Paris.

Biographie

 

1744-1818

Anne Vallayer est la fille de Joseph Vallayer (1704-1770) et d’Anne Cornut Delafontaine. Elle naît le 21 décembre 1744 à Paris dans le milieu aisé des artisans talentueux proches la cour. L’orfèvre Joseph Vallayer travaille pour le roi et loge à l’époque de la naissance d’Anne à l’Hôtel royal des Gobelins, qui abrite une manufacture royale de meubles et de tapisseries. Sa sœur, Simone Adélaïde, née en 1751, a pour marraine Madeleine Basseporte (1701-1780), miniaturiste et dessinatrice attachée au jardin royal des plantes et chargée de représenter les végétaux royaux sous forme de dessins ou d’aquarelles. Madeleine Basseporte, qui enseigne le dessin aux filles de Louis XV, devient le premier professeur d’Anne Vallayer.

Elle en aura un autre, beaucoup plus prestigieux, Claude Joseph Vernet (1714-1789), grand paysagiste, membre de l’Académie royale de peinture et sculpture et chargé par le roi Louis XV de peindre les principaux ports de France. Cet encadrement de haut niveau et les dons exceptionnels de la jeune Anne la conduiront très vite au succès. Elle est admise à l’Académie royale de peinture et de sculpture le 28 juillet 1770 en tant que peintre de natures mortes. Elle a seulement 26 ans. Son morceau de réception est Instruments de musique :

 

Anne Vallayer-Coster. Instruments de musique (1770)

Anne Vallayer-Coster. Instruments de musique (1770)
Huile sur toile, 88 × 116 cm, musée du Louvre, Paris.

 

Dès lors, Anne Vallayer expose régulièrement ses natures mortes au Salon. Elles rencontrent un grand succès. Ainsi, au Salon de 1771, où elle expose son morceau de réception, Diderot écrit à son propos :

« Mademoiselle Vallayer nous étonne autant qu’elle nous enchante. C’est la nature rendue ici avec une force de vérité inconcevable, et en même temps une harmonie de couleur qui séduit. Tout y est bien vu, bien senti ; chaque objet a la touche de caractère qui lui est propre ; enfin nul de l’Ecole française n’a atteint la force du coloris de Mlle Vallayer, ni son fini sans être tâtonné. Elle conserve partout la fraîcheur des tons et la belle harmonie. Quel succès à cet âge ! Et pourquoi  faut-il que ses grands talents soient autant de reproches que son âge et son sexe font à notre faiblesse ? »

Elle réalise également des portraits qui suscitent un moindre enthousiasme à l’époque mais laisse apparaître une grande sensibilité de portraitiste.

 

Anne Vallayer-Coster. Portrait d’une violoniste (1773)

Anne Vallayer-Coster. Portrait d’une violoniste (1773)
Huile sur toile, 116 × 96 cm, Nationalmuseum, Stockholm

 

Le 23 avril 1781, Anne Vallayer épouse Jean-Pierre Sylvestre Coster (1745-1824), avocat au Parlement et receveur général. Il s’agit d’un riche mariage représentant pour l’artiste une importante promotion sociale. Le couple occupe un grand appartement au Louvre, obtenu avec l’appui de la Marie-Antoinette (1755-1793). Anne Vallayer-Coster est en effet proche de la reine, à laquelle elle donne des cours de dessin. Cette proximité lui nuira à partir de 1789 et elle n’exposera plus de 1789 à 1795. Contrairement à Élisabeth Vigée Le Brun, qui fut contrainte d’émigrer pendant la Révolution, Anne Vallayer-Coster resta en France mais se réfugia à Villemomble, village situé à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Paris.

Elle renouera avec le succès après la Révolution et exposera de temps à autre au Salon. Elle meurt à Paris le 27 février 1818, à l’âge de 73 ans.

 

Œuvre

 

L’œuvre d’Anne Vallayer-Coster comporte des portraits et des natures mortes. Elle marque l’histoire de l’art  en se faisant l’héritière talentueuse de Jean-Siméon Chardin. La nature morte quitte au 18e siècle l’ambition allégorique qui permettait à ce genre, jugé mineur, de se doter d’une signification. Désormais, l’artiste nous transmet son regard sur les objets du quotidien. Il fait ainsi découvrir aux amateurs d’art leur beauté cachée ou méprisée. Il suffit de regarder le monde avec des yeux d’artiste pour le trouver changé.

 

Anne Vallayer-Coster. Bouquet de fleurs dans un verre d'eau (1770-1800)Anne Vallayer-Coster. Bouquet de fleurs dans un verre d'eau (1770-1800)
Huile sur toile, 33 × 24 cm, musée des Beaux-arts de  Carcassonne.

 

Anne Vallayer-Coster parvient comme peu de peintres à nous transmettre sa méditation intérieure sur les fruits, les fleurs et les aliments, disposés en général sur une table en pierre avec un arrière-plan sombre et uniforme. Une prune, une pivoine, une brioche deviennent alors sujets de réflexion.

 

Anne Vallayer-Coster. Nature morte au jambon, avec bouteilles et botte de radis (1767)

Anne Vallayer-Coster. Nature morte au jambon, avec bouteilles et botte de radis (1767). Huile sur toile, 46 × 45,6 cm, Staatliche Museen, Berlin. La scène est placée sur un entablement de pierre recouvert d’une nappe blanche froissée sur laquelle apparaissent un plateau d’argent avec un jambon surmonté d’une branche de laurier, une bouteille d’eau, une bouteille de vin et une botte de radis. Anne Vallayer-Coster saisit le moment précis où la personne découpant le jambon s’est arrêtée. Cette fiction artistique permet d’introduire une dimension narrative (pourquoi s’est-on interrompu ?) et temporelle (quand va-t-on terminer la découpe ?). Le reflet de la fenêtre apparaît sur la bouteille de vin, détail courant dans les natures mortes hollandaises. 

Anne Vallayer-Coster. Panier de prunes (1769)

Anne Vallayer-Coster. Panier de prunes (1769). Huile sur toile, 38 × 46 cm, Cleveland Museum of Art. « À la fin des années 1700, les natures mortes de fruits étaient extrêmement populaires et un panier de prunes était un motif courant. Dans cette composition de Vallayer, les détails, en particulier les prunes et le panier, émergent de l’ombre profonde. Le chromatisme privilégie les rouges et des violets vifs. Une impression de présence naît de la mousse qui déborde, des gâteaux croustillants dans leurs papiers et du verre d’eau avec ses reflets étincelants. » (Commentaire Cleveland Museum of Art)

Anne Vallayer-Coster. Panaches de mer, lithophytes et coquilles (1769)

Anne Vallayer-Coster. Panaches de mer, lithophytes et coquilles (1769). Huile sur toile, 130 × 97 cm, musée du Louvre, Paris. «Coquilles de différentes sortes, plus ou moins rares, en provenance de mers proches ou lointaines. Ces curiosités aquatiques constituaient un élément indispensable des cabinets d'amateur au 18e siècle, notamment pour leur intérêt scientifique. On venait en effet de découvrir que, loin d'appartenir au règne végétal comme le laissait supposer leur aspect ligneux, les gorgones étaient d'origine animale […] Tableau peint en 1769, juste avant que l'artiste ne fasse une entrée très remarquée à l'Académie royale en 1770 (on peut se demander si le tableau n'aurait pas fait partie des tableaux présentés en vue de l'agrément). » (Commentaire base Joconde)

Anne Vallayer-Coster. Les attributs de la peinture, de la sculpture et de l’architecture (1769)

Anne Vallayer-Coster. Les attributs de la peinture, de la sculpture et de l’architecture (1769). Huile sur toile, 90 × 121 cm, musée du Louvre, Paris. Il s’agit du morceau de réception de l’artiste à l'Académie royale de Peinture et de Sculpture. Ce tableau a pour pendant Instruments de musique, ci-dessous. Le thème apparaît au 16e siècle pour mettre en évidence la noblesse des arts à une époque où les artistes étaient considérés par leurs commanditaires comme de petits artisans. La peinture est illustrée par une palette et des pinceaux, la sculpture par un buste de femme et le Torse du Belvédère, sculpté par Apollonios d'Athènes au 1er siècle avant JC et exposé au Vatican, à Rome. L’architecture est évoquée par des plans. Inspirée de Chardin, qui avait présenté quelques années auparavant un tableau comparable, cette nature morte n’a pas le caractère allégorique traditionnel mais vise à élever les arts au niveau des Lumières.

Anne Vallayer-Coster. Instruments de musique (1770)

Anne Vallayer-Coster. Instruments de musique (1770). Huile sur toile, 88 × 116 cm, musée du Louvre, Paris. Pendant du précédent, ce tableau faisait également partie du morceau de réception d’Anne Vallayer-Coster à l'Académie royale de Peinture et de Sculpture. De gauche à droite, une cornemuse, une mandoline et un violon. Devant le violon, un hautbois et une flûte. Le papier blanc de la partition, permet d’illuminer la composition.

Anne Vallayer-Coster. Portrait de Madame de Béricourt (1772)

Anne Vallayer-Coster. Portrait de Madame de Béricourt (1772). Huile sur toile, 59 × 50 cm, Musée départemental d’Art Ancien et Contemporain, Epinal. Le modèle ne semble pas être identifié, malgré le patronyme. Le musée d’Épinal ne donne aucune information à son sujet. Il existait un Étienne Béricourt, dessinateur et aquarelliste, dont on connaît mal la biographie (v. 1754-v. 1810). Mais le lien avec ce portrait n’est pas établi.

Anne Vallayer-Coster. Portrait d’une violoniste (1773)Anne Vallayer-Coster. Portrait d’une violoniste (1773). Huile sur toile, 116 × 96 cm, Nationalmuseum, Stockholm. Anne Vallayer-Coster choisit le moment où la violoniste examine sa partition et se prépare à jouer. Ce moment d’attente permet d’introduire une dimension temporelle dans le domaine pictural mais possède aussi un aspect psychologique et poétique. Portrait ou scène de genre, au choix, cette composition aux accents vermeeriens permet d’apprécier le potentiel de l’artiste dans le domaine du portrait. Elle a alors 29 ans.

Anne Vallayer-Coster. Les attributs de la chasse et du jardinage (1774)

Anne Vallayer-Coster. Les attributs de la chasse et du jardinage (1774). Huile sur toile, 152 × 137 cm, National Trust for Places of Historic Interest or Natural Beauty, England. Autre titre : Nature morte de jardin, avec outils, légumes, gibier mort et buste de Cérès. « Cette nature morte est un exemple exceptionnel du travail de l’artiste française Anne Vallayer-Coster. L’assortiment apparemment incongru des objets –  outils de jardinage, légumes, accessoires de chasse et gibier – peut être attribué aux centres d’intérêt du commanditaire, Joseph-Marie Terray, abbé de Molesme (1715-1778). Terray était un jardinier passionné qui cherchait, en tant que ministre des Finances, à encourager l’économie agraire. Vallayer-Coster atteint la célébrité et la reconnaissance très tôt dans sa carrière, étant admise à l’Académie Royale en 1770, alors qu’elle n’a que 26 ans. Son talent précoce, notamment dans la représentation des fleurs, a attiré l’attention de la cour et plus particulièrement de la reine Marie-Antoinette. » (Commentaire National Trust)

Anne Vallayer-Coster. Portrait d’une femme âgée avec sa fille (v. 1775)

Anne Vallayer-Coster. Portrait d’une femme âgée avec sa fille (v. 1775). Huile sur toile, 137 × 171 cm, The Bowes Museum, Barnard Castle. Ce portrait de modèles non identifiés met en évidence le rapport maternel émanant du regard protecteur de la mère. Outre les visages, la composition s’attache à la texture et aux couleurs des étoffes. Les tons froids des robes sont contrebalancés par les fleurs roses et le brun-orange de la table.

Anne Vallayer-Coster. Nature morte avec brioche, fruits et légumes (1775)

Anne Vallayer-Coster. Nature morte avec brioche, fruits et légumes (1775). Huile sur toile, 45,5 × 55 cm, Nationalmuseum, Stockholm. Sur un entablement de pierre apparaissent un récipient en verre, une brioche, un panier de pêches et une botte de raifort. Simplicité et vérité rappellent les natures mortes de Chardin, qui ont dominé la première moitié du siècle.

Anne Vallayer-Coster. Bouquet de fleurs dans un vase en terre cuite avec pêches et raisins (1776)

Anne Vallayer-Coster. Bouquet de fleurs dans un vase en terre cuite avec pêches et raisins (1776). Huile sur toile, 122 × 114 cm, Dallas Museum of Art. « Peinte à l’apogée de la créativité artistique d’Anne Vallayer-Coster, cette nature morte appartenait à un haut personnage de l’entourage de la reine de France, Marie-Antoinette. Elle a été exposée au Salon de 1777, année suivant sa réalisation. Vallayer-Coster était l’une des quatre femmes peintres ayant bénéficié des privilèges et du prestige de l’appartenance à l’Académie royale au cours du dernier quart du 18e siècle […] Célébrée surtout pour ses brillantes représentations de compositions florales, Vallayer-Coster était considérée comme le successeur de Jean-Siméon Chardin en tant que plus grand peintre de natures mortes de l’école Française. » (Commentaire Dallas Museum of Art)

Anne Vallayer-Coster. Joseph Charles Roettiers, sculpteur (1777)

Anne Vallayer-Coster. Joseph Charles Roettiers, sculpteur (1777).  Huile sur toile, 65 × 54 cm, Domaine national du château de Versailles. Ce portrait a été exposé au Salon de 1777. Joseph Charles Roettiers (1691-1779) est un sculpteur et graveur français qui devint Graveur général des monnaies de France, c’est-à-dire dirigeant de l’administration chargée de la création et de la gravure des monnaies, médailles et poinçons.

Anne Vallayer-Coster. La reine Marie-Antoinette (1778)

Anne Vallayer-Coster. La reine Marie-Antoinette (1778). Aquarelle sur ivoire, 8,9 cm, Walters Art Museum, Baltimore. « Cette miniature a sans doute été créée à partir d’un portrait désormais perdu de Marie-Antoinette par Anne Vallayer-Coster, l’une des artistes préférées de la reine. Vallayer-Coster a été célébrée pour ses natures mortes, mais elle a reçu plusieurs commandes importantes de portraits de la famille royale, peut-être en raison de la faveur que lui a témoignée Marie-Antoinette. Les natures mortes florales de Vallayer-Coster sont réalisées avec une technique délicate qui est de loin supérieure à celle qui apparaît dans ce portrait. » (Commentaire Walters Art Museum)

Anne Vallayer-Coster. Vase de fleurs (1781)

Anne Vallayer-Coster. Vase de fleurs (1781). Huile sur toile, 40 × 32 cm, musée des Beaux-arts de Nancy. « Ce petit tableau de fleurs, peint après son mariage en 1781, est l'un des nombreux bouquets qu'elle se plaît à peindre après 1772, mêlant à la précision et au détail, la douceur des tons choisis qu'équilibre une touche nerveuse et sûre (rose, anémone, delphinium, oreille d'ours) » (Commentaire musée des beaux-arts de Nancy)

Anne Vallayer-Coster. Bouquet de fleurs dans un verre d'eau (1770-1800)

Anne Vallayer-Coster. Bouquet de fleurs dans un verre d'eau (1770-1800). Huile sur toile, 33 × 24 cm, musée des Beaux-arts de  Carcassonne. « Sur un entablement de marbre roux, une choppe de verre transparent contient un bouquet constitué de quelques fleurs : roses, zinnias, et giroflées. Une branche de fleurs de chèvrefeuille est tombée près du verre. » (Commendataire base Joconde)

Anne Vallayer-Coster. Nature morte de gibier (1782)

Anne Vallayer-Coster. Nature morte de gibier (1782). Huile sur toile, 71 × 89 cm, Toledo Museum of Art. Avec une maîtrise rare, Anne Vallayer-Coster place le gibier aux couleurs chaudes, qui vient d’être chassé, devant un paysage aux couleurs froides – ciel nuageux bleu-gris et feuillage vert foncé. Le socle de pierre accentue l’impression de véracité, comme s’il ne s’agissait pas d’une simple toile peinte mais de l’exposition réelle du butin des chasseurs.

AAnne Vallayer-Coster. Madame de Saint-Huberty dans le rôle de Didon (1785)

Anne Vallayer-Coster. Madame de Saint-Huberty dans le rôle de Didon (1785). Huile sur toile, 146 × 102 cm, National Museum of Women in the Arts, Washington. « Formée par son père, orfèvre et tapissier du roi de France, Anne Vallayer-Coster s’est fait connaître par ses natures mortes, mais aussi par ses portraits de membres de la famille royale et d’autres sommités.
Sa représentation de Madame de Saint-Huberty dans le rôle de Didon révèle sa parfaite connaissance du célèbre modèle. En 1783, Anne-Antoinette Clavel (dite Saint-Huberty, 1756-1812) interprète le rôle principal de l’opéra Didon de Niccolò Piccinni. Selon Elisabeth-Louise Vigée-Le Brun, qui a représenté Saint-Huberty sur un pastel de 1780, "Mme Saint-Huberti possédait non seulement une voix superbe, mais était aussi une très grande actrice".
Placée devant des éléments architecturaux en grisaille, Huberty chantent les vers suivants "Ah que je fus bien inspirée/ Quand je vous reçus dans ma Cour !"

Par le choix du sujet (l’opéra dérive de l’Énéide de Virgile) et l’utilisation d’éléments de composition s’inspirant de l’architecture ancienne, Vallayer-Coster a embrassé les principes du néoclassicisme. » (Commentaire National Museum of Women in the Arts, Washington)

Anne Vallayer-Coster. Nature morte aux maquereaux (1787)

Anne Vallayer-Coster. Nature morte aux maquereaux (1787). Huile sur toile, 49,5 × 61 cm, Kimbell Art Museum, Fort Worth. « Cette œuvre raffinée et saisissante de l’un des plus grands peintres de natures mortes de la France du XVIIIe siècle célèbre l’arrivée du maquereau à Paris au printemps, lorsque les riches Parisiens apprécient les spécimens les plus frais de ce délicieux poisson. Disposés sur un parapet de pierre recouvert d’un tissu de lin, apparaissent, afin d’aiguiser l’appétit par le spectacle d’un festin simple mais somptueux : un vinaigrier en cristal et argent, un rafraichissoir en argent rempli de glace et de verres à pied, deux demi-citrons et une brioche.
Vallayer-Coster, estimée pour la vigueur de ses compositions, sa virtuosité en tant que coloriste et sa capacité à imiter la nature, explore les variations de la tonalité argentée de la peinture en fonction du matériau et des reflets de la lumière, depuis le verre et le métal jusqu’à la peau du poisson, traitée avec des touches de vermillon brillant et d’ocre près des branchies. Les reflets sont observés avec sensibilité, et la serviette blanche ou la nappe participe également aux nuances de la lumière, le tout suggéré avec la touche délicate du peintre. Le tissu damassé imite le type de lin que l’artiste possédait. Les initiales VC sont brodées en minuscules points de croix rouges, avec le chiffre 6, pour l’inventaire de la gouvernante du peintre. » (Commentaire Kimbell Art Museum)

  

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Commentaires

  • Tina '/'
    Merci pour cette inconnue (une de plus) que j'aime beaucoup.
    Amicalement.