Le Grand Tour

 

0. Panorama du 18e siècle 
1. Le rococo (≈ 1700-1785)
2. Le portrait (≈ 1700-1820)
3. Les inclassables
4. Les artistes du Grand Tour (≈ 1700-1820)
5. Le néo-classicisme (≈ 1760-1830)

 

4. Les artistes du Grand Tour (≈  1700-1820)

 

Canaletto. Le Grand Canal et l'Eglise de la Salute, 1730Canaletto. Le Grand Canal et l'Eglise de la Salute, 1730

 

A partir du 17e siècle, il devint coutumier d’envoyer les jeunes aristocrates européens, mais surtout britanniques, faire un Grand Tour d’Europe après leurs études. Il s’agissait de les confronter à des sociétés différentes tout en restant dans leur milieu social. On encourageait les jeunes gens à s’intéresser aux institutions politiques, à l’architecture, à la peinture de leur pays de séjour. Ils pouvaient aussi nouer des contacts avec d’autres aristocrates promis aux hautes fonctions politiques, militaires ou diplomatiques. Les voyageurs devaient, lors de leur séjour à Rome, faire réaliser leur portrait par une gloire locale. Un aristocrate anglais ne devenait un « compleat gentleman » qu’après avoir effectué son Grand Tour. Les pays de séjour étaient principalement la France, l’Italie, la Suisse, l’Allemagne et les Pays-Bas.

Cette pratique éducative aura une influence sur les artistes locaux. Beaucoup d’œuvres picturales italiennes du 18e siècle correspondent au goût britannique et certaines ont émigré vers l’Angleterre.

 

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Giovanni Paolo Pannini (1691-1765)

Le nom de Pannini est associé au védutisme, mouvement pictural consacré aux paysages urbains. Ses vues de Rome lui amèneront la célébrité, mais, outre les vedute (paysages réels), il peint également des capricci (paysages imaginaires) et des portraits. Il influencera tous les védutistes du 18e siècle, en particulier Canaletto.

 Canaletto (1697-1768)

Canaletto, peintre vénitien, est également un védutiste. Il fut très apprécié de l’aristocratie anglaise qui séjournait à Venise lors de son Grand Tour. Il s’installa pendant plusieurs années à Londres, ce qui lui permit de peindre également des vues de la capitale britannique. Le paysage urbain nécessitait une rupture avec la pratique traditionnelle du travail en atelier. Les védutistes installaient leur chevalet à l’extérieur pour capter les caractéristiques architecturales et la lumière du lieu.

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