Joaquín Sorolla

 
 

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Joaquín Sorolla. Promenade au bord de la mer (1909)

Joaquín Sorolla. Promenade au bord de la mer (1909)

Huile sur toile, 205 × 200 cm, musée Sorolla, Madrid.

 

 

Autoportraits

 

Joaquín Sorolla. Autoportrait (1904)

Joaquín Sorolla. Autoportrait (1904)

Huile sur toile, 66 × 105,5 cm, musée Sorolla, Madrid

 

 

Joaquín Sorolla. Autoportrait (1909)Joaquín Sorolla. Autoportrait (1909)

Huile sur toile, 68,5 × 49,5 cm, musée Sorolla, Madrid

 

 

Biographie

 

1863-1923

 

Naissance et formation à Valence

Né à Valencia (Valence), grande ville de la côte méditerranéenne espagnole, le 27 février 1863, Joaquín Sorolla y Bastida est le fils aîné d’un petit commerçant. En 1865, une épidémie de choléra se déclare dans la région et les deux parents du futur peintre décèdent. Joaquín et sa sœur Eugenia sont recueillis par leur tante maternelle Isabel et son mari, qui exerce la profession de serrurier. Son oncle essaiera en vain de lui apprendre son métier. Il apparaît rapidement que le jeune garçon a un don pour le dessin et la peinture. A l’âge de onze ans, il commence à suivre des cours de dessin puis, à partir de seize ans, les cours de l’Académie royale des Beaux-arts de San Carlos, toujours dans sa ville natale. Il s’intègre peu à peu au milieu artistique de Valence. C’est ainsi qu’il partagera un atelier avec trois peintres, dont Jose Vilar y Tores (1828-1904).

 

La décennie 1880-1890 : les voyages et le mariage

En 1881, à l’âge de dix-huit ans, Joaquín Sorolla s’installe à Madrid pour compléter sa formation au contact des grands maîtres exposés au musée du Prado. Il étudie en particulier l’œuvre de Vélasquez. En mai 1881, il présente trois paysages marins de la région de Valence à une exposition madrilène, mais son travail passe inaperçu. En 1884, il obtient une médaille dans une exposition régionale à Valence puis dans une exposition nationale. Ce début de reconnaissance amène le Conseil provincial de Valence à lui attribuer une bourse pour entreprendre le voyage à Rome dont rêvent tous les peintres de cette époque. Le séjour à Rome en 1884, de courte durée, lui permet de prendre contact avec les œuvres des grands maîtres de la Renaissance italienne. Dès le début de l’année 1885, il visite Paris sur invitation de Pedro Gil Moreno de Mora, riche homme d’affaires espagnol. Il découvre l’impressionnisme qui influencera beaucoup son style ultérieur.

En 1888, il épouse Clotilde Garcia à Valence. Le couple s’installe pour un an à Assise en Italie. Pour vivre, il peint de nombreuses scènes de genre, parfois des aquarelles, qui trouvent aisément un public.

 

 

Joaquín Sorolla. La vente des melons (1890)

Joaquín Sorolla. La vente des melons (1890)

Huile sur toile, 79 × 52 cm, Museo Carmen Thyssen Málaga.

 

 

L’installation à Madrid et la célébrité

En 1889, le peintre et sa famille s’installent à Madrid. En cinq ans, Sorolla atteint alors la célébrité. Son premier grand succès fut une scène de genre représentant le transfert d’une condamnée dans un wagon de chemin de fer :

 

 

Joaquín Sorolla. Une autre Marguerite ! (1892)

Joaquín Sorolla. Une autre Marguerite ! (1892)

Huile sur toile, 130 × 200 cm, Mildred Lane Kemper Art Museum, Washington University in St. Louis.

 

 

Le tableau obtint une médaille d’or à Madrid et une médaille d’honneur à Chicago. Le style de l’artiste reste encore à cette époque assez sombre, mais il s’intéresse déjà beaucoup aux effets de lumière. Ce réalisme social est un des aspects de l’œuvre de Sorolla qui  correspond à une évolution de la peinture espagnole à la fin du 19e siècle. Ces tableaux de grandes dimensions étaient très appréciés des amateurs d’art.

En 1894, Sorolla se rend à Paris et, sous l’influence de l’impressionnisme, commence à éclaircir considérablement sa palette. Les scènes de plage très lumineuses prennent une place importante dans sa production. On qualifiera de luminisme cette peinture qui est une recherche sur les effets de lumière, parfois en combinaison avec l’eau.

 

 

Joaquín Sorolla. Nageurs, Jávea (1905)

Joaquín Sorolla. Nageurs, Jávea (1905)

Huile sur toile, 88 × 123,5 cm, musée Sorolla, Madrid.

 

 

Le succès international le conduit à une grande aisance financière. Il voyage beaucoup en Europe. En 1900, il obtient la médaille d’honneur de l’exposition universelle de Paris et il est nommé chevalier de la Légion d’honneur. Le célèbre marchand d’art Georges Petit (1856-1920) organise en 1906 à Paris une exposition Sorolla qui rencontre un grand succès. L’artiste est fait officier de la Légion d’honneur.

En 1905, il avait acquis un terrain à Madrid sur lequel il fait construire au cours des années suivantes une vaste demeure conçue par l’architecte Enrique María Repullés y Vargas (1845-1922). A la fin de sa vie, le parc entourant sa maison lui offrira de nombreux thèmes picturaux.

En 1920, un accident vasculaire cérébral le laisse hémiplégique. Il ne peut plus peindre pendant les trois dernières années de sa vie. Il meurt le 10 août 1923 à Madrid.

Par testament, son épouse Clotilde crée une fondation Musée Sorolla en 1925. Le musée est inauguré en 1932 et installé dans la maison du peintre à Madrid. Il réunit l’ensemble le plus important d’œuvres de l’artiste.

 

 

Œuvre

Comme beaucoup de peintres nés au 19e siècle Joaquín Sorolla évolue considérablement entre ses débuts à Valence et sa période de maturité. Les courants novateurs, en particulier l’impressionnisme, bouleversent totalement sa peinture.

L’influence des grands maîtres espagnols, El Greco et Vélasquez, le conduisent d’abord vers un style classique. Puis il s’intéresse à un certain naturalisme social. Mais c’est son séjour à Paris en 1885 qui le mènera sur des voies entièrement nouvelles. Il devient peu à peu le peintre de la lumière des plages méditerranéennes ou atlantiques. Scènes de baignade, de promenade ou représentant le travail des pêcheurs sont traités comme des études du contraste ombre-lumière. On qualifiera de luminisme cette peinture du bonheur de vivre où tout n’est que lumière et reflets.

 

 

Joaquín Sorolla. L’heure du bain (1909)

Joaquín Sorolla. L’heure du bain (1909)

Huile sur toile, 150 × 150,5 cm, musée Sorolla, Madrid.

 

 

Paysagiste, portraitiste, peintre de scènes de genre, l’œuvre de Sorolla est très diversifié. Ses portraits, en particulier ceux des membres de sa famille sont tout à fait remarquables, surtout lorsque l’influence impressionniste se fait sentir.

 

 

Joaquín Sorolla. Clotilde assise dans un canapé (1910)

Joaquín Sorolla. Clotilde assise dans un canapé (1910)

Huile sur toile, 178 × 107 cm, musée Sorolla, Madrid.

 

Joaquín Sorolla. Marine (1880)

Joaquín Sorolla. Marine (1880). Huile sur toile, 43 × 77 cm, musée Sorolla, Madrid. Sorolla a dix-sept ans et n’a pas terminé sa formation à l’Académie des Beaux-arts de Valence. Cette marine, avec un ciel recouvrant les deux-tiers de la toile, rappelle la peinture hollandaise du 17e siècle, en particulier Jacob Van Ruisdael (par exemple Vue d’Amsterdam, 1675-80). Ce tableau fut présenté à l’Exposition Nationale des Beaux-arts de Madrid en 1881, mais ne connut pas le succès. La peinture historique et religieuse dominait encore largement en Espagne.

Joaquín Sorolla. La vente des melons (1890)

Joaquín Sorolla. La vente des melons (1890). Huile sur toile, 79 × 52 cm, Museo Carmen Thyssen Málaga. « La vente des melons date de l’année cruciale où Sorolla quitta l’Italie et s’installa à Madrid après un court séjour à Valence. Il y entreprit une carrière d’artiste qui lui apporta un grand succès international […] La peinture est construite au moyen d'un certain nombre de légers plans thématiques et spatiaux, tellement variés qu'ils accentuent le sens narratif tout en permettant la maîtrise des compétences techniques si admirées des acheteurs de ce style de peinture. Dans l'ensemble, le style diffère de celui qui devait caractériser Sorolla quelques années plus tard de trois manières fondamentales : une plus grande complexité de composition, un perfectionnisme technique plus élevé et une plus grande gamme de couleurs. » (Commentaire Museo Carmen Thyssen Málaga)

Joaquín Sorolla. Une autre Marguerite ! (1892)

Joaquín Sorolla. Une autre Marguerite ! (1892). Huile sur toile, 130 × 200 cm, Mildred Lane Kemper Art Museum, Washington University in St. Louis. « Joaquín Sorolla y Bastida a conçu cette composition à partir d’un évènement dont il a été témoin lors d’un transport ferroviaire de troisième classe entre Madrid et Valence, où deux policiers accompagnaient une détenue traduite en justice. Le nom de Marguerite (Margarita) pourrait être une référence à un terme d'argot employé pour les prostituées de Valence à l'époque. Plus significativement, le nom évoque Faust, la pièce tragique de Goethe, dans laquelle Margaret (également appelée Gretchen) commet un infanticide après avoir été séduite par le protagoniste Faust. Sorolla a méticuleusement utilisé certains détails pour accentuer la misère de la scène, peignant ses modèles dans un véritable wagon de chemin de fer plutôt qu’en atelier. Le décor austère augmente la solitude du prisonnier et la lumière intense du soleil souligne son visage où se mêlent la honte et l’abattement. D’un caractère presque théâtral, cette peinture marque une étape importante dans la carrière de Sorolla. Elle a fait sa réputation aux États-Unis, en gagnant une médaille d'honneur à la World's Columbian Exposition de Chicago en 1893. »

Joaquín Sorolla. Portrait d’Agustín Otermín (1892)

Joaquín Sorolla. Portrait d’Agustín Otermín (1892). Huile sur toile, 80 × 115 cm, Fundación Banco Santander, Madrid. Il s’agit d’un  portrait du peintre asturien  Agustín Otermín y García Bustamente (1870-1956), disciple de Sorolla. Le peintre est représenté dans son atelier, préparant des couleurs. Mais paradoxalement, il porte redingote et cravate. Ce type de peinture se rattache au courant naturaliste espagnol, en vogue à l’époque, qui imposait de placer le modèle dans un cadre correspondant à ses activités.

Joaquín Sorolla. Mère (1895)

Joaquín Sorolla. Mère (1895). Huile sur toile, 125 × 169 cm, musée Sorolla, Madrid. Le tableau représente l’épouse du peintre, peu après la venue au monde de leur fille cadette, couchée sur le lit, à ses côtés. « Il s’agit là d’un très bon exemple de la capacité de Sorolla à conjuguer des sensations physiques intenses et des états d’esprit tout aussi profonds. L’émotion du père/mari et le regard du peintre se fondent dans cette lumière tamisée, qui caresse le nuage blanc d’où émergent les deux têtes. Le monde entier s’efface devant l’intimité captivante de ce moment de recueillement. » (Commentaire portail Spain is Culture)

Joaquín Sorolla. Pourtant, ils disent que le poisson est cher ! (1894)

Joaquín Sorolla. Pourtant, ils disent que le poisson est cher ! (1894). Huile sur toile, 151,5 × 204 cm, musée du Prado, Madrid. « Ce tableau emblématique, sans doute le plus célèbre de tous ceux peints par Sorolla dans sa jeunesse sur une thématique sociale, est aussi le premier exemple d'immersion de l'artiste dans ce genre, alors en vogue dans les milieux artistiques officiels de Madrid […] Le tableau représente l’intérieur de la cale d’un bateau de pêche, dans lequel un jeune marin, presque un enfant, est allongé sur le sol après un accident durant la pêche. Sur son torse nu pend une médaille, amulette de protection des pêcheurs contre les malheurs. Le jeune homme est secouru par deux compagnons de travail au visage grave et concentré. » (Commentaire musée du Prado)

Joaquín Sorolla. Clotilde en robe grise (1900)

Joaquín Sorolla. Clotilde en robe grise (1900). Huile sur toile, 177 × 92 cm, musée Sorolla, Madrid. « De toute les images de Clotilde que laisse Sorolla, celle-ci est certainement la plus agréable et la plus joyeuse. Clotilde a trente-cinq ans mais conserve une apparence juvénile. La sobre robe grise, accentuant sa silhouette élancée, apparaît dans d’autre tableaux ou dessins de Sorolla, parfois en rouge. Selon la mode de l’époque, les épaulettes sont rehaussées, le col haut et le buste peu marqué, laissant retomber le tissu sur la ceinture. On peut penser que la boucle est l’une de celle que Sorolla acheta à Paris cette année-là. » (Commentaire musée Sorolla).

Joaquín Sorolla. Clotilde à la plage (1904)

Joaquín Sorolla. Clotilde à la plage (1904). Huile sur toile, 127,5 × 148,5 cm, musée Sorolla, Madrid. « Avec cette toile Sorolla combine le portrait et la peinture en plein air, une formule qu’il appliquera de préférence à sa famille […] Hors des murs de l’atelier les jeux de lumière se déploient et le portrait s’enrichit de multiples nuances : la lumière de l’après-midi étire les ombres et se reflète dans l’eau, atteint à contrejour la silhouette de Clotilde et tire de sa robe blanche des nuances inattendues de mauve, de bleu et de vert, tout en filtrant à travers l’ombrelle pour envelopper le visage de Clotilde d’un doux halo. » (Commentaire musée Sorolla)

Joaquín Sorolla. Mes enfants (1904)

Joaquín Sorolla. Mes enfants (1904). Huile sur toile, 160,5 × 230,5 cm, musée Sorolla, Madrid. « Une œuvre dans laquelle le peintre profite de la liberté que lui procure le portrait de famille pour approfondir le lien entre la réalité, l’artiste et la toile. On constate qu’il a puisé son inspiration dans Les Ménines de Velázquez et dans le portrait des Filles d’Edward D. Boit de John Singer Sargent. Loin de rester confinée dans le cercle familial, cette œuvre avait déjà été présentée du vivant de l’artiste dans plusieurs expositions internationales. Sorolla introduit dans la peinture le jeu conceptuel du spectateur qui prend la place du peintre, la relation spatiotemporelle équivoque, le dialogue entre l’art et la réalité, l’interaction entre la réalité sensible et la réalité peinte et l’altération que cette dernière implique. » (Commentaire portail Spain is Culture)

Joaquín Sorolla. Nageurs, Jávea (1905)

Joaquín Sorolla. Nageurs, Jávea (1905). Huile sur toile, 88 × 123,5 cm, musée Sorolla, Madrid. « Le cadre magnifique et coloré caractéristique de Jávea (Alicante) a enthousiasmé Sorolla. Il dit lui-même, dans une lettre à sa femme Clotilde en 1896, que le paysage de Jávea est un rêve […] L’œuvre prend prétexte de deux enfants nageant vers un rocher apparaissant dans l’angle supérieur gauche. Mais le véritable sujet du tableau est l’effet de la lumière traversant l’eau en mouvement qui déstructure les contours des corps des enfants, qui se décomposent en touches précises et sûres de vert intense, d’orange, de bleu et de mauve. » (Commentaire portail Spain is Culture)

Joaquín Sorolla. Le Saut à la corde, La Granja (1907)

Joaquín Sorolla. Le Saut à la corde, La Granja (1907). Huile sur toile, 105 × 166 cm, musée Sorolla, Madrid. « Réalisée en 1907 lors du séjour de Sorolla à La Granja de San Ildefonso, cette toile reflète l’intérêt du peintre pour les jardins et dégage beaucoup de fraîcheur et de spontanéité, comme s’il s’agissait d’une photo. Elle représente sa fille cadette en train de sauter à la corde avec d’autres fillettes autour de l’une des fontaines des jardins du palais royal de La Granja, dans la province de Ségovie. Lors de son séjour à La Granja, Sorolla s’est servi du jardin comme toile de fond de ses compositions ou comme motif central de ses tableaux. » (Commentaire portail Spain is Culture)

Joaquín Sorolla. L’heure du bain (1909)

Joaquín Sorolla. L’heure du bain (1909). Huile sur toile, 150 × 150,5 cm, musée Sorolla, Madrid. « Ce sont des œuvres comme celle-ci, dépeignant des scènes de plage, qui ont contribué à forger la réputation de l’artiste, grâce à sa capacité de travailler la lumière et le mouvement. Ce genre de scènes constitue l’apport le plus personnel de Sorolla à son œuvre. Elles révèlent son talent pour représenter l’élément le plus mouvant qui soit : l’eau, en mouvement perpétuel, avec ses jeux de transparence, ses reflets, sa réverbération… Le choix d’un point de vue élevé, qui supprime le ciel et l’horizon, est sans doute un moyen d’éviter l’éblouissement et de mieux analyser toutes les nuances de couleur contenues dans la lumière aveuglante de la plage : blanc, rose, mauve, bleu. » (Commentaire portail Spain is Culture)

Joaquín Sorolla. Promenade au bord de la mer (1909)

Joaquín Sorolla. Promenade au bord de la mer (1909). Huile sur toile, 205 × 200 cm, musée Sorolla, Madrid. « L’eau et le sable de la plage, traitées en larges touches bleu, mauve et turquoise, deviennent une toile de fond abstraite pour les figures élégantes de sa femme et de sa fille Maria. La brise, suggérée par l’ondulation des vêtements, renforce l’impression de fugacité de la scène, à laquelle contribue également le cadrage éminemment photographique qui coupe la capeline de Clotilde et laisse un espace de sable vide dans la partie inférieure. » (Commentaire portail Spain is Culture)

Joaquín Sorolla. Enfants sur la plage (1909)

Joaquín Sorolla. Enfants sur la plage (1909). Huile sur toile, 118 × 185 cm, musée du Prado, Madrid. A la manière de Nageurs, Jávea (1905), le peintre étudie les reflets de la lumière sur les corps et sur l’eau. Le sable mêlé à l’eau se transforme en miroir.

Joaquín Sorolla. Portrait du marquis de la Vega-Inclán (1910)

Joaquín Sorolla. Portrait du marquis de la Vega-Inclán (1910). Huile sur toile, 66 × 98 cm, musée du Greco, Tolède. « Il s’agit d’un cadeau de Joaquín Sorolla au marquis de la Vega-Inclán, l’un des mécènes les plus importants de la première moitié du XXe siècle. Sorolla réalisa plusieurs portraits du marquis. Ici, il le représente à l’âge de cinquante-deux ans. En haut à gauche de la toile, on peut lire la dédicace de l’artiste : « À Benigno Vega pour son musée de Tolède. J. Sorolla y Bastida 1910. » (Commentaire portail Spain is Culture)

Joaquín Sorolla. Clotilde assise dans un canapé (1910)

Joaquín Sorolla. Clotilde assise dans un canapé (1910). Huile sur toile, 178 × 107 cm, musée Sorolla, Madrid. « Le modèle est Clotilde Garcia del Castillo, l’épouse du peintre […] Source fréquente d’inspiration pour Joaquín Sorolla, certains portraits de Clotilde constituent de œuvres fondamentales de sa production picturale. L’image transmise d’elle est variée, toujours marquée par l’affection et l’admiration mutuelle qui les unissaient […] Il faut garder présent à l’esprit que ce registre iconographique s’inscrit dans le genre du portrait bourgeois de l’époque. Devant l’observateur apparaît une femme raffinée, reflet fidèle du statut social atteint et, par extension, miroir du succès artistique de son mari. Clotilde porte une exquise robe blanche, de délicates chaussures de satin […] Sorolla s’inspire certainement dans cette œuvre, le plus élégant de ses portraits, des portraits de la haute société de John Singer Sargent, qu’il connaissait déjà à cette date : portraits avec modèles en tenue de gala qui ne semblent pas poser mais simplement paraître. Le portrait de Clotilde, bien qu’utilisant ce registre, est totalement dépourvu d’affectation et se caractérise par la force du naturel. » (Commentaire musée Sorolla)

Joaquín Sorolla. La sieste (1911)

Joaquín Sorolla. La sieste (1911). Huile sur toile, 200 × 201 cm, musée Sorolla, Madrid. « La Sieste illustre bien la qualité du travail du peintre au faîte de sa carrière. Cette toile, offrant un point de vue en plongée, a été réalisée pendant le séjour estival de la famille à Saint-Sébastien. Les quatre figurantes sont la femme du peintre, ses deux filles et une de leurs cousines. La répartition des personnages et le rythme ondoyant des traits de pinceau forment une scène mouvante. De grands coups de pinceau sont utilisés dans la zone d’herbe, tandis que pour les personnages, l’artiste utilise des traits plus fins et marqués pour accentuer le volume des visages et les plis des robes. » (Commentaire portail Spain is Culture)

Joaquín Sorolla. Cinquième Avenue, New York (1911)

Joaquín Sorolla. Cinquième Avenue, New York (1911). Gouache sur papier, 63 × 41 cm, musée Sorolla, Madrid. « Dans cette gouache, on voit le peintre travailler à la fenêtre de sa chambre à New York, avec vue sur la cinquième avenue. À base de coups de pinceau rapides, il retrace sur le carton la vie urbaine, où le dynamisme et surtout les automobiles tiennent la vedette. Sorolla y voyait en effet le symbole de la « vie moderne ». L’analogie avec des œuvres impressionnistes majeures est évidente (Caillebotte, Pissarro…) » (Commentaire portail Spain is Culture)

Joaquín Sorolla. La robe rose. Après le bain (1916)

Joaquín Sorolla. La robe rose. Après le bain (1916). Huile sur toile, 208 × 126,5 cm, musée Sorolla, Madrid. « Une œuvre de maturité de Sorolla, qui justifie son surnom : « le peintre de la lumière ».Peinture à l’huile travaillée à grands coups de pinceau décidés, agrémentés de petites touches qui, dans leur élan, semblent vouloir poursuivre la fugacité de l’instant lumineux. La puissance physique et le naturel des personnages transmettent l’optimisme du peintre et sa confiance dans les petites gens en tant que moteur du renouveau et du progrès du pays. C’est vers cette réalité que nous guide Sorolla, dans une optique où prévaut le naturel instantané, franc et direct, avec laquelle il tente de saisir par ses touches de peinture tous les effets de lumière pour les offrir à nos yeux. » (Commentaire portail Spain is Culture)

Joaquín Sorolla. Le jardin de la Casa Sorolla (1920)

Joaquín Sorolla. Le jardin de la Casa Sorolla (1920). Huile sur toile, 104 × 82 cm, musée Sorolla, Madrid. « Entre 1916 et 1920, Sorolla se plaît à peindre tous de recoins du jardin de sa maison madrilène, avec une liberté technique et expressive et une approche intimiste qui forment un corpus d’une importance capitale dans l’ensemble de son œuvre. Sur des toiles de format moyen permettant plus de légèreté et de spontanéité, Sorolla laisse exploser les couleurs et capte les jeux de lumière filtrant entre la végétation. Cette peinture est une des dernières versions, peinte au printemps 1920, avant qu’une attaque d’hémiplégie ne l’empêche de peindre pendant les trois dernières années de sa vie. » (Commentaire musée Sorolla).

 

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