Giovanna Garzoni

 
 

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Patrick AULNAS

 

Portraits

Giovanna Garzoni. Autoportrait en Apollon (1618-20)

Giovanna Garzoni. Autoportrait en Apollon (1618-20)
Tempera sur parchemin, posée sur lin, 42 × 33 cm, Palais du Quirinal, Rome
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Carlo Maratti. Portrait de Giovanna Garzoni (v. 1665)

Carlo Maratti. Portrait de Giovanna Garzoni (v. 1665)
Huile sur toile, 64 × 49 cm, Pinacothèque Civica, Ascoli Piceno.

 

Biographie

1600-1670

Giovanna Garzoni est née en 1600 à Ascoli Piceno (région des Marches appartenant aux États pontificaux) dans une famille d’origine vénitienne. Cette famille comportait des artistes peintres, en particulier Pietro Gaia, oncle de Giovanna, qui l’aurait initiée à la peinture à Venise. Ses parents, Giacomo Garzoni et Isabetta Gaia, étaient issus tous deux du milieu des orfèvres. Le parcours de cette artiste est caractérisé par une grande mobilité géographique et un éclectisme rare. Excellente musicienne et chanteuse dès l’enfance, mais aussi calligraphe, elle réalise très jeune un manuscrit décoré de miniatures de plantes, fleurs, oiseaux et animaux qu’elle conservera toute sa vie.

Vers l’âge de quinze ou seize ans, elle est présentée à Marie Madeleine d’Autriche (1589-1631), épouse de Cosme II de Médicis et grande-duchesse de Toscane, à qui elle offre une miniature de sainte Marie-Madeleine, aujourd’hui perdue.

Entre 1618 et 1620, elle visite la cour des Médicis à Florence où elle rencontre probablement Artemisia Gentileschi. Elle arrive à Venise en 1620, avec son frère Mattio, et peint un Saint André pour l’église vénitienne de l’Ospedale degli Incurabili. Elle reste quelques années à Venise et fréquente l’école de calligraphie de Giacomo Rogni. En 1622, elle épouse le peintre vénitien Tiberio Tinelli (1586-1638), mais deux ans plus tard, le mariage est annulé.

 

Giovanna Garzoni. Canna (v. 1631)

Giovanna Garzoni. Canna (v. 1631)
Aquarelle et encre sur vélin, 49,5 × 28 cm, Dumbarton Oaks Research Library, Washington.

 

Depuis sa prime jeunesse Giovanna Garzoni s’intéresse à la botanique et a acquis une compétence particulière dans la représentation des plantes et des fleurs. Au début de la décennie 1630, elle réalise un manuscrit botanique intitulé Piante varie, comportant cinquante aquarelles de diverses plantes, dessinées à grande échelle avec une précision scientifique.

En 1630, Giovanna et Mattio s’installent à Naples et travaillent pour le vice-roi espagnol, le duc d’Alcalá (1583-1637). En 1631, elle est à Rome, mais Christine de France (1606-1663), duchesse de Savoie, fille du roi de France Henri IV et de Marie de Médicis, l’appelle à Turin où elle souhaite l’employer comme miniaturiste. Giovanna Garzoni reste à Turin jusqu’à 1637, employée par la cour de Victor-Amédée Ier de Savoie (1587-1637), époux de Christine de France.

 

Giovanna Garzoni. Portrait de Charles Emmanuel I, duc de Savoie (1632-37)

Giovanna Garzoni. Portrait de Charles Emmanuel I, duc de Savoie (1632-37)
Tempera sur vélin, 42 × 33 cm, Palazzo Reale, Turin.

 

En 1640, elle vit à Paris et y reste jusqu’à 1642, date à laquelle elle part pour Rome. Mais ses principaux commanditaires, Ferdinand II de Médicis (1610-1670) et son épouse Vittoria della Rovere (1622-1694), appartiennent à la famille Médicis ; aussi partage-t-elle son temps entre Rome et Florence de 1642 à 1651. Elle s’installe ensuite à Rome tout en produisant des œuvres pour la cour des Médicis. Elle est la première femme admise à l’Accademia di San Luca (académie des Beaux-arts de Rome).

En 1666, Giovanna Garzoni lègue l’ensemble de ses biens à l’Accademia di San Luca à condition que son tombeau soit placé dans l’église Santi Luca e Martina. Son décès se situe entre le 10 et le 15 févier 1670. Un monument funéraire fut érigé en son honneur dans l’église Santi Luca e Martina et son corps y fut transféré après sa mort.

 

Œuvre

Giovanna Garzoni. Nature morte avec coupe de citrons (v. 1640)

Giovanna Garzoni. Nature morte avec coupe de citrons (v. 1640)
Tempera sur vélin, 27,6 × 35,6 cm, The J. Paul Getty Museum, Los Angeles.

 

Giovanna Garzoni est une des grandes spécialistes de la nature morte au 17e siècle et l’artiste femme italienne la plus connue dans cette spécialité. Son œuvre comprend également des miniatures, des portraits, des illustrations botaniques et quelques sujets religieux. Elle utilise principalement la tempera (ou aquarelle) sur parchemin et vélin, dans des formats de petite taille nécessitant une grande précision.

 

Giovanna Garzoni. Vase de Chine avec fleurs, figue et haricot (1650-55)

Giovanna Garzoni. Vase de Chine avec fleurs, figue et haricot (1650-55)
Tempera sur vélin, 51 × 37 cm, Galerie des Offices, Florence.

 

Les peintures de Giovanna Garzoni se caractérise par une luminosité rare, obtenue par une technique pointilliste avec une tempera riche en pigments appliquée sur vélin ou parchemin spécialement préparé. L’utilisation de ce support ancien utilisé au Moyen Âge pour les manuscrits, mais remplacé par le papier pour les livres, constitue un choix artistique atypique qui a séduit les plus riches commanditaires, en particulier les Médicis.

 

Giovanna Garzoni. Saint Catherine d’Alexandrie (1641-42)

Giovanna Garzoni. Sainte Catherine d’Alexandrie (1641-42)
Gouache, rehaussée d’or, sur parchemin monté sur plaque métallique, 14,2 × 10,9 cm, collection particulière.

 

Cette habileté, conjuguée à un talent exceptionnel, a permis de cette artiste de s’imposer comme l’une des figures marquantes du 17e siècle italien dans la nature morte, les planches botaniques et les miniatures. La peinture mythologique et religieuse nécessitant une longue formation inaccessible aux femmes du 17e siècle, un certain nombre d’artistes de talent se sont orientées, dans toute l’Europe, vers la nature morte et la représentation d’espèces botaniques. On peut citer Louise Moillon en France, Clara Peeters aux Pays-Bas, Anna Maria Sibylla Merian en Allemagne. Leurs réalisations sont aujourd’hui plus proches de notre sensibilité que les immenses et solennelles compositions historiques destinées à glorifier le pouvoir politique et la religion officielle. Ces dernières témoignent du génie de certains artistes au service d’un pouvoir prisonnier d’une époque. La peinture féminine, elle, porte son regard délicat sur l’éternité de la nature et des petits objets du quotidien.

 

Natures mortes

Giovanna Garzoni. Nature morte avec coupe de citrons (v. 1640)

Giovanna Garzoni. Nature morte avec coupe de citrons (v. 1640). Tempera sur vélin, 27,6 × 35,6 cm, The J. Paul Getty Museum, Los Angeles. « Dans cette nature morte minutieuse, de robustes citrons, encore feuillus, emplissent à ras bord une assiette en céramique usagée. L'observation attentive de la nature et la maîtrise picturale de Giovanna Garzoni transparaissent dans le rendu précis de l'écorce des citrons et la délicatesse des ailes de la guêpe. Avec sa coupe de fruits centrale, cette œuvre est caractéristique du style de Garzoni ; une fleur ou un insecte placé au premier plan enrichit la composition. Garzoni a délibérément joué avec les textures et les formes, faisant contraster la peau rugueuse et la rondeur des citrons avec les branches aux arêtes vives, le feuillage vert brillant et les délicates fleurs étoilées.
Au XVIIe siècle, la recherche scientifique et son illustration suscitaient un vif intérêt chez les personnes fréquentant la cour. De ce fait, les peintures de natura sospesa, (nature suspendue), étaient très en vogue. Les habiles représentations d'objets naturels par Garzoni, généralement des fruits et des insectes agencés en ensembles harmonieux, figuraient parmi les tableaux les plus convoités par les riches mécènes. » (Commentaire The J. Paul Getty Museum)

 

Giovanna Garzoni. Coupe avec prunes (1625-50)

Giovanna Garzoni. Coupe avec prunes (1625-50). Tempera sur parchemin, 46 × 49 cm, Galerie des Offices, Florence. Prunes avec feuillage, coing (à gauche) et poire (à droite) constituent un agencement très réfléchi visant à évoquer le milieu naturel, sans idéalisation car les fruits ne sont du tout parfaits, mais avec l’ambition artistique de traiter de la beauté de l’imperfection.

 

Giovanna Garzoni. Nature morte avec oiseaux et fruits (v. 1650)

Giovanna Garzoni. Nature morte avec oiseaux et fruits (v. 1650). Tempera sur vélin, 25,7 × 41,6 cm, The Cleveland Museum of Art, Cleveland. « Garzoni fut l'une des rares femmes artistes à acquérir une renommée internationale dans l’Italie du XVIIe siècle. Elle acquit une grande notoriété grâce à ses natures mortes naturalistes sur vélin, qui alliaient rigueur scientifique et sensibilité artistique. Ici, trois petits chardonnerets élégants perchés sur des branches d’arbre fruitier et un nid de guêpes se détachent sur un fond aux tons terreux. Les chardonnerets sont posés sur des branches auxquelles pendent deux prunes (à gauche), une pêche (au centre) et une poire (à droite). Un coing jaune et une figue pourpre apparaissent au premier plan, à gauche. Les interprétations raffinées du monde naturel par Garzoni correspondaient au goût des aristocrates, comme les Médicis, qui acquéraient ses dessins pour décorer leurs palais. » (Commentaire The Cleveland Museum of Art)

 

Giovanna Garzoni. Figues (1651-52)

Giovanna Garzoni. Figues (1651-52). Aquarelle sur parchemin, 24,5 × 34,5 cm, Galleria Palatina (Palazzo Pitti), Florence. « Les peintures de Garzoni resplendissent, car l'aquarelle transparente permet à la lumière de se refléter sur le parchemin bien blanchi, puis de revenir à travers les pigments fins dont disposait un peintre de cour et un illustrateur scientifique. » (Commentaire Web Gallery of Art)

 

Giovanna Garzoni. Vase de Chine avec fleurs, figue et haricot (1650-55)

Giovanna Garzoni. Vase de Chine avec fleurs, figue et haricot (1650-55). Tempera sur vélin, 51 × 37 cm, Galerie des Offices, Florence. « Garzoni obtint une luminosité inégalée en appliquant par pointillisme une aquarelle richement pigmentée sur du vélin, une peau d'agneau, de chevreau ou de veau à grain fin, préparée spécialement pour l'écriture. Autrefois réservé aux manuscrits les plus précieux, le vélin fut largement remplacé par le papier dans la fabrication des livres. » (Commentaire Web Gallery of Art)

 

Giovanna Garzoni. Assiette de pois (1651-62)

Giovanna Garzoni. Assiette de pois (1651-62). Aquarelle sur parchemin, 24,5 × 34,5 cm, Palazzo Pitti Galerie des Offices, Florence. La vérité de la représentation, par l’illustration du début de décomposition de certaines cosses, n’empêche pas l’artiste de manifester son talent pour conjuguer formes (cosses allongées et feuilles ovales) et couleurs comportant chacune plusieurs valeurs (jaune, vert, rose, blanc).

 

Giovanna Garzoni. Deux papillons et un autre insecte (1630-70)

Giovanna Garzoni. Deux papillons et un autre insecte (1630-70). Tempera sur vélin, 10,3 × 12,1 cm, collection particulière. « Le style particulier d'ombrage apparent dans cette œuvre, exécuté selon la technique du pointillisme noir et blanc, est conforme à celui utilisé par l'artiste dans son carnet de croquis conservé à l'Accademia di San Luca de Rome […] Il est possible que cette œuvre ait fait partie d'un carnet de croquis similaire. » (Commentaire Dorotheum)

 

 

Portraits

Giovanna Garzoni. Portrait de Victor Amadeus I, duc de Savoie (1635)

Giovanna Garzoni. Portrait de Victor Amadeus I, duc de Savoie (1635). Tempera sur vélin, marouflé sur toile, 4,3 × 3,3 cm, Galerie des Offices, Florence. Victor Amadeus Ier (1587-1637) fut duc de Savoie et prince du Piémont de 1630 à 1637. Il est le fils de Charles Emmanuel Ier (portrait posthume ci-dessous) qui accueillit à sa cour Giovanna Garzoni.

 

Giovanna Garzoni. Portrait de Charles Emmanuel I, duc de Savoie (1632-37)

Giovanna Garzoni. Portrait de Charles Emmanuel I, duc de Savoie (1632-37). Tempera sur vélin, 42 × 33 cm, Palazzo Reale, Turin. Charles-Emmanuel Ier (1562-1630) fut duc de Savoie et prince du Piémont de 1580 à 1630. « Entre 1632 et 1637, Garzoni est mentionnée comme étant au service de la cour de Turin, où elle réalisa de nombreuses œuvres. Celles-ci comprennent des parchemins représentant des portraits ainsi que des sujets sacrés, mythologiques et naturalistes. Deux portraits posthumes des ducs de Savoie, Emmanuel-Philibert et Charles-Emmanuel, de dimensions similaires et appartenant à cette période, sont actuellement conservés au Palais royal de Turin. » (Commentaire Web Gallery of Art)

 

Giovanna Garzoni. Portrait de Zaga Christ (1635)

Giovanna Garzoni. Portrait de Zaga Christ (1635). Aquarelle et gouache sur parchemin marouflé sur carton, cadre en argent, hauteur 5,7 cm, collection particulière. « Signée au verso par Garzoni en écriture éthiopienne (guèze) (dont la translittération phonétique Žowānā Gārsonē [či] a été aimablement fournie par Ted Erho) et latine, cette miniature représente Zaga Christ (également écrit Saga Krestos, 1608-1638), un prince éthiopien autoproclamé qui s'est converti au catholicisme romain à Jérusalem et a voyagé à travers l'Europe en tant que prétendant au trône du roi Yaqob Ier d'Éthiopie (vers 1590-1606). Le peintre et le modèle se croisèrent durant le rude hiver de 1634-1635, lorsque Christ fut transféré à Turin sous la protection du duc de Savoie, Victor-Amédée Ier (1587-1637), afin de se remettre d'une grave maladie (Crawford 1950, p. 293-295 ; Aroles 2013, p. 60). Garzoni était à la cour de Turin en qualité de “miniatrice di Madama Reale” depuis 1632 et occupa ce poste jusqu'en 1637 (Di Vesme 1932, p. 799-800).
Ce portrait miniature, peut-être commandé par le duc de Savoie ou par le modèle lui-même, est exécuté avec une précision extrême selon la technique pointilliste. Conformément à la tradition anglaise des miniatures de portraits (Meloni Trkulja 1983a, p. 78), le fond est peint en bleu outremer, comme dans le Portrait d'un gentilhomme de Garzoni (La Haye, Stichting Historische Verzamelingen van het Huis Oranje-Nasseau, cf. Fig. 5 dans l'essai de Cosgrove), qu'elle a exécuté à Venise en 1625. Christ est représenté portant une veste rouge ornée de galons d'or, correspondant à la description de la veste qu'il a reçue en cadeau officiel à son arrivée dans le royaume d'Espagne en Italie en 1632 (Aroles 2013, p. 56). Sur sa veste rouge repose un délicat col en lin et dentelle à l'aiguille, qui semble avoir été réalisé selon les techniques vénitiennes de reticella et de punto in aria. » (Commentaire Hilda Groen, “The Immensity of The Universe” in the art of Giovanna Garzoni)

 

Giovanna Garzoni. Chien de salon avec des biscottes et une tasse de Chine (v. 1648)

Giovanna Garzoni. Chien de salon avec des biscottes et une tasse de Chine (v. 1648). Tempera sur parchemin, 27,5 × 39,5 cm, Galerie des Offices, Palazzo Pitti, Florence. « Garzoni a peint cette miniature au milieu de sa carrière, vers 1648, pour la Grande-duchesse de Toscane, Vittoria della Rovere, fréquemment représentée avec ses chiens […]

Ce chien, souvent identifié comme un carlin, ressemble aux spécimens figurant dans le Portrait d'un chien de salon de Tiberio Titi (collection privée ; Casale 1991, p. 118) et dans le portrait de 1618 de la grand-mère de Vittoria, Christine de Lorraine, avec son chien (anciennement attribué à Francesco Bianchi Buonavita, S. Meloni Trkulja, dans Natura viva 1985, p. 104 n. 30). À l'âge de trois ans, lors de ses fiançailles avec son cousin Médicis, Vittoria fut représentée avec un chien de race similaire (Galerie des Offices, Inv. 1890 n° 239) ; auparavant, son père, Federico Ubaldo della Rovere, avait été représenté avec un chien lors de ses fiançailles à l'âge de cinq ans (Galerie des Offices, Inv. 1890 n° 2473) […]
Le portrait de Garzoni met l'accent sur les qualités intrinsèques du chien, notamment sa douceur : les biscuits et la tasse de thé représentés près du carlin aux grands yeux permettent non seulement d'apprécier sa petite taille, mais révèlent aussi sa discipline. On peut faire confiance au chien pour rester assis tranquillement sans déranger la précieuse tasse en porcelaine, et pour ignorer patiemment les friandises sucrées à côté. Tandis que les mouches se rassemblent sur les sucreries abandonnées, l'animal obéissant tourne toute son attention vers le spectateur. » (Commentaire Dana Hogan, “The Immensity of The Universe” in the art of Giovanna Garzoni)

 

 

Scènes religieuses

Giovanna Garzoni. Saint Catherine d’Alexandrie (1641-42)

Giovanna Garzoni. Sainte Catherine d’Alexandrie (1641-42). Gouache, rehaussée d’or, sur parchemin monté sur plaque métallique, 14,2 × 10,9 cm, collection particulière. « D'une qualité exceptionnelle et en excellent état, cette Sainte Catherine d'Alexandrie constitue une nouvelle et fascinante adjonction au corpus de miniatures de Giovanna Garzoni. Elle est exécutée selon la technique du pointillisme caractéristique de l'artiste, décrite par le critique et historien d'art du XVIIIe siècle Pietro Zani comme une “miniature granita”, consistant à utiliser la pointe du pinceau pour créer une myriade de minuscules points afin de composer l'œuvre. La peau est représentée par des centaines de points, tandis que les cheveux sont peints par une combinaison de points et de traits linéaires. Les zones d'ombre sont créées par de pâles lavis bleus ou rouges appliqués sous les points. Ce travail minutieux confère à l'œuvre une luminosité remarquable, rehaussée par l'éclat du support en parchemin. » (Commentaire Stephen Ongpin Fine Art)

 

Giovanna Garzoni. Madone à la chaise (1649)

Giovanna Garzoni. Madone à la chaise (1649). Tempera sur parchemin marouflé sur ardoise, 23,5 × 23,5 cm, collection particulière. Il s’agit d’une copie en miniature de La Vierge à la chaise (Madonna della seggiola) de Raphaël, datant de 1513-1514, tondo d’un diamètre de 71 cm (Palais Pitti, Florence) représentant une Vierge à L’Enfant avec Jean Baptiste enfant priant.

 

 

Planches botaniques

Giovanna Garzoni. Jacinthe avec quatre cerises, un lézard et un artichaut (1630-70)

Giovanna Garzoni. Jacinthe avec quatre cerises, un lézard et un artichaut (1630-70). Tempera sur vélin, 53,2 × 40,1 cm, Galerie des Offices, Florence. « Cette œuvre est l'une des quatre études de plantes conservées à la Galerie des Offices, à Florence. Elles s'écartent des compositions plus habituelles de l'artiste et s'apparentent à des planches botaniques. Dans cette œuvre, l'artiste représente un Hyacinthus orientalis, originaire de Mésopotamie mais déjà cultivé en Italie en 1590. La position inhabituelle des pattes du lézard indique que l'animal était probablement un spécimen scientifique. » (Commentaire Web Gallery of Art)

 

Giovanna Garzoni. Renoncule avec deux amandes et un hyménoptère (1630-70)

Giovanna Garzoni. Renoncule avec deux amandes et un hyménoptère (1630-70). Tempera sur vélin, 53,7 × 41,1 cm, Galerie des Offices, Florence. « Cette œuvre est l'une des quatre études de plantes conservées à la Galerie des Offices, à Florence. L'artiste y représente une renoncule d'Asie (Ranunculus asiaticus), deux amandiers et un hyménoptère. Si l'influence du botaniste Jacopo Ligozzi est manifeste, Garzoni a très probablement eu accès à des dessins d'artistes du Nord ainsi qu'à divers spécimens d'histoire naturelle. Précédé par Ligozzi et suivi par Bimbi, Garzoni a pu observer de près les espèces végétales et florales des jardins des Médicis. » (Commentaire Web Gallery of Art)

 

PIANTE VARIE (Plantes diverses)
Ce recueil de 50 planches botaniques et d’un autoportrait a été réalisé par Giovanna Garzoni au tout début de la décennie 1630. En haut et à gauche de chaque planche figure la dénomination botanique latine et quelques précisions concernant la plante. La dénomination courante est indiquée en bas et au centre de la planche. Voici deux ce ces planches.

 

Giovanna Garzoni. Canna (v. 1631)

Giovanna Garzoni. Canna (v. 1631). Aquarelle et encre sur vélin, 49,5 × 28 cm, Dumbarton Oaks Research Library, Washington. Planche N° 9. Le canna est une plante d’origine tropicale utilisée aujourd’hui comme plante ornementale et dont on extrayait des rhizomes une farine destinée à l’alimentation.

 

Giovanna Garzoni. Mandragore (v. 1631)

Giovanna Garzoni. Mandragore (v. 1631). Aquarelle et encre sur vélin, 49,5 × 28 cm, Dumbarton Oaks Research Library, Washington. Planche N° 11. « La mandragore (Mandragora autunnalis) est une plante répandue dans le sud de l'Italie et était vénérée pour ses prétendues propriétés magiques. » (Commentaire Web Gallery of Art)

 

 

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