Rembrandt
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Patrick AULNAS
Autoportraits
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Autoportrait (1629) |
Autoportrait (1634) |
Autoportrait (1640) |
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Autoportrait (1655) |
Autoportrait (1661) |
Autoportrait (1669) |
Biographie
1606-1669
Rembrandt est né à Leyde, commune située aux Pays-Bas (Provinces-Unies au 17e siècle) entre Amsterdam et La Haye. Il est l’un des dix enfants de Harmen Gerritsz Van Rijn, un meunier qui exploitait un moulin sur l’un des bras du Rhin. Il signera ses tableaux de son prénom Rembrandt, son nom patronymique étant van Rijn. On trouve aussi dans ses biographies Rembrandt Harmenzoon Van Rijn (Harmenzoon signifie en néerlandais fils de Harmen).
L’enfance de Rembrandt se déroule dans sa ville natale, puis il fréquente très brièvement l’Université de Leyde, la plus ancienne des Pays-Bas, fondée en 1575. Le jeune Rembrandt avait en effet un goût si vif pour la peinture que ses parents le mirent en apprentissage chez le peintre Jacob van Swanenburgh (1571-1638) où il resta trois ans. Vers 1624, il part pour Amsterdam où il poursuit son apprentissage chez le peintre Pieter Lastman (1583-1633) puis revient chez ses parents à Leyde. Il y ouvre un atelier et très rapidement dispose de plusieurs apprentis. Sa notoriété dépasse sa ville natale et de nombreuses commandes de portraits affluent en provenance d’Amsterdam. En 1631, il se fixe donc dans cette ville.
Rembrandt. L'enlèvement d'Europe (1632)
Huile sur bois, 62 × 77 cm, J.P. Getty Museum, Los Angeles.
Rembrandt est logé chez un important marchand d’art d’Amsterdam, Hendrick Van Uylenburgh (1587-1661). En 1634, il épouse Saskia, la fille de Hendrick Van Uylenburgh. L’appartenance à la famille d’un grand marchand d’art accélère la carrière du peintre. Il réalise de nombreux portraits des patriciens d’Amsterdam et également plusieurs portraits de Saskia. Le couple vit alors dans l’aisance et achète une vaste maison bourgeoise dans la Jodenbreestraat, qui est aujourd’hui devenue le musée Rembrandt d’Amsterdam. Mais en 1642, à l’âge de trente ans, Saskia meurt de la tuberculose.
L’enfant de Saskia et de Rembrandt (Titus) est alors pris en charge par une servante Geertje Dircx qui devient la maîtresse du peintre. Vers 1645, Hendrickje Stoffels (1626-1663), nouvelle servante et concubine, remplace la précédente. Rembrandt fera d’elle plusieurs portraits. En 1654, Hendrickje met au monde une fille, Cornélia, que Rembrandt reconnaîtra. Mais le peintre a tendance à vivre au dessus de ses moyens et accumule les dettes. Aussi, en 1656, ses créanciers font vendre ses biens aux enchères. Rembrandt doit alors déménager avec Hendrickje, Titus et Cornélia vers une maison plus modeste. Ce nouvel atelier situé sur Rozengracht (Canal des Roses) permet à l’artiste de continuer à travailler paisiblement.
Mais Rembrandt doit affronter de nouveaux malheurs : Hendrickje meurt en 1663 et son fils Titus en 1668. Celui-ci s’était marié et laisse une fille Titia. Le grand artiste un peu prodigue mourra pauvre à Amsterdam en octobre 1669. Mais sa fille Cornélia, sa belle-fille Marguerite et sa petite-fille Titia seront alors à ses côtés.
Art et littérature
Poètes et écrivains se sont fréquemment intéressés à la peinture. Voici un exemple proposé par Tina Malet à propos de La leçon d’anatomie du docteur Tulp (1632)
« Rembrandt, triste hôpital tout rempli de murmures,
Et d'un grand crucifix décoré seulement,
Où la prière en pleurs s'exhale des ordures,
Et d'un rayon d'hiver traversé brusquement... »
(Baudelaire, « Les Phares », Les Fleurs du mal, Section Spleen et Idéal, VI)
Œuvre
Rembrandt a acquis l’image du plus grand génie de la peinture hollandaise et de l’un des plus grands peintres de l’histoire de l’art. Mais cette aura exceptionnelle est récente et sa renommée, bien réelle de son vivant, s’effondra après sa mort et ne fut quelque peu restaurée que dans le courant du 18e siècle. S’il est très connu pour ses portraits, son œuvre comporte tous les genres et en particulier de nombreux tableaux historiques, religieux et mythologiques. Protestantisme oblige, l’artiste a une prédilection pour les sujets de l’Ancien Testament sans pour autant délaisser le Nouveau Testament. L’influence de Caravage est particulièrement marquée dans les œuvres de jeunesse (L’aveuglement de Samson, 1636) tant par le réalisme de la représentation que par les jeux d’ombre et de lumière.
Le portrait de groupe constitue l’un des aspects emblématiques de l’œuvre de Rembrandt. Il s’agit de toiles de grandes dimensions et parfois même immenses comme La Ronde de Nuit (363 × 437 cm), qui était plus grande encore à l’origine. Outre leur aspect artistique, ces tableaux ont un grand intérêt historique en proposant une image réaliste des hauts personnages de la République hollandaise du 17e siècle. Les très nombreux portraits individuels complètent cette galerie de personnalités. Quant aux autoportraits réalisés régulièrement depuis la jeunesse jusqu’à la veille de la mort (voir ci-dessus), ils constituent une auto-analyse rare dans le domaine pictural.
Rembrandt. Portrait de la jeune Saskia (1633)
Huile sur bois, 53 × 45 cm, Gemäldegalerie, Dresde.
L’art de Rembrandt a été apprécié diversement au cours des siècles. Il se rattache nettement au baroque par sa « suprême intelligence du clair-obscur » (Roger de Piles) et son réalisme. Les néo-classiques, les romantiques et les réalistes du 19e siècle en feront parfois le génie suprême. Ainsi David n’hésite pas à affirmer : « Peut-être découvrira-t-on que Rembrandt est beaucoup plus grand peintre que Raphaël. » Et Courbet considère que « Rembrandt charme les intelligents mais étourdit et massacre les imbéciles ». Les amateurs de classicisme lui reprocheront parfois ses sujets trop réalistes considérés comme « bas ». Ces éternelles querelles entre les écoles montrent une fois de plus que seul le passage du temps permet de situer une œuvre.
Scènes mythologiques et religieuses
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La lapidation de Saint Etienne (1625). Huile sur bois, 90 × 124 cm, musée des Beaux-Arts, Lyon. Tradition chrétienne. Etienne est un juif très érudit de l’époque de Jésus-Christ, converti au christianisme. Le Sanhédrin, tribunal suprême du peuple juif, le fait lapider près de Jérusalem pour ses prises de position non conformes au judaïsme. Une sombre querelle entre religions rivales donc. Les chrétiens vouèrent par la suite un culte à cet Etienne. Une nuée de peintres représenteront cette scène de lapidation jusqu’au 19e siècle, dont Annibal Carrache au 17e siècle. |
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L'enlèvement d'Europe (1632). Huile sur bois, 62 × 77 cm, J.P. Getty Museum, Los Angeles. Mythologie grecque. Europe est la fille du roi de Tyr, ville de Phénicie (actuel Liban). Zeus, métamorphosé en taureau, la rencontre sur une plage de Sidon. Europe s'approche de lui et est alors emmenée sur l'île de Crète. Sous un platane, elle s’accouple à Zeus (redevenu humain pour la circonstance !). Des enfants naissent et les péripéties divines se poursuivent. Rubens représentera également cette scène.
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Le Christ dans la tempête sur la mer de Galilée (1633). Huile sur toile, 160 × 128 cm, Isabella Stewart Gardner Museum, Boston (volé dans la nuit du 18 mars 1990, non retrouvé). Episode biblique. Le lac de Galilée n’a que 6 ou 7 km de large mais il est sujet à des tempêtes. Jésus et quelques disciples s’embarquent et subissent une forte tempête. Mais Jésus dort. Les disciples le réveillent et lui reprochent de ne rien faire pour les sauver. Il leur fait comprendre que le suivre n’est pas une solution de facilité ; puis il apaise la tempête. |
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Diane au bain (1634). Huile sur toile, 74 × 94 cm, musée Wasserburg Anholt, Isselburg-Anholt. Mythologie antique. Diane (Artémis pour les grecs) est la déesse de la chasse et de la lune. Elle est la fille de Jupiter (Zeus) et de Latone (Léto) et la sœur jumelle d’Apollon. En peinture, et jusqu’au 19e siècle, elle constitue un argument mythologique plus ou moins admis par l’ordre moral religieux pour représenter la nudité féminine. Nous avons donc de multiples Diane : au bain (Clouet, Rubens, Watteau), sortant du bain (Boucher), ou encore chasseresse (16e siècle, artiste inconnu). |
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Danaé (1636). Huile sur toile, 165 × 203 cm, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg. Danaé, détail (1636) « L'amour a sans aucun doute inspiré Rembrandt pour créer Danaé. Le sujet est tiré du mythe antique d'une princesse d'Argos, dont le père, le roi, apprit qu'il mourrait de la main de son petit-fils à naître. Pour conjurer ce destin, il enferma Danaé dans une tour, mais Zeus, attiré par la beauté de la jeune fille, lui apparut sous la forme d'une pluie d'or. Dans l'œuvre de Rembrandt, l'héroïne du mythe est avant tout une humaine à l'apparence résolument singulière. Sa beauté ne réside pas dans la perfection du corps, mais dans l'attente fébrile de l'amour. Le lit somptueux forme un écrin précieux pour sa silhouette, et la lumière dorée jaillissant des profondeurs, annonçant l'approche de Zeus, crée autour de la jeune femme une atmosphère chaleureuse et rayonnante. Rembrandt peignit cette grande toile représentant un nu, chose inhabituelle pour l'école hollandaise, en 1636, et elle resta longtemps dans sa demeure. Des recherches ont montré qu'au début des années 1640, l'artiste modifia considérablement la partie centrale du tableau. Malheureusement, nous ne pouvons pas apprécier pleinement aujourd'hui l'incroyable finesse de son œuvre : les graves dommages infligés par un vandale à Danaé en 1985 ont irrémédiablement détruit les couches supérieures de peinture au centre de la toile, bien que le travail minutieux des restaurateurs pendant 12 ans ait permis de remettre le tableau en exposition. » (Commentaire musée de l'Ermitage) |
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L'apôtre Paul (1635). Huile sur toile, 135 × 111 cm, Kunsthistorisches Museum, Vienne. Tradition chrétienne. Il s’agit de Paul de Tarse (environ 8-67), l’un des apôtres entourant Jésus-Christ. Treize épitres (court traité de philosophie sous forme de lettre) sont attribuées à Paul, ce qui explique l’attribut dont il est souvent doté : le livre. Deux épitres sont adressées aux Théssaloniciens, habitants de la ville de Thessalonique en Grèce. |
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L'aveuglement de Samson (1636). Huile sur toile, 236 × 302 cm, Städelsches Kunstinstitut, Francfort. Samson est un personnage de l’Ancien Testament disposant d’une grande force physique. Il est séduit par Dalila qui cherche à obtenir de lui le secret de sa force qu’elle doit révéler aux Philistins, ennemis d’Israël. Elle y parvient. Fait prisonnier par les Philistins, Samson aura "les yeux crevés".
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Le retour de l'enfant prodigue (1669). Huile sur toile, 262 × 206 cm, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg. Le retour de l'enfant prodigue, détail (1669) Parabole biblique (Evangile selon Saint-Luc). Un père partage son bien entre ses deux fils. Le plus jeune s’en va, mène une vie dissolue et se ruine. L’aîné reste avec son père et fait fructifier le bien. Le plus jeune, mourant de faim, revient chez son père en haillons. Celui-ci l’accueille par une fête et tue pour lui le veau gras. L’aîné reproche cet accueil à son père en lui rappelant la vie de débauche de son frère. Le père lui répond : « Il fallait bien faire un festin et se réjouir, parce que ton frère que voilà, était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. » |
Portraits de groupe
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La leçon d'anatomie du docteur Nicolaes Tulp (1632). Huile sur toile, 170 × 217 cm, Mauritshuis, La Haye. Premier portrait de groupe peint par Rembrandt. Le Professeur Nicolaes Tulp (1593-1674) donne une leçon d'anatomie à des chirurgiens. Une dissection est un évènement : la corporation des chirurgiens n’en autorise qu’une seule par an et le corps utilisé doit être celui d’un criminel exécuté. Il ne faut pas rechercher l’exactitude anatomique dans ce tableau : il est commandé par la Guilde des chirurgiens pour faire valoir son savoir et sa puissance. Le Professeur Tulp étudie le mouvement des doigts qu’il montre avec sa main gauche.
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La Ronde de nuit (1642). Huile sur toile, 363 × 437 cm, Rijksmuseum, Amsterdam. Ce tableau s’intitule en réalité La Compagnie de Frans Banning Cocq et Willem van Ruytenburch. Cette Compagnie est une milice bourgeoise d'Amsterdam, commandée par Frans Banning Cocq (au centre, tendant la main) qui est également bourgmestre (maire) d’Amsterdam. Son lieutenant Willem van Ruytenburch se tient à ses côtés en pleine lumière, tenant à la main une pertuisane dont la pointe est dirigée vers le spectateur. Le tableau était beaucoup plus lumineux à l’origine et s’est assombri avec le temps. Sa dimension initiale (500 × 387 cm) a été réduite en 1715 (437 × 363 cm) lors de son transfert à l’Hôtel de ville qui ne disposait pas d’un mur de cette taille. Les commanditaires du tableau étaient les dix-huit membres de la Compagnie qui le payèrent 1600 florins à Rembrandt. Il s’agit d’une somme très importante : le salaire annuel d’un ouvrier était de 250 florins. |
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Le Syndic de la Guilde des Drapiers (1662). Huile sur toile, 192 × 279 cm, Rijksmuseum, Amsterdam. Dernier grand portrait de groupe de Rembrandt. Six personnages formant le syndic (gestionnaire) de la corporation des drapiers sont absorbés dans leurs livres de comptes. Ils regardent un ou plusieurs autres personnages situés à côté du spectateur du tableau. Dialogue visuel. |
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La fiancée juive (1667). Huile sur toile, 122 × 167 cm, Rijksmuseum, Amsterdam. Le musée donne désormais le titre Isaac et Rébecca. |
Portraits
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Une vieille femme, la mère de l'artiste (1629). Huile sur bois, 61,3 × 47,3 cm, Royal Collection, Windsor. Le portrait a été donné à Charles 1er d'Angleterre (1600-1649) par Sir Robert Kerr (1578-1654), qui l'avait sans doute obtenu à l'occasion d'une mission diplomatique. L'œuvre n'a pas quitté depuis la collection royale britannique. Il n'est pas certain que le modèle soit la mère de Rembrandt. |
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Portrait de Nicolaes Ruts (1631). Huile sur bois, 119 × 89 cm, Frick Collection, New York. « Le marchand mennonite Nicolaes Ruts (1573-1638), âgé de cinquante-huit ans, se détache avec assurance sur un fond neutre, drapé d'une fine robe doublée de zibeline, appelée tabbaard, vêtement ancien associé au savoir et à la tradition. Dans sa main gauche, il tient un morceau de papier dont l'écriture est illisible, mais sur lequel la date de 1631, bien qu'à l'envers, est parfaitement visible.
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Portrait de la jeune Saskia (1633). Huile sur bois, 53 × 45 cm, Gemäldegalerie, Dresde. Saskia Van Uylenburgh (1612-1642), épouse de Rembrandt, à l’âge de 21 ans. Saskia est la fille de Rombertus van Uylenburgh, célèbre avocat et l'un des fondateurs de l'Université de Franeker. Ses parents étant morts prématurément, la jeune fille devient orpheline. Elle est alors élevée par son oncle, Hendrick van Uylenburgh, peintre et marchand d'art établi à Amsterdam en 1625. Rembrandt lui confiant la vente de certaines de ses œuvres, il rencontre Saskia et l'épouse le 22 juin 1634.
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Portrait d'Andries de Graeff (1639). Huile sur toile, 199 × 124 cm, Staatliche Museen, Kassel. « Dans l'œuvre de Rembrandt, les portraits en pied sont l'exception, les commanditaires semblant privilégier les portraits en buste, généralement pour des raisons de coût. Ceux qui se faisaient représenter grandeur nature avaient donc un objectif précis : afficher leur richesse et leur statut. Le sujet n'a été identifié que récemment comme étant Andries de Graeff (1611-1778), bourgmestre d'Amsterdam et mécène. » (Commentaire Web Gallery of Art) |
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Portrait de Saskia avec une fleur (1641). Huile sur bois, 99 × 83, Gemäldegalerie, Dresde. Saskia a 29 ans. Elle mourra l’année suivante. « Ce tableau est interprété comme une représentation de Flore, déesse des fleurs. Il a été influencé par l'art de la Renaissance italienne, notamment par la Flore de Titien qui faisait alors partie d'une collection d'Amsterdam (elle se trouve actuellement à la Galerie des Offices). » (Commentaire Web Gallery of Art) |
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Une femme (Hendrickje) au lit (1648). Huile sur toile, 81 × 67 cm, National Gallery of Scotland, Edimbourg. Le musée donne le titre suivant : Une femme au lit (Sarah attend Tobias). Hendrickje Stoffels (1626-1663), qui partage la vie de Rembrandt après la mort de son épouse Saskia, est probablement le modèle. Le commentaire ci-après du musée semble bien être un artifice permettant de rattacher le tableau à la religion. |
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Hendrickje Stoffels se baignant (1654). Huile sur bois, 62 × 47 cm, National Gallery, Londres. Le musée donne le titre suivant : Une femme se baignant dans un ruisseau (Hendrickje Stoffels?).
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Portrait d'un vieil homme en rouge (1652-54). Huile sur toile, 108 × 86 cm, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg. « Dans les années 1650, Rembrandt se consacra de plus en plus à la représentation de vieillards, cherchant à faire ressortir dans ces images les aspects positifs et éternels de l'âge et de l'expérience. Le Vieil Homme en rouge est sans doute l'une des plus belles représentations de vieillards. Son nom est inconnu, mais Rembrandt s'intéressa beaucoup à lui : on retrouve une autre représentation de cet homme dans Le Vieil Homme assis dans un fauteuil (National Gallery, Londres). La pose calme et simple de cet homme est en elle-même un signe de vertu. Ses traits sont nobles et sages, et bien que ses mains nouées soient immobiles, on perçoit un léger tremblement. Il porte une kippa, signe de son appartenance au judaïsme. Les tourments de la vie quotidienne ne l'ont pas fait se plaindre de son sort, et la sérénité spirituelle a récompensé sa patience. Rembrandt applique la peinture tantôt par larges touches épaisses, tantôt par petites touches translucides, créant ainsi une texture variée. Il utilise avec habileté la lumière et la couleur pour exprimer la majesté de l'âme humaine. » (Commentaire musée de l'Ermitage) |
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Titus, fils de l'artiste (1657). Huile sur toile, 69 × 57 cm, Wallace Collection, Londres. « Titus van Rijn (1641-1668) fut le seul des quatre enfants de Rembrandt et de sa première épouse, Saskia, à survivre à la petite enfance. Un portrait de Titus, levant les yeux de son bureau, daté de 1655, est conservé au musée Boijmans-van-Beuningen de Rotterdam. Sur le tableau présenté ici, Titus paraît avoir environ deux ans de plus ; on peut donc le dater d’environ 1657. Cette année fut particulièrement difficile pour Rembrandt et sa famille. L’artiste avait été déclaré en faillite l’année précédente et, par suite des restrictions légales imposées au peintre par la Guilde, Titus, alors âgé de quinze ans, et sa belle-mère, Hendrickje Stoffels, furent contraints de gérer la vente des tableaux de Rembrandt et la production de ses gravures. Rembrandt saisit avec sensibilité le regard grave du jeune homme, une expression bien différente du regard enfantin du tableau de Rotterdam. Titus poursuivit ses études de peinture auprès de son père, mais mourut hélas l'année de son mariage, en 1668, avant la naissance de sa fille, Titia. Rembrandt lui-même décéda l'année suivante et fut inhumé à la Westerkerk d'Amsterdam. » (Commentaire Wallace Collection) |
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Portrait de Jacob Trip (1661). Huile sur toile, 131 × 97 cm, National Gallery, Londres. Portrait de Marguerite de Geer (1661). Huile sur toile, 131 × 98 cm, National Gallery, Londres. « Il s'agit [...] des deux portraits d'un couple, l'un des plus riches des Pays-Bas. Jacob Trip, qui avait fait fortune dans le commerce d'armes, était marié à Margaretha de Geer depuis près de soixante ans. Ces deux tableaux, conservés à la National Gallery, étaient destinés à être accrochés ensemble, très probablement dans l'une des grandes salles de réception d'une nouvelle demeure somptueuse – la Trippenhuis – alors en construction à Amsterdam pour leurs fils.
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Femme avec un œillet (1664). Huile sur toile, 92 × 75 cm, Metropolitan Museum of Art, New York. Femme avec un œillet, détail (1664) Le portrait du mari est également au Metropolitan Museum of Art. L'identité du couple n'a pas été déterminée avec certitude, mais il s'agit probablement du commissaire-priseur municipal d'Amsterdam, Pieter Gerritsz Haringh (1609-1685), et de sa femme Lysbet Jansdr Delft (v. 1620-1679). |
Paysages
Rembrandt ne s’intéresse pas beaucoup aux paysages. Les exemples ci-après sont proches des paysages de Jacob Van Ruisdael (1628-1682) : luminosité et nuages sombres et menaçants, arbres, feuillages et détails minutieusement représentés.
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Paysage avec pont de pierre (1638). Huile sur bois, 29,5 × 42,5 cm, Rijksmuseum, Amsterdam. Paysage avec pont de pierre, détail (1638) Ce paysage se situe bien dans le style du paysage néerlandais du 17e siècle, dont l'un des maîtres est Jacob van Ruisdael. Le ciel représente les deux-tiers de la surface du tableau. |
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Commentaires
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- 1. Leilaz Le 11/05/2014
Où est ce que je pourrai trouver les références de tous ces auto-portraits ? Merci.-
- rivagedebohemeLe 11/05/2014
Voici une URL où vous trouverez des détails sur les autoportraits (en anglais) : http://www.wga.hu/html/r/rembrand/27self/index.html
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