Mary Cassatt

 
 

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Mary CassattMary Cassatt (2.9 Mo)

 

Autoportraits et portrait

 

Mary Cassatt. Autoportrait (1878)

Mary Cassatt. Autoportrait (1878)

Gouache et aquarelle sur papier, 60 × 40,1 cm

Metropolitan Museum of Art.

 

Mary Cassatt. Autoportrait (1880)

Mary Cassatt. Autoportrait (1880)

Gouache et aquarelle sur papier, 32,7 × 24,6 cm

National Portrait Gallery, Washington.

 

Edgar Degas. Mary Cassatt (1880-84)

Edgar Degas. Mary Cassatt (1880-84)

Huile sur toile, 73,3 × 60 cm

National Portrait Gallery, Washington.

 

  

Biographie

 

1843-1926

Mary Cassatt est née en 1843 à Allegheny en Pennsylvanie, dans un milieu très aisé. Son père est un riche banquier et sa mère parle couramment le français. Pendant sa jeunesse, elle voyage fréquemment en Europe avec sa famille qui s'installe à Paris en 1851, puis en Allemagne de 1853 à 1855. A cette occasion, Mary Cassatt apprend le français et l'allemand. Elle retourne ensuite en Pennsylvanie où elle suit les cours de l'Académie des Beaux-arts (Pennsylvania Academy of Fine Arts) de 1861 à 1865. A la fin de la guerre de sécession en 1866, elle revient à Paris et suit des cours dans l'atelier de Jean-Léon Gérôme (1824-1904), peintre et sculpteur des courants académique et orientaliste français. Pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871, elle rejoint la Pennsylvanie puis revient en Europe, voyage en Italie et en Espagne, puis s'installe durablement à Paris en 1873 avec sa mère et sa sœur Lydia.

Elle dispose déjà à cette époque d'un certain nombre de toiles où l'influence de Manet est perceptible, par exemple :

 

Mary Cassatt. Après la corrida (1873)

Mary Cassatt. Après la corrida (1873)

Huile sur toile, 64 × 82,5 cm,  Art Institute of Chicago

 

Mary Cassatt expose aux salons de 1872 et 1874, mais est refusée aux salons de 1875 et 1877. Elle va alors se rapprocher du mouvement impressionniste, en particulier sous l'influence de Degas. Edgar Degas a été séduit par l'aisance de cette jeune femme distinguée issue de la haute bourgeoisie américaine et il en fait son modèle. Quant à Mary Cassatt, elle s'inspire des conceptions artistiques de Degas et participe, sur ses conseils, aux 4e, 5e, 6e et 8e expositions impressionnistes.

C'est sous l'influence de Mary Cassatt et de John Singer Sargent (1856-1925), un autre peintre américain, que l'impressionnisme se diffuse aux Etats-Unis. En 1886 Le marchand d'art Paul Durand-Ruel organise à New-York une grande exposition impressionniste qui impose ce courant pictural en Amérique du Nord. Le grand collectionneur américain Henry Osborne Havemeyer (1847-1907) achète de nombreuses œuvres impressionnistes, sans doute sous l'impulsion de son épouse Louisine Elder, l'amie d'enfance de Mary Cassatt.

 

Mary Cassatt. Portrait de Louisine Elder (v. 1880-85)

Mary Cassatt. Portrait de Louisine Elder (v. 1880-85)

Pastel sur papier, 47 × 37 cm, collection particulière

 

En 1891, Mary Cassatt réalise sa première exposition personnelle chez Durand-Ruel à Paris. En 1894, elle acquiert le Château de Beaufresne au Mesnil-Théribus, dans l'Oise. Jusqu'à 1912, Mary Cassatt continue à voyager en Europe et aux Etats-Unis. A partir de 1914 elle devient progressivement aveugle et doit abandonner la peinture. Elle meurt en 1926 au Mesnil-Théribus où elle est inhumée.

 

Œuvre

 

Dans sa jeunesse, Mary Cassatt a été influencée par l'œuvre de Manet. Lorsqu'elle rencontre Degas et devient occasionnellement son modèle, elle s'inspire de ses conceptions artistiques  L'œuvre de Mary Cassatt comporte beaucoup de scènes d'intérieur, de portraits de ses proches, en particulier de sa sœur Lydia, ainsi que des scènes de genre d'enfants ou de la relation mère-enfant.

 

Mary Cassatt. Le thé (v. 1880)

Mary Cassatt. Le thé (v. 1880)

Huile sur toile, 64,8 × 92 cm, Museum of Fine Arts, Boston

 

Dans les années 1880, elle est influencée, comme beaucoup d'autres peintres, par les estampes japonaises. Elle imite dans certains tableaux le style de ces estampes, privilégiant le dessin. Dans certaines peintures apparaît également une recherche de l'asymétrie :

 

Mary Cassatt. La promenade en barque (1893-94)

Mary Cassatt. La promenade en barque (1893-94)

Huile sur toile, 90 × 117,3 cm, National Gallery of Art, Washington

 

Le thème principal de son œuvre, à partir des années 90 est la maternité. Les portraits de femmes et d'enfants représentent l'essentiel de sa production avec pour modèles sa sœur Lydia ou Susan, une cousine de sa gouvernante.

 

Mary Cassatt. La caresse (1902)

Mary Cassatt. La caresse (1902)

Huile sur toile, 83,5 × 69,5 cm, Smithsonian American Art Museum, Washington

 

Mary Cassatt est une coloriste remarquable dont le talent apparaît depuis les premières toiles inspirées de Manet jusqu'aux dernières, au style très personnel :

 

Mary Cassatt. Jeune femme en vert, dehors au soleil (v. 1914)

Mary Cassatt. Jeune femme en vert, dehors au soleil (v. 1914)

Huile sur toile, 54,9 × 46 cm, Worcester Art Museum, Massachusetts

 

Mary Cassatt. Après la corrida (1873)Mary Cassatt. Après la corrida (1873). Huile sur toile, 64 × 82,5 cm,  Art Institute of Chicago. (After the Bullfight). « Lors d'un séjour prolongé à Séville, Mary Cassatt a choisi un sujet typiquement espagnol pour réaliser cette peinture d'un torero en tenue de cérémonie. Formée à Philadelphie et Paris, Cassatt s'aventure seule en Espagne pour étudier les maîtres espagnols et suivre le parcours artistique de peintres modernes comme Édouard Manet. Représentant le torero à un moment de détente, loin du spectacle et de la violence de l'arène, Cassatt élude les détails narratifs. Bien au contraire, avec une sensibilité moderne, elle se concentre sur la figure masculine dans une pose détendue en utilisant des touches vigoureuses et un riche chromatisme pour décrire son costume. La bravade propre au torero est néanmoins une allusion à un flirt avec une partenaire féminine hors cadre. » (Notice Art Institute of Chicago)

 

Mary Cassatt. Portrait de Madame Sisley (1873)Mary Cassatt. Portrait de Madame Sisley (1873). Huile sur toile, Collection particulière. (Portrait of Madame Sisley). Alfred Sisley est un des artistes fondateurs de la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs, qui organise en 1874 la première exposition impressionniste. Il est le grand paysagiste du groupe. En 1866, il avait épousé Marie-Eugénie Lescouezec, une modiste parisienne, dont la jeune Mary Cassatt fait ici le portrait.

Mary Cassatt. Petite fille dans un fauteuil bleu (1878)Mary Cassatt. Petite fille dans un fauteuil bleu (1878). Huile sur toile, 89,5 ×129,8 cm, National Gallery of Art, Washington. (Little Girl in a Blue Armchair). « Dans Petite fille dans un fauteuil bleu, le sens de l'observation de Mary Cassatt apparaît dans la représentation de son jeune modèle étendu dans un large fauteuil bleu. La petite fille, joliment habillée, gigote ; son chien dort dans l'autre fauteuil. La pose de la petite fille relève du naturalisme de l'enfance qui caractérisera plus tard de nombreuses peintures d'enfants de Cassatt... Dans les peintures de Cassatt, la lumière ne dissout pas les formes. Au contraire, les objets gardent leur masse et leur cohérence avec la lumière rehaussant leur présence physique. » (Notice National Gallery of Art)

 

Mary Cassatt. Femme au collier de perles dans une loge (1879)Mary Cassatt. Femme au collier de perles dans une loge (1879). Huile sur toile, 81 x 60 cm, Museum of Art, Philadelphia. (Woman with a Pearl Necklace in a Loge). Mary Cassatt a peint plusieurs tableaux de spectateurs au théâtre. Celui-ci se situe à la fin des années 1870 où l'influence d'Edgar Degas sur l'artiste américaine était importante. La femme au collier est probablement Lydia, la sœur de Mary Cassatt. La construction spatiale de l'œuvre joue sur l'effet miroir. Tout ce qui se situe derrière la femme du premier plan n'est en fait que l'image dans un miroir de ce qu'elle voit devant elle, comme en atteste son dos visible sur la gauche. Le tableau fut présenté à la quatrième exposition impressionniste de 1879 à Paris.

 

Mary Cassatt. Au Théâtre (v. 1879)Mary Cassatt. Au Théâtre (v. 1879). Pastel sur papier, 55,5 × 46 cm, The Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City. Il s'agit de Lydia, la sœur de Mary Cassatt, dans une loge de théâtre. Le titre anglais complet est Lydia Leaning on Her Arms, in a theatre box.

 

Mary Cassatt. Le thé (v. 1880)Mary Cassatt. Le thé (v. 1880). Huile sur toile, 64,8 × 92 cm, Museum of Fine Arts, Boston. (The Tea).  «  À la fin des années 1870 et au début des années 1880, Cassatt réalise un certain nombre de tableaux de femmes participant au rituel domestique et social du thé... Cette peinture de Cassatt se situe dans un intérieur contemporain, parfois considéré comme celui de Cassatt même. Le papier peint à rayures fines et la cheminée de marbre sculpté, ornée d'une peinture minutieusement encadrée et d'un vase en porcelaine, sont typiques d'un intérieur parisien de la classe moyenne supérieure, et l'antique service à thé en argent sur la table au premier plan provient d'une famille distinguée. Les deux femmes jouent les rôles traditionnels de l'hôtesse et de l'invitée, mais il semble que leur conversation ait expiré : l'hôtesse (sur la gauche, dans une simple robe d'intérieur brune) porte sa main à son menton tandis que son invitée (portant chapeau, écharpe et gants indiquant qu'elle vient de l'extérieur) boit son thé. L'hôtesse est souvent identifiée comme Lydia, la sœur de Cassatt, et l'invitée comme une amie de la famille, mais il est tout aussi probable que les femmes soient les modèles habituels de Cassatt, une brune et une blonde. » (Notice Museum of Fine Arts, Boston)

 

Mary Cassatt. Lydia assise dans le jardin avec un chien sur ses genoux (v. 1880)Mary Cassatt. Lydia assise dans le jardin avec un chien sur ses genoux (v. 1880). Huile sur toile, 27,3 × 40,6 cm, collection particulière. (Lydia Seated in the Garden with a Dog in Her Lap). Lydia, la sœur de Mary Cassatt pose dans un jardin et l'artiste représente la scène dans un style totalement impressionniste aux formes diluées. La peinture de Mary Cassatt évoluera par la suite : les contours deviendront plus nets : voir par exemple La promenade en barque.

 

Mary Cassatt. Jeune fille au jardin (1880-82)Mary Cassatt. Jeune fille au jardin (1880-82). Huile sur toile, 92 × 65 cm, musée d'Orsay, Paris. (Girl in the garden) « Les portraits de proches, le plus souvent femmes et enfants saisis dans l'intimité de leur quotidien, sont fréquents dans son œuvre. La Jeune fille au jardin, appelée aussi Femme cousant, en témoigne, avec une originalité : la figure est représentée en plein air. La toile fut exposée lors de la dernière exposition du groupe, en 1886. Le fond, richement coloré, est structuré par un chemin, large bande diagonale qui détermine un arrière-plan. Il met en valeur la représentation de la jeune femme, monumentale dans un premier plan rapproché. Le coup de pinceau rapide et esquissé dont témoigne la jupe contraste avec le contour net et ferme du visage et du buste, qui montre que l'artiste ne renonce pas à la précision du dessin. » (Notice musée d'Orsay)

 

Mary Cassatt. Portrait de Louisine Elder (v. 1880-85)Mary Cassatt. Portrait de Louisine Elder (v. 1880-85). Pastel sur papier, 47 × 37 cm, collection particulière. (Portrait of Louisine Elder, Mrs. Samuel T. Peters).  Louisine Elder (1859-1929) est une collectionneuse d'art, amie de Mary Cassatt, qui épouse en 1883 Henry Osborme Havemeyer, un riche industriel. Elle va être à l'origine du succès de l'impressionnisme aux États-Unis en achetant de nombreux tableaux venant enrichir la collection de son mari.

 
Mary Cassatt. Enfants jouant sur la plage (1884)Mary Cassatt. Enfants jouant sur la plage (1884). Huile sur toile, 98 × 74 cm, National Gallery of Art, Washington. (Children playing on the Beach). « Dans Enfants jouant sur ​​la plage transparaît l'habileté de Mary Cassatt à saisir les attitudes naturelles des enfants. L'expression absorbée de l'un des enfants, leurs têtes orientées vers le bas et la position de leurs épaules suggèrent une concentration complète sur leurs activités. On remarque particulièrement la maladresse avec laquelle le bambin tient la manche de sa pelle en agrippant le bord du seau avec son autre main grassouillette... Pour maintenir l'attention sur les petites filles, Cassatt a traité le fond marin de manière plus lâche ; les bateaux sur l'océan se fondent dans un halo de lumière naturelle. » (Notice National Gallery of Art)
 
 
Mary Cassatt. Enfant au chapeau de paille (v. 1886)

Mary Cassatt. Enfant au chapeau de paille (v. 1886). Huile sur toile, 65,3 × 49,2 cm, National Gallery of Art, Washington. (Child in a Straw Hat). « Tard dans sa carrière Mary Cassatt a souvent repris le thème d'une petite fille portant un chapeau surdimensionné dans des poses similaires à celle-ci. Cependant, l'expression sérieuse de cette enfant distingue ce tableau des autres portraits. La plupart des fillettes, dans les peintures d'enfants à chapeau de Cassatt, sont des modèles collaboratifs et heureux ; ils sourient et portent des bonnets sophistiqués et des robes à froufrous. Dans Enfant au chapeau de paille, la petite fille porte un tablier gris uni et un grand chapeau de paille tout simple. Son froncement de sourcils et sa lèvre supérieure saillante suggèrent qu'elle est impatiente ; elle pourrait avoir été distraite de son jeu afin de poser. » (Notice National Gallery of Art)

 

 
Mary Cassatt. Mère et enfant sur fond vert ou Maternité (1887)Mary Cassatt. Mère et enfant sur fond vert ou Maternité (1887). Pastel sur papier, 55 × 46 cm, musée d'Orsay, Paris. « Un univers intimiste et bourgeois de la fin du XIXe siècle qu'un graphisme nerveux et élégant a su restituer, avec autant de passion que de maîtrise : tel est l'œuvre de Mary Cassatt... L'artiste s'inspirait, comme Berthe Morisot, de scènes de la vie de femme. Mais le thème que l'on associe le plus souvent à l'œuvre de Mary Cassatt est celui de la mère et de l'enfant dont elle sut varier avec beaucoup de finesse les formes et les moyens. Son travail confirme l'exigence des impressionnistes pour lesquels, liberté et originalité du regard, constituaient les principaux points de ralliement. » (Notice musée d'Orsay)
 
 
Mary Cassatt. Le bain (1891)Mary Cassatt. Le bain (1891). Aquateinte et pointe sèche sur papier, 31,2 × 24.4 cm, National Museum of Women in the Arts, Washington. (The bath) « En 1890, l'Ecole des Beaux-arts de Paris organise une grande exposition d'estampes japonaises qui renforce l'intérêt de Mary Cassatt pour la gravure. L'exposition lui inspire la création d'une série de 10 aquateintes (aquatintes). Le bain est la première de la série et provient d'un vaste ensemble de travaux connexes sur le thème des mères et des enfants.

L'art japonais a influencé non seulement le choix du sujet par Cassatt mais aussi la technique et la composition. Les estampes japonaises représentent couramment des femmes baignant leurs enfants.

La femme et l'enfant de Cassatt ne sont clairement ni européennes, ni asiatiques. Elle a traité les figures et la baignoire en deux dimensions. En effet, elle a presque complètement éliminé les ombrages et les variations de tons traditionnels qui créent l'illusion de la profondeur dans l'art occidental. » (Notice National Museum of Women in the Arts)

 
Mary Cassatt. La toilette de l'enfant (1893)Mary Cassatt. La toilette de l'enfant (1893). Huile sur toile, 100 × 66 cm, Art Institut of Chicago. (The Children's Bath). « La toilette de l'enfant, composition saisissante et peu orthodoxe, est l'un des chefs-d'œuvre de Cassatt. Elle y emploie des moyens atypiques tels que raccourcis, motifs et contours appuyés et perspective aplatie, tous dérivés de son étude des estampes japonaises. Les motifs éclatants et contrastés accentuent la nudité de l'enfant, dont les jambes blanches et vulnérables sont aussi droites que les rayures de la robe de la femme. Le point de vue élevée permet au spectateur d'observer, mais pas de participer à cette scène très intime. La composition de Cassatt renforce ainsi son sujet : la tendre attention d'une femme s'occupant de son enfant. » (Notice Art Institute of Chicago)
 

 

Mary Cassatt. La promenade en barque (1893-94)Mary Cassatt. La promenade en barque (1893-94). Huile sur toile, 90 × 117,3 cm, National Gallery of Art, Washington. (The Boating Party). «  Mary Cassatt réalise La promenade en barque au cours de l'hiver 1893-94 à Antibes, sur la côte méditerranéenne française... La composition de La promenade en barque est, conformément aux peintures les plus intéressantes de Cassatt, anticonformiste et suspendue. La figure sombre du batelier occupe une place importante au premier plan, semblant presque se projeter hors de la toile. La voile à gauche, l'aviron et la proue du bateau pointent vers la tête de l'enfant qui, dans une pose caractéristique de l'artiste, apparaît dépourvu de grâce, mais tout à fait naturel, sur les genoux de sa mère. Malgré la simplicité du sujet et la mise en évidence de la satisfaction de l'enfant, le tableau dégage une intensité psychologique particulière en raison de la relation énigmatique entre les personnages, étroitement liés dans la composition. Par sa conception, son exécution et sa taille, il s'agit certainement du travail le plus audacieux de Cassatt. » (Notice National Gallery of Art)
 
Mary Cassatt. L'été (1894)Mary Cassatt. L'été (1894). Huile sur toile, 100,6 × 81,3 cm, Terra Foundation for American Art, Chicago. (Summertime). Mary Cassatt achète en 1894 le Château de Beaufresne à Mesnil-Théribus, près de Paris. Elle passe l'été 1894 dans cette résidence de campagne et réalise plusieurs tableaux sur le thème de l'étang qui décorait le parc de château. Dans ce tableau, le format vertical permet de concentrer la vue sur les deux personnages qui observent les canards. La peinture sur le motif à l'extérieur était plutôt, à l'époque, réservée aux hommes, mais dans sa propriété privée, Mary Cassatt peut planter son chevalet et peindre la nature en toute liberté. La surface de l'eau est rendue par de multiples touches énergiques aux couleurs complémentaires – vert et rouge, orange et bleu – qui évoquent les ondulations et les reflets. Les deux figures humaines constituent un contraste chromatique sobre sur ce fond multicolore.
 
Mary Cassatt. La lectrice pensive (1894)Mary Cassatt. La lectrice pensive (1894). Pastel sur papier, 52,3 × 43,8 cm, collection particulière. (The Pensive Reader). Ce thème est utilisé depuis des siècles car il permet de saisir le moment unique où l'intelligence et la sensibilité se concentrent sur la lecture. Il s'agit d'une recherche picturale de l'intériorité. Mary Cassatt, par la pose du personnage et l'orientation du regard, parvient à nous communiquer ce que de grands prédécesseurs avaient déjà atteint, en particulier Fragonard avec La liseuse (v. 1770).
 
Mary Cassatt. Nurse lisant à une petite fille (1895)Mary Cassatt. Nurse lisant à une petite fille (1895). Pastel sur papier, 60 × 73 cm, Metropolitan Museum of Art. (Nurse Reading to a Little Girl). « En 1894, Cassatt achète et rénove le Château de Beaufresne au Mesnil-Theribus, à environ quatre-vingt kilomètres au nord-ouest de Paris. Il deviendra son refuge à la campagne pour le reste de sa vie. Dans ses pastels, son intérêt croissant pour le paysage semble refléter un penchant pour l'environnement de terres cultivées du château. » (Notice Metropolitan Museum of Art)
 
Mary Cassatt. La caresse (1902)Mary Cassatt. La caresse (1902). Huile sur toile, 83,5 × 69,5 cm, Smithsonian American Art Museum, Washington. (The Caress). « Seule américaine à exposer avec les impressionnistes français, Mary Cassatt devint célèbre avec ses nombreuses peintures de mères et d'enfants. Vaguement inspirée des peintures de madones, d'enfant Jésus et de Jean-Baptiste de la Renaissance italienne, La caresse a obtenu le prix de l'Académie des Beaux-arts de Pennsylvanie et celui de l'Institut d'Art de Chicago. Cependant, Cassatt refusa les deux, s'en tenant à ses principes « pas de jury, pas de médailles, pas de prix », en réaction au système du jury du salon de Paris. » (Notice Smithsonian American Art Museum)
 
Mary Cassatt. Jeune femme en vert, dehors au soleil (v. 1914)Mary Cassatt. Jeune femme en vert, dehors au soleil (v. 1914). Huile sur toile, 54,9 × 46 cm, Worcester Art Museum, Massachusetts. (Young Woman in Green, Outdoors in the Sun). Ce portrait d'une jeune femme, dont l'identité n'est pas connue, permet à Mary Cassatt de jouer avec la lumière solaire qui traverse le rebord du chapeau pour atteindre le visage. Il s'agit presque d'un camaïeu de vert. Seuls le visage, le rebord du chapeau et l'arrière-plan jaune contrastent avec la couleur dominante.

 

Google Art Project

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MARY CASSATT

 

Il existe un site internet entièrement dédié à Mary Cassatt :

www.mary-cassatt.net

 

Commentaires (10)

miss Onyme


très bien ce site !!

rivagedeboheme
  • 2. rivagedeboheme (site web) | 08/03/2012

Merci beaucoup, SuperMamzell.

M.Dupont
  • 3. M.Dupont | 19/03/2014

J'avais un exposé à faire, et ici j'ai trouvé pleins d'informations dont j'avais besoin, alors merci ! ^^

rivagedeboheme
  • 4. rivagedeboheme (site web) | 19/03/2014

Merci à vous pour la consultation du site et bon courage.

Brignon

Je voulais vous signaler que la date de naissance que vous mentionné dans la présentation de Mary CASSATT devrait être 1843 et non 1844.
En 2016 je vais organiser des festivités avec Coneel Départemental de l'Oise entre autre pour le 90e anniversaire de son décès, comme je l'ai fait en 2006 pour le 80e anniversaire.
Cordialement
GBrignon
http://www.mary-cassatt.net/articles/videos-1?page=2

rivagedeboheme
  • 6. rivagedeboheme (site web) | 06/04/2015

Merci pour cette information. Je corrige.

Bien à vous.

bernard
  • 7. bernard | 03/05/2016

bonjour
la date de naissance semble bien être 1844 et non 1843, voir fiche universalis, musée d'orsay, metmuseum etc..
merci et bien à vous

rivagedeboheme
  • 8. rivagedeboheme (site web) | 04/05/2016

D'après les responsables du site en français dédié à Mary Cassatt, il s'agit d'une erreur. L'année de naissance serait bien 1843. Tout le monde recopiant tout le monde, les erreurs se propagent parfois, même dans les commentaires des musées. Voir : http://www.mary-cassatt.net/biographie-de-cassatt

MONTANGERAND
  • 9. MONTANGERAND | 29/07/2016

Merci pour ce nouveau lien sur MARY CASSATT ; je l'ai trouvé très intéressant à regarder, très clair avec de beaux tableaux ; merci à vous et je pense que tout le monde a bien noté qu'elle était née en 1843 !!!!

hauser
  • 10. hauser | 17/08/2016

vraiment très beaux tableaux .. on me dit que Mary Cassat était la mère d'un peintre ...

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