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Crucifixion et saints (1440-41). Fresque, Ospedale Santa Maria Nuova, Florence. « Vraisemblablement, entre 1440 et 1441, Andrea peignit cette Crucifixion avec des saints pour le monastère de Santa Maria degli Angeli. Elle se trouve aujourd’hui à l’hôpital Santa Maria Nuova. Cette peinture montre la forte influence de l’œuvre de Masaccio et Donatello sur le jeune Andrea. » (Commentaire Web Gallery of Art)
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La mort de la Vierge (1442-43). Fresque, basilique Saint-Marc, Venise. Les éléments architecturaux en arrière-plan sont destinés à créer un effet de profondeur à la manière de Masaccio.
« Le dessin préparatoire de la mosaïque de La Mort de la Vierge dans la chapelle Mascoli de la basilique Saint-Marc date également de la période vénitienne de Castagno. L'attribution de cette œuvre à Andrea a longtemps fait l'objet de controverses, mais des études récentes ont démontré de manière convaincante que le style d'Andrea est clairement reconnaissable dans la construction architecturale en arrière-plan et dans l'atmosphère paisible et contemplative qui se dégage des personnages, caractérisée par une absence totale de dramatisation. » (Commentaire Web Gallery of Art)
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La Cène et scènes de la passion du Christ (1447). Fresques, Sant'Apollonia, Florence. Ces fresques décoraient le mur ouest du réfectoire du couvent Sant'Apollonia de Florence devenu un musée. Elles sont restées inaccessibles jusqu'à 1800 en raison de la présence des moniales dans le couvent.
« La paroi ouest du réfectoire de Sant’Apollonia est peinte dans son entier. Andrea del Castagno y a représenté, outre la Cène, représentation habituelle dans les réfectoire conventuels, la Crucifixion, au sommet, avec, à droite, la Mise au Tombeau et, à gauche, la Résurrection du Christ. » (Commentaire Guide artistique de la province de Sienne)

La Cène (1447). Fresque, 453 × 975 cm, Sant'Apollonia, Florence. Cette fresque représente la Cène, c'est-à-dire le dernier repas de Jésus-Christ avant sa crucifixion, en présence des douze apôtres. Le Christ et onze d'entre eux sont d'un côté de la table ; le douzième apôtre, Judas, est seul de l'autre côté. Jean est endormi à la gauche du Christ. L'aspect monumental et solennel de l'œuvre rappelle encore une fois Masaccio, d'autant que l'effet de perspective très accentué du plafond et des murs latéraux vise simplement à donner de la profondeur à une scène très étirée. La nappe est représentée sous forme d'un quasi-rectangle blanc sans aucune perspective.
« La représentation de la Cène est composée a partir d’une longue table autour de laquelle sont disposés, sur un seul côté et sur les bords latéraux, Jésus et ses apôtres, à l’exception de Judas Iscariote. Celui-ci, conformément à la tradition, est placé à l’avant de la scène, de l’autre côté de la table privée de perspective où ont pris place les convives, isolé et repoussé à l’avant de la bande blanche de la table qui barre l’espace, véritablement séparé du groupe, assis sur un tabouret et dépourvu d’auréole, face à Jésus. Sur la contremarche de l’estrade qui surélève la table couverte d’une nappe immaculée sont inscrits les noms des apôtres représentés, comme pour mieux identifier chacun d’eux en dépit de leurs attributs et de leurs attitudes soigneusement individualisées.
La sensation d’espace créée par l’emploi d’une perspective à point de fuite central, qui permet de creuser la pièce sur la surface du support du mur, s’exerce fortement sur tout les éléments géométriques de l’architecture, plafond, pavement, murs latéraux et toit de tuiles. Deux ouvertures apparaissent sur la paroi de droite, validant la source de la lumière : celle-ci provient bien du coté sud, à l’instar de la lumière réelle qui pénètre dans le réfectoire et vient ombrer les drapés des figures.
De part et d’autre de la table, les retours du banc de pierre sur lequel ont pris place les apôtres sont ornées de figure de harpies, animal mythologique symbole de mort, accompagnés de vases en bas-relief sur les rebords faisant face. L’atmosphère dramatique qui se dégage de de la scène résulte du tracé vigoureux des formes et des oppositions de tonalités claires et obscures. Les panneaux de marbre aux décorations vives et variées y contribuent, en particulier celui situé derrière les figures du Christ et de Judas, dans lequel les violentes striures du marbre semblent refléter la tension des mouvements de la pensée des personnages. Les visages graves comme la gestuelle individuelle des apôtres viennent renforcer cette tension qui parcourt tout l’espace de la scène. » (Commentaire Guide artistique de la province de Sienne)

La Cène, détail (1447). L'expressivité des visages et des attitudes est une caractéristique du réalisme de la Renaissance. Le peintre cherche ici à opposer la douceur du visage de Jean endormi à la dureté de celui de Judas (le traître selon la tradition chrétienne). Le visage du Christ exprime la compassion.
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Hommes et femmes illustres (1450). Fresques, Villa Carducci, Legnaia. Il s'agit d'un ensemble de neuf fresques dont le commanditaire est Filippo Carducci, homme politique florentin. Ces fresques prenaient place dans une loggia de 15,50 m de long de la villa de Carducci. Elles sont désormais exposées à la galerie des Offices de Florence. Cette photographie est une reconstitution de la villa Carducci.
« Dans ces figures austères et monumentales, manifestement inspirées des modèles de Masaccio et Donatello, Andrea del Castagno nous livre une exaltation de l'humanité, perçue comme dotée de force physique, de vertus morales et d'une intelligence vive : les qualités de l'homme de la Renaissance. À travers cette série de portraits, il apparaît comme le porte-parole des principes fondamentaux de l'humanisme. » (Commentaire Web Gallery of Art)

Hommes et femmes illustres. Pippo Spano (1450). Fresque transférée sur bois, 250 × 154 cm, Galerie des Offices, Florence. Pippo Spano est un condottiere (chef militaire et mercenaire) italien (1369-1426).
Hommes et femmes illustres. Niccolò Acciaiuoli (1450). Fresque transférée sur bois, 250 × 154 cm, Galerie des Offices, Florence. Niccolò Acciaiuoli (1310-1365) est un homme politique et un militaire italien.
Hommes et femmes illustres. Farinata degli Uberti (1450). Fresque transférée sur bois, 250 × 154 cm, Galerie des Offices, Florence. Farinata degli Uberti est un des chefs de la faction des gibelins au 13e siècle. A cette époque, deux factions (les guelfes et les gibelins) s'opposaient à Florence, chacune soutenant une dynastie.
Hommes et femmes illustres. La reine Esther (1450). Fresque transférée sur bois, 120 × 150 cm, Galerie des Offices, Florence. Dans l'Ancien Testament, Esther est l'épouse du roi de Perse Assuérus ou Xerxès 1er (519-465 avant J.-C.). Elle est présentée dans la Bible comme une femme courageuse et d'une grande piété.
Hommes et femmes illustres. La sibylle de Cumes (1450). Fresque transférée sur bois, 250 × 154 cm, Galerie des Offices, Florence. Dans la mythologie grecque, les sibylles étaient des prêtresses d'Apollon dotées d'un don de divination. Elles prophétisaient. Il y a douze sibylles.
Hommes et femmes illustres. La reine Tomyris (1450). Fresque transférée sur bois, 245 × 155 cm, Galerie des Offices, Florence. Reine légendaire des Massagètes, peuple nomade de l'Antiquité (Moyen Orient).
Hommes et femmes illustres. Dante Alighieri (1450). Fresque transférée sur bois, 250 × 154 cm, Galerie des Offices, Florence. Ecrivain, poète, homme politique italien (1265-1321).
Hommes et femmes illustres. Boccace (1450). Fresque transférée sur bois, 250 × 154 cm, Galerie des Offices, Florence. Giovanni Boccaccio (1313-1375), en français Jean Boccace, est un écrivain italien.
Hommes et femmes illustres. Pétrarque (1450). Fresque transférée sur bois, 247 × 153 cm, Galerie des Offices, Florence. Pétrarque (1304-1374) est un poète et humaniste italien.
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Le jeune David (v. 1450). Tempera sur cuir monté sur bois, 115,6 × 41 cm à la base, National Gallery of Art, Washington. Selon le récit biblique, Goliath était un géant « de six coudées et un empan » soit environ 2,90 m. Goliath sortit du camp philistin et mit l'armée d'Israël au défi de trouver un homme suffisamment fort pour gagner un duel déterminant l'issue du conflit entre les deux nations. David, jeune berger agréé par Dieu, releva le défi lancé par Goliath. Après avoir déclaré qu'il venait contre lui avec l'appui de Dieu, David lui jeta une pierre avec sa fronde. Celle-ci s'enfonça dans le front de Goliath qui tomba à terre. David lui prit son épée et acheva le géant en lui coupant la tête.
« Cette scène macabre est tirée du récit de l'Ancien Testament où David terrasse le géant Goliath. David est représenté brandissant la fronde qui a tué Goliath, dont la tête tranchée gît au sol. Castagno utilise l'intenisté expressive de David, ses vêtements flottants et ses cheveux au vent pour créer une atmosphère dramatique.
David était un symbole politique pour Florence, ville natale de l'artiste, qui devait souvent se défendre contre des ennemis plus grands et plus puissants. Il s'agit d'un rare exemple de bouclier de parade cérémoniel orné d'une scène narrative, œuvre d'un artiste renommé. Sous la peinture, on distingue cinq boulons qui fixaient autrefois le bouclier à ses sangles de transport. » (Commentaire NGA)
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Niccolò da Tolentino (v. 1456). Fresque, 833 × 522 cm, Duomo, Florence. Niccolò da Tolentino (v. 1350-1435) est un condottiere italien qui a commandé les troupes de plusieurs cités italiennes (Crémone, Naples, Florence, Milan). Il s'agit ici d'une fresque en trompe-l'œil, dans le Duomo de Florence, destinée à donner à l'observateur l'impression d'une sculpture. Dans le même style, Ucello avait réalisé en 1436 le Monument équestre de John Hawkwood.
« Andrea del Castagno a repris le type et les dimensions du monument adjacent de Paolo Uccello, en y apportant quelques variations.
Le tableau imite un monument de marbre partiellement peint et doré, placé contre le mur. Un sarcophage à couvercle carrelé porte une plaque avec une épigraphe ; il est entouré de statuettes portant les armoiries et repose sur un socle soutenu par des étagères. Au-dessus, le portrait équestre du chef de guerre est représenté en raccourci en contreplongée : le cheval avance au pas triomphal et le capitaine qui le monte, en armure mais coiffé d'un grand chapeau, tient le bâton bien visible. Le pourpre et l'or des parties polychromes et les harnais somptueux du cheval rappellent les présents et le festin que la République lui avait donnés le 24 juin 1433. Le cadre grotesque est un ajout postérieur de Lorenzo di Credi (1524). En 1842, l'œuvre fut détachée du mur et transférée sur toile. Elle a été restaurée à trois reprises : en 1954, en 2000 et en 2022. » (Commentaire Opera di Santa Maria del Fiore)
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Crucifixion (v. 1471). Tempera sur bois, 29 × 35 cm, National Gallery, Londres. Tableau de petites dimensions provenant probablement de la prédelle (partie basse) d'un retable. Son attribution reste discutée. La National Gallery indique : "possiblement d'Andrea del Castagno".
« Le Christ est représenté cloué à la Croix lors de sa crucifixion, flanqué des deux larrons crucifiés à ses côtés. Sa mère, la Vierge Marie, et son disciple Jean (dit le disciple bien-aimé) se tiennent au pied de la Croix.
Ce panneau provient de la prédelle, partie inférieure d'un retable, généralement composée de scènes narratives individuelles. Plusieurs autres panneaux de la même série, illustrant les événements précédant la mort du Christ, ont été identifiés, mais on ignore à quel retable ils appartenaient.
On a longtemps cru que ce tableau était l'œuvre du peintre florentin Andrea del Castagno, qui fut le maître des frères Pollaiulolo, Antonio et Piero. Le vaste paysage en arrière-plan – assombri par le temps – avec un chemin sinueux ou une rivière, se retrouve dans des tableaux de Piero et Antonio. Plus récemment, on l'a attribué à leur contemporain florentin, Botticini, qui a porté ce type de paysage à son apogée dans son retable de l'Assomption de la Vierge, également conservé à la National Gallery. » (Commentaire National Gallery)
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