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Martin Desjardins (1683). Huile sur toile, 103 × 104 cm, Musée National du Château de Versailles. Martin van den Bogaert dit Martin Desjardins (1637-1694) est un sculpteur français d'origine néerlandaise.
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Marie Cadenne (1684). Huile sur toile, 139 × 102 cm, musée des Beaux-arts, Caen. « Marie Cadenne est l’épouse de Martin Desjardins (1637-1694), sculpteur et ami de Rigaud. Avec ce tableau, qui constituait le pendant du portrait de son mari, Rigaud renforce sa popularité de portraitiste auprès d’une nouvelle clientèle féminine. Après le succès de ce tableau, Rigaud décide de développer ce type de représentation pour ses modèles féminins : elles apparaissent alors dans un vêtement négligé, dans un environnement intime mais néanmoins luxueux. » (Commentaire MBA Caen)
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Philippe d'Orléans, alors duc de Chartres (1689). Huile sur toile, 129 × 97 cm, Musée National du Château de Versailles. Philippe d'Orléans (1674-1723) sera régent de France pendant la minorité de Louis XV, de 1715 à 1723. Il est le fils de Philippe de France (Monsieur, 1640-1701), frère de Louis XIV, et de sa seconde épouse, la princesse palatine Charlotte-Élisabeth de Bavière (1652-1722).
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La famille Léonard (1692). Huile sur toile, 126 × 154 cm, musée du Louvre, Paris. Il s’agit de l’imprimeur Pierre-Frédéric Léonard, de son épouse Marie-Anne des Essarts et de leur fille.
« Portrait de la famille Léonard inscrit dans le livre de comptes de Rigaud à l'année 1692 pour 490 livres : Pierre Frédéric Léonard (1665-1725), imprimeur, sa femme, née Marie-Anne des Essarts (1670-1706), et leur fille Marie-Anne (1690-1733). Rigaud avait exécuté un premier portrait de Pierre Frédéric Léonard en 1690, non localisé. Le portrait familial du Louvre a été gravé en contrepartie par Nicolas Pitau (estampe inachevée à la pointe sèche). L'œuvre a été restaurée en support par Édouard Déchelette en 1987. Elle a été traitée en couche picturale par Virginie Trotignon en 1988-1989. » (Commentaire musée du Louvre)
Analyse détaillée
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La famille Laffite (vers 1694). Huile sur toile, 83 × 103 cm, musée du Louvre, Paris. La jeune sœur de Rigaud, Claire (née en 1663), épouse en 1679 Joan Lafita, dit Jean Lafitte, conseiller du roi et bailli royal de Perpignan. Le couple aura trois enfants : le portrait représente l’aînée, Marie, entre son père et sa mère.
« Ce portrait familial a été peint lors d’un voyage de Hyacinthe Rigaud à Perpignan. Honorat Jean Laffite était bailli royal dans cette ville. Il avait épousé Claire Marie-Madeleine Rigaud, la soeur de l’artiste. Rigaud les représente avec leur fille Marie. L’artiste avait peint ce portrait pour lui-même, comme un souvenir de famille. Le tableau conserve un caractère esquissé. Rigaud le présentait en pendant du triple portrait de sa mère dans sa collection personnelle (voir INV. 7522). Il l’a fait représenter sur une feuille apparaissant dans la gravure de Gérard Edelinck exécutée en 1698 d’après l’Autoportrait de Rigaud aujourd’hui conservé au musée de Karlsruhe (1692 ; huile sur toile ; 42 × 34,5 cm ; inv. P. 307). Le tableau du Louvre a été restauré par Henri Linard en 1957. Il a été refixé à la cire par Geneviève Lepavec en 1979. » (Commentaire musée du Louvre)
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La mère de l’artiste (1695). Huile sur toile, 83 × 103 cm, musée du Louvre, Paris. Lors de son voyage à Perpignan en 1695, Rigaud fit plusieurs portraits de sa mère Maria Serra.
« Le tableau a été peint en 1695, lors d’un voyage en Roussillon, afin de permettre à son ami Antoine Coysevox de sculpter le buste de la mère de Rigaud, Marie Serre, qui demeurait à Perpignan. Rigaud en a précisé toutes les circonstances dans l’abrégé de sa vie qu’il a dicté à son ami Henri Van Hulst : " Mais pour marquer à sa mère sa reconnaissance filiale des obligations qu’il lui avait pour tous les soins qu’elle avait pris de son éducation, sa piété et sa tendresse pour elle le déterminèrent, à la fin de 1695, de quitter toutes ses occupations pour faire le voyage de Roussillon, et lui rendre chez elle ce qu’il lui devait. Une de ses principales vues, en faisant le voyage, était de peindre et remporter avec lui l’image de celle qui lui avait donné le jour. Son dessein était de faire exécuter ce portrait en marbre ; c’est pourquoi il la peignit en trois différentes vues : une de face, l’autre de profil, et la troisième à trois-quart, afin que M. Coysevox, son ami, un des plus habiles sculpteurs de France, qui devait faire en marbre ce portrait, eût plus de facilité à le perfectionner. Cet ouvrage fait l’ornement le plus précieux du cabinet de ce fils reconnaissant, et doit y rester jusqu’au temps qu’il a destiné de le consacrer à l’Académie royale de peinture ; et ne s’étant pas voulu tenir à cette seule marque d’amour pour elle, il l’a fait graver ensuite par le sieur Drevet, un des plus habiles graveurs au burin de ce temps, afin de multiplier et de reproduire en quelque façon à la postérité celle qui l’a mis au monde " cf. Hyacinthe Rigaud, 1716). » (Commentaire musée du Louvre)
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La comtesse de Lignières (1696). Huile sur toile, 81 × 64 cm, château de Parentignat, France. Il s’agit de la fille de Louis-François Du Bouchet, marquis de Sourches qui a rédigé des Mémoires sur le règne de Louis XIV. Elle a épousé le comte de Lignières en 1694.
« Louise-Marie épousa en 1694 Louis Colbert, cinquième fils du grand Colbert, un des principaux ministres du Roi Louis XIV. Ce portrait est sans doute le pendant de celui que Rigaud avait réalisé du comte de Lignières lui-même, deux ans plus tôt. Ce magnifique portrait est l’original signé de 1696, ce qui confirme la forme de la coiffure dite “à la Fontanges” en vogue à l’époque. » (Commentaire château de Parentignat)
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Jacques-Bénigne Bossuet (1698). Huile sur toile, 72 × 59 cm, Galerie des Offices, Florence. Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704) : écclésiastique, prédicateur et écrivain français.
« Âgé de plus de soixante-dix ans lorsque Rigaud fit son portrait, l'évêque et précepteur du Dauphin était un prédicateur renommé, dont les oraisons funèbres étaient publiées et largement diffusées. Conscient de sa valeur, il portait une soutane en moire de soie. Malgré son air bienveillant, Bossuet joua un rôle déterminant dans l'organisation de l'Église catholique française et de la monarchie absolue. » (Commentaire Web Gallery of Art)
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La famille Le Juge (1699). Huile sur toile, 114 × 147 cm, National Gallery, Ottawa. Une autre version de 1706 se trouve au musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan. Jean Le Juge était huissier au Grand Conseil. Il meurt en 1707. Son épouse Elisabeth de Gouy deviendra en 1710 madame Rigaud.
« Ami de la famille, Rigaud peint ce portrait en guise de cadeau. Le mari est placé légèrement à l’écart, comme il sied à son statut, mais les regards et les gestes des personnages créent un lien entre eux et avec le spectateur. Rigaud sait mettre en valeur ses sujets dans des portraits somptueux et raffinés et porte une attention particulière aux signes extérieurs de leur position sociale – au faste des tenues vestimentaires et du décor. Le peintre épousera par la suite la veuve de Le Juge, Élisabeth. Attaché à cette toile, il peindra des années plus tard un autoportrait le représentant en train de l’exécuter. » (Commentaire National Gallery, Ottawa)
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Pierre Drevet (vers 1700). Huile sur toile, 116 × 89 cm, musée des Beaux-Arts, Lyon. Pierre Drevet (1664-1738) est un graveur, ami de Rigaud.
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Louis XIV (1701). Huile sur toile, 277 × 194 cm, musée du Louvre, Paris. Voici le plus célèbre des quelques deux cents portraits de Louis XIV. Le roi est représenté en costume de sacre avec le manteau fleurdelisé doublé d’hermine et l’épée dénommée Joyeuse, considérée depuis le 13e siècle comme celle de Charlemagne. Dans sa main droite, le sceptre d’Henri IV et à ses côtés sa couronne et la main de justice. Le souverain prend pour l’éternité une pose jugée élégante. Le regard dominateur et le visage impassible témoignent de son autorité. Les étoffes chatoyantes symbolisent le goût et la richesse.
« Ce portrait procède directement d’un événement historique majeur : le 1er octobre 1700, le roi d’Espagne Charles II, étant mort sans enfants, avait désigné comme successeur Philippe d’Anjou, le petit-fils de Louis XIV. Après quelques jours de réflexion, Louis XIV accepta le testament. Il commanda alors à Hyacinthe Rigaud un
portrait de Philippe d’Anjou en roi d’Espagne. Celui-ci voulut avoir le portrait de son grand-père de la même main afin de l’emporter avec lui à Madrid. Lorsque ce dernier tableau fut terminé, Louis XIV, et toute la Cour avec lui, l’admira tant qu’il le conserva, ordonnant à Rigaud d’en faire une seconde version pour son petit-fils : "On a exposé le portrait du Roi dans le grand appartement de Versailles ; il est en pied avec l’habit royal. Cet ouvrage est de M. Rigaud. Jamais portrait n’a été mieux peint, ni plus ressemblant ; toute la Cour l’a vu et tout le monde l’a admiré. Il faut qu’un ouvrage soit bien beau et bien parfait pour s’attirer un applaudissement général dans un lieu où le bon goût règne et où l’on n’est pas prodigue de louanges. Sa Majesté ayant promis son portrait au roi d’Espagne, veut tenir sa parole en lui donnant l’original, et M. Rigaud en doit faire une copie qui est souhaitée de toute la Cour. Quoiqu’on voie avec regret partir l’original, on en aurait bien plus de chagrin s’il n’était pas destiné au roi d’Espagne" (cf. Mercure de France, 1702). » (Commentaire musée du Louvre)
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Philippe de Courcillon (1702). Huile sur toile, 162 × 150 cm, Musée National du Château de Versailles. Philippe de Courcillon, marquis de Dangeau (1638-1720), est un militaire, diplomate et mémorialiste français, connu surtout pour son Journal où il décrit la vie à la cour de Versailles à la fin du règne de Louis XIV.
« Dans cet remarquable portrait de Philippe de Courcillon, marquis de Dangeau, l'influence théâtrale est manifeste. Une imposante perruque noire encadre le visage ovale et dur, sous lequel se déploie, en plis improbables, un flot de brocart, d'or et de parures, créés par une pose qui magnifie outrancièrement le modèle.
Les perruques jouaient un rôle important dans les portraits du XVIIe siècle. L'origine exacte de cet accessoire demeure incertaine, mais elles étaient certainement répandues dans les cercles distingués dès 1620-1630. Grâce à leur structure constante de boucles et de frisures, les perruques conféraient aux visages – et donc à tous les portraits – un aspect similaire. Qu'on soit chauve ou non, on choisissait la couleur de ses cheveux en fonction de sa tenue et de l'événement. Louis XIV et tous les princes de France y accordaient une grande importance. » (Commentaire Web Gallery of Art)
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Marie-Anne Varice de La Ravoye, née de Vallière (1702). Huile sur toile, 143 × 108 cm, collection particulière. Anne Varice de Vallière est l’épouse de Jean Neyret de la Ravoye, seigneur de Lirré et Beaurepaire, trésorier général de la marine en 1692, puis grand audiencier de France. Elle est représentée en Pomone, nymphe romaine à la beauté légendaire et divinité des fruits, insensible aux élans amoureux de Vertumne, dieu des fruits et des jardins.
« Le portrait de Marie-Anne Varice de Vallière (v. 1675-1732), épouse depuis le 14 décembre 1692 de Jean Neyret de la Ravoye, seigneur de Lisses et de Beaurepaire (peint en 1694 par Rigaud), connut une destinée illustre et un succès conséquent. Il prouve que les représentations féminines de Rigaud n’eurent pas à pâtir de celles de son compatriote Largillierre, qui s’en était fait pourtant une spécialité. De plus, l’artiste catalan dépassait ici le simple portrait en historiant son modèle, la travestissant en Pomone conseillée par Vertumne. Ce thème courant en "peinture d’histoire", a particulièrement été à l’honneur durant tout le XVIIIe siècle, évoquant l’art des jardins, l’amour et la jeunesse. » (Commentaire site www.hyacinthe-rigaud.com)
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Louis de France, duc de Bourgogne (1704). Huile sur toile, 129 × 98 cm, Musée National du Château de Versailles. Louis de France (1682-1712), duc de Bourgogne, est le fils de Louis de France, le grand dauphin (1661-1711) et de Marie Anne Victoire de Bavière (1660-1690).
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Elisabeth de Gouy, épouse de l’artiste (1707-1710). Huile sur toile, musée du Louvre, Paris. Les relations entre Elisabeth et Hyacinthe sont bien antérieures à leur union (19 mai 1710). Dès 1694, Rigaud fréquente les parents de la jeune femme.
« C'est grâce au commentaire d'Hendrick van Hulst à l'occasion de son catalogue des estampes faites d'après Rigaud que nous pouvons supposer la première fixation sur la toile du visage de Marguerite Élisabeth de Gouy (v.1668-1743), fille de Jérome de Gouy et de sa seconde épouse, Marguerite Mallet. C'est le 19 mai 1710 que la jeune femme épouse son peintre par contrat passé devant Simon Cosson, notaire au Châtelet. » (Commentaire site www.hyacinthe-rigaud.com)
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La Princesse Palatine (1713). Huile sur toile, 132 × 109 cm, Musée National du Château de Versailles. Élisabeth-Charlotte von der Pfalz-Simmern (1652-1722), dite Charlotte-Élisabeth de Bavière, est la seconde épouse de Philippe de France (1640-1701), duc d'Orléans, dit Monsieur, frère du roi Louis XIV.
« Belle-sœur de Louis XIV et célèbre épistolière, la princesse Palatine, de son propre aveu, ne se laissait que rarement peindre. En 1713, elle accepta pourtant de poser pour le célèbre Hyacinthe Rigaud, déjà auteur d’un très fameux portrait du roi (1701). Alors que le tableau, commandé par un amateur parisien, ne lui était pas destiné, elle se laissa convaincre par Louis XIV lui-même de le conserver : cette œuvre, signée, se trouve aujourd’hui au Deutsches Historisches Museum de Berlin. De nombreuses répliques furent exécutées par l’atelier de Rigaud, notamment pour les correspondants germaniques et la famille de Madame. Le tableau de Versailles serait l’une d’elles, comme le suggère la présence d’agrandissements sur chacun de ses quatre côtés. Veuve depuis douze ans, la princesse Palatine est représentée dans la réalité de son âge, mais arbore les attributs de la royauté. » (Commentaire Musée National du Château de Versailles)
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Louis XV enfant (1715). Huile sur toile, 189 × 135 cm, Musée National du Château de Versailles. Louis XV (1710-1774) est l’arrière-petit-fils de Louis XIV. Il succède à ce dernier mais ne prendra ses fonctions royales qu’en entrant dans sa 14e année en 1723. De 1715 à 1723, son grand-oncle Philippe d’Orléans assurera la régence.
« Ce portrait officiel fut commandé par le Régent, Philippe d’Orléans, en 1715 et achevé en 1717. Avant même que le jeune roi n’ait été sacré, il est revêtu du manteau du sacre conventionnel. L’iconographie est tributaire du modèle laissé par le portrait de Louis XIV peint par le même Rigaud en 1701. Elle affirme la continuité d’une monarchie française où, suivant l’antique adage, "le roi ne meurt jamais". » (Commentaire Musée National du Château de Versailles)
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Louis XV (1721). Huile sur toile, 182 × 125 cm, Palacio Real, Patrimonio Nacional, Madrid. Louis XV a 11 ans.
« En 1721, il n’était plus question de figurer un enfant, assis dans son petit trône. Bien que précocement travesti en monarque absolu, il accusait en effet tout le poids de la lourde tâche qui lui incombait déjà par la démesure de l’imposant manteau fleudelysé. Louis XV avait déjà d’ailleurs physiquement changé et il n’était pas question d’envoyer en Espagne le visage poupin d’un roi. Rigaud choisit donc de le représenter debout, hors du fauteuil dans lequel il était assis en 1715. L’estrade disparut et le coussin, sur lequel le monarque posait jadis les pieds pour paraître moins petit, se retrouva posé sur la table, discrètement caché par un brocard d’or. La couronne que l’on voyait au second plan, tapie dans l’ombre, s’afficha désormais au yeux de tous. Avec le sceptre, le collet orné du collier de l’ordre du Saint Esprit, la main de justice et le manteau doublé d’hermine, le joyau fut remis à Rigaud par le prieur de l’abbaye de Saint-Denis, afin que la composition soit parfaite. » (Commentaire site www.hyacinthe-rigaud.com)
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Louis XV (1727-29). Huile sur toile, 271 × 174 cm, Musée National du Château de Versailles. Louis XV a 17 ans.
« Vêtu de son grand costume royal, placé dans un environnement pallatial et féérique, le roi est ici magnifié à l'instar de ce qu'avait voulu Louis XIV. Le tableau, à l’impact visuel marquant est sans doute l'un des plus harmonieux réalisés par Rigaud, accusant déjà le revirement stylistique du peintre par comparaison avec celui de l’aïeul du jeune souverain, peint en 1701 ou l'attitude plus "passive" du premier portrait de Louis XV de 1715. Là où la pose hiératique, surchargée et magnifique valorisait l’impression de sévérité et de grandeur d’un Louis XIV admiré et craint de toute l’Europe, le jeune Louis XV, désormais affranchit du joug de la Régence, affirme son pouvoir en se faisant représenter dans un décorum plus ostentatoire encore, digne du plus pur style rococo. » (Commentaire site www.hyacinthe-rigaud.com)
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Cardinal de Fleury (après 1728). Huile sur toile, 80 × 64,8 cm, National Gallery, Londres. André Hercule de Fleury (1653-1743) est un homme d'État français, qui, de 1726 à 1743, a été de facto le principal ministre du Royaume de France, au début du règne de Louis XV.
« Fleury est représenté assis, face à nous, le regard droit dans les yeux, un léger sourire aux lèvres. Il porte la robe cardinalice cramoisie doublée de fourrure – on aperçoit la dentelle raffinée de sa manche sous sa fourrure ivoire. Il est assis sur un fond gris uni, orné seulement d'un pan de velours rouge dont le mouvement fait écho aux lignes diagonales de son col et de ses épaules.
Notre tableau est l'une des nombreuses copies d'atelier en buste d'un portrait de 1728 par Hyacinthe Rigaud, probablement réalisé pour James, 2e comte Waldegrave, vers 1734-1735. Le cardinal avait 75 ans en 1728, mais son apparence relativement jeune ici peut s'expliquer par le fait que le portrait était basé sur un portrait antérieur (aujourd'hui perdu) que Rigaud avait peint en 1706, alors que Fleury avait 52 ans. » (Commentaire National Gallery)
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