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Crucifixion (v. 1490). Huile sur bois, 88 × 56 cm, musée Thyssen-Bornemisza, Madrid. « Gérard David fut un important peintre flamand de la fin du XVe et du début du XVIe siècle, dont la contribution majeure réside dans son rôle dans le développement du paysage. Il a contribué à établir les fondements d'une tradition qui culminera avec Joachim Patinir. L'œuvre de David révèle l'influence des grands maîtres flamands tels que Jan van Eyck, Rogier van der Weyden et Robert Campin, entre autres. La Crucifixion présentée ici est considérée comme une œuvre de jeunesse de l'artiste. Le Christ mort sur la croix constitue l'élément central de la composition, la divisant en deux parties. À gauche, on remarque le groupe de la Vierge, de saint Jean et de Madeleine, organisé selon des lignes diagonales et qui rappelle l'œuvre des peintres flamands de la génération précédente. Des parallèles stylistiques avec l'œuvre de Campin se retrouvent dans le groupe de spectateurs à droite, notamment dans le personnage au premier plan vêtu de vêtements rayés aux couleurs vives. Les couleurs acides, comme l'orange, le vert et le jaune, sont caractéristiques du style de David et, plus généralement, de l'œuvre des artistes du nord des Pays-Bas. La structure narrative a été comparée à une miniature du Livre d'heures de Catherine de Clèves, conservé à la Pierpont Morgan Library de New York. » (Commentaire musée Thyssen-Bornemisza)
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L'adoration des mages, enluminure (v. 1490). Manuscrit, 23 × 16 cm, British Library, Londres. Miniature extraite du Bréviaire d'Isabelle de Castille. Il s'agit d'une Adoration des mages qui sera reprise sous forme de tableau en 1500.
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Triptyque de la famille Sedano, ouvert (1490-95). Huile sur bois, 97 × 72 cm (panneau central), musée du Louvre, Paris.
Triptyque de la famille Sedano, fermé
Le commanditaire est un marchand espagnol, Jean de Sedano. Le panneau central montre la Vierge et l'Enfant Jésus entourés de deux anges musiciens. Sur le panneau de gauche, Jean de Sedano accompagné de saint Jean-Baptiste et de son fils tenant une croix. Sur le panneau de gauche, son épouse Marie avec Saint Jean.
« D’une traditionnelle iconographie mariale (le trône du Cantique des cantiques, le jardin clos évoquant la virginité de Marie), que souligne l’opposition entre le monde terrestre, lourd du péché d’Adam et d’Ève (volets fermés) et la vision paradisiaque à l’intérieur du retable, dont bénéficient déjà les orants associés ici à l’Enfant Jésus. Auprès de Jean de Sedano, un garçonnet tenant une petite croix, sans doute un fils, déjà décédé, du donateur.
À dater du début de la période de la maturité de l’artiste, vers 1490-1495, soit avant les Noces de Cana (voir l’INV. 1995), œuvre concernant également la famille Sedano. Le format chantourné du triptyque, cas apparemment unique chez David, semble d’origine. Tapis oriental (Asie centrale ?) décorant l’arcade centrale. Adam et Ève, très marqués par Van Eyck. » (Commentaire musée du Louvre)
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Le jugement de Cambyse (1498). Huile sur bois, 202 × 349,5 cm, Groeninge Museum, Bruges. Ce diptyque a été commandé à David pour décorer la salle des échevins de l'Hôtel de Ville de Bruges. Cambyse est un roi de Perse du 6e siècle avant J.-C. au sujet duquel Hérodote rapporte la légende suivante : "Ayant rendu pour de l'argent une sentence injuste, Sisamnès avait été, sur ordre de Cambyse, égorgé, écorché de la tête aux pieds. Dans la peau arrachée de son corps, Cambyse avait fait tailler des bandes de cuir qu'on avait tendues sur le siège où Sisamnès s'asseyait pour rendre la justice."
« Sur les deux panneaux, David représente le châtiment du juge corrompu Sisamnès par Cambyse comme si la scène se déroulait à Bruges au XVe siècle. Il y parvient en mêlant bâtiments et costumes de son époque à des éléments typiques de la Renaissance qui renvoient à l'Antiquité classique, tels que les bas-reliefs en rond de part et d'autre du siège de Sisamnès, les putti et les guirlandes. L'œuvre poignante de David était accrochée à l'Hôtel de Ville de Bruges, où elle rappelait quotidiennement aux échevins-juges leur devoir d'intégrité et de justice dans l'exercice de leurs fonctions. » (Commentaire Groeninge Museum)

Le jugement de Cambyse, panneau gauche (1498). Huile sur bois, 202 × 172,8 cm, Groeninge Museum, Bruges. Il s'agit de l'arrestation de Sisamnès.
Le jugement de Cambyse, panneau droit (1498). Huile sur bois, 202 × 172,8 cm, Groeninge Museum, Bruges. Le supplice de Sisamnès est représenté de façon particulièrement réaliste. Les « opérateurs » sont, pourrait-on dire, très professionnels ; les spectateurs s'intéressent à peine à l'horrible scène qui se déroule devant leurs yeux. Reflet d'une époque ?
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Les noces de Cana (v. 1500). Huile sur bois, 100 × 128 cm, musée du Louvre, Paris. Episode biblique. Une noce se déroule à Cana, en Galilée, à laquelle Jésus est invité. Le vin venant à manquer, Jésus ordonne de remplir d'eau six jarres ; l'eau se transforme en vin. Ce premier miracle réalisé par Jésus-Christ est interprété par les chrétiens comme un signe de la générosité de Dieu. L'épisode suscita de nombreuses peintures, la plus célèbre étant celle de Véronèse (v. 1563).
« Tableau-épitaphe à caractère votif et non retable d’autel à volets.
Détails du banquet faisant allusion au sacrifice pascal et à l’Eucharistie (découpe de la viande, coupe tendue). La mariée figure de face, à droite. Probable évocation de Bruges (les Halles) dans le fond. L’orant-donateur, à gauche, est identifié (depuis 1902) avec le Jean de Sedano représenté un peu plus jeune sur le triptyque R.F. 588, ce qui conforte l’attribution à David des Noces de Cana, proposée dès 1866-1870 (on prononça jadis les noms fantaisistes de Van Eyck, de Memling…). À situer pour des raisons de style dans la 1re décennie du XVIe s. ; de plus, Jean de Sedano († 1518), marchand castillan (Sedano est une localité voisine de Burgos) établi à Bruges, devient en 1501 membre de la confrérie brugeoise du Saint-Sang pour laquelle ce tableau a pu être peint. Cependant, la présence d’un Augustin (ou d’un Dominicain) suggère que le tableau a pu avoir une autre destination, même si Sedano a toute chance d’être le commanditaire de l’œuvre.
Une participation de l’atelier a été parfois suggérée pour ce tableau, d’une façon peu justifiée. Copies (sans les donateurs) à Plasencia (Espagne) et Stockholm. » (Commentaire musée du Louvre)
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L'adoration des mages (v. 1500). Huile sur bois, Alte Pinakothek, Munich. Selon la tradition chrétienne, trois mages auraient suivi une étoile vers le lieu de naissance de Jésus-Christ. Arrivés près de Jésus, ils lui offrent l'or, l'encens et la myrrhe.
« Ce tableau s'inspire d'une composition perdue d'Hugo van der Goes. Les rois mages s'approchent du nouveau-né et de sa mère en adoration, tout en gardant leurs distances. La composition est ainsi divisée en deux parties, reliées par la gerbe de céréales au premier plan, symbolisant le sacrement de l'Eucharistie, médiateur entre Dieu et les hommes. » (Commentaire Web Gallery of Art)
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La Vierge entre les vierges (v. 1509). Huile sur bois, 118 × 212 cm, Musée des Beaux-Arts, Rouen. Il s'agit d'une Conversation sacrée. An centre, la Vierge avec l'Enfant Jésus tenant une grappe de raisin, symbole de l'Eucharistie. De chaque côté d'elle, cinq vierges et martyrs. Au-dessus, deux anges musiciens, puis à l'extrême-gauche et à l'extrême-droite, tout en haut, les donateurs : le peintre lui-même et la veuve Lambyn qui a offert le support en chêne de la peinture. Ce tableau a été offert en 1509 par Gérard David au couvent carmélite de Notre-Dame de Sion de Bruges.
« Marie trône entre deux anges musiciens avec l’Enfant qui égrène une grappe de raisins, symbole eucharistique. Elle reçoit l'hommage d’une assemblée de martyres au charme enfantin, reconnaissables à leurs attributs traités en ornements précieux : de gauche à droite, Dorothée à la corbeille de roses (l’avocat Théophile lui avait fait la promesse de se convertir si elle lui envoyait des roses et des pommes du jardin du Christ), Catherine d’Alexandrie à la couronne ornée de la roue du supplice (qui se brisant miraculeusement au lieu de la tuer), Agnès, un agneau à ses pieds (la sainte mourru à 14 ans pour avoir refusé de se marier avec un païen), derrière elle, une anonyme, puis Fausta avec une scie (instrument de son martyre), Apolline avec une tenaille (dont on se servit pour lui arracher les dents), Godelive avec une écharpe (dont se servit son mari pour la faire étrangler), Cécile à côté d’un orgue (elle chanta jusqu’au bout les louanges du Seigneur), Barbe à la coiffe ornée d’une tour (son père l’y enferma) et Lucie tenant ses yeux (qui selon certains lui auraient été arrachés et selon d’autres qu’elle se serait arrachés elle-même). Un homme, en haut à gauche, s'unit à cette sainte conversation, en face d’une femme en cornette blanche : c’est le peintre Gérard David lui-même et vraisemblablement sa femme, Cornelia.
Les saintes se détachent sur un fond neutre avec une force plastique qui évoque un bas relief mais qu’anime la gracieuse émergence des visages et la beauté des matières. Dans cet ensemble dense, la vierge au verticalisme accentué inhabituel chez le peintre et d’une grande solidité statuaire, semble répondre à la Madone de Bruges de Michel-Ange arrivée dans la ville en 1506. » (Commentaire MBA Rouen)
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Lamentation (1500-10). Huile sur bois, 63 × 62 cm, National Gallery, Londres. Thème récurrent de la peinture occidentale appelé aussi Déploration du Christ. Le Christ est mort, allongé, et des personnages le pleurent.
« Le corps du Christ vient d'être descendu de la Croix et on le prépare pour la sépulture ; la porte carrée de son tombeau est visible dans la paroi rocheuse à droite. Sa mère l'enlace tendrement, tandis que Marie-Madeleine lui oint les pieds. Une autre femme lave ses plaies avec l'eau d'un bassin de bronze, tandis que saint Jean l'Évangéliste, vêtu de rouge, soutient le corps sur son linceul.
Les deux hommes qui entrent par une porte à droite se sont convertis secretement au christianisme : Nicodème, qui apporta les aromates pour embaumer le corps du Christ, et Joseph d'Arimathie, qui obtint l'autorisation de l'inhumer après la Crucifixion.
Il est probable que ce tableau faisait partie d'une série de scènes de la vie du Christ peintes par David dans le cadre d'un polyptyque (un retable composé de plusieurs panneaux). Son Adoration des Mages, également conservée à la National Gallery, provient probablement du même retable. » (Commentaire National Gallery)
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Le chanoine Bernardin Salviati et trois saints (1501-06). Huile sur bois, 103 × 94 cm, National Gallery, Londres. « Un homme au visage émacié est agenouillé en prière, entouré de trois saints. Il s'agit de Bernardin Salviati, fils illégitime d'un marchand florentin et chanoine de la collégiale Saint-Donatien de Bruges. Les saints sont, de gauche à droite : Martin de Tours, avec le mendiant à qui il donna son manteau sur la route derrière lui ; le saint patron de Bernardin, le franciscain Bernardin de Sienne, en habit gris ; et Donatien, patron de l'église de Bernardin.
Ce panneau, qui comportait à l'origine une voûte cintrée, faisait très probablement partie d'un diptyque commandé pour la chapelle Saint-Jean-Baptiste-et-Marie-Madeleine de Saint-Donatien, que Bernardin fut autorisé à restaurer en janvier 1501. L'autre panneau représentait probablement la Crucifixion (Staatliche Museen, Berlin). Au verso de notre panneau se trouve une image abîmée représentant apparemment le Christ ressuscité à une fenêtre ouverte. » (Commentaire National Gallery)
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Le mariage mystique de sainte Catherine (1505-10). Huile sur bois, 106 × 144 cm, National Gallery, Londres. Il s'agit d'une Sainte conversation, thème religieux courant présentant la Vierge et l'enfant Jésus entourés de divers personnages semblant converser. Le décor est une sorte de loggia de style antique ouverte sur un paysage urbain flamand en arrière-plan. Ce tableau est dénommé La Vierge à l'Enfant avec des saints et la donateur par la National Gallery.
« La Vierge à l'Enfant trône dans un jardin clos, entourée de trois saints. Sainte Marie-Madeleine tient son vase d'onguent, tandis que sainte Barbe, richement vêtue, arbore une tour – son attribut, ou emblème – sur sa coiffe. La roue sur laquelle sainte Catherine fut torturée est visible derrière elle, et le Christ lui passe un anneau au doigt, allusion à son "mariage mystique" (une manière de visualiser son union spirituelle avec le Christ).
À gauche figure Richard de Visch van der Capelle, chanoine de Saint-Donatien à Bruges. Ce tableau était probablement le retable de sa chapelle familiale et pourrait avoir été peint vers la fin de sa vie, voire après sa mort en 1511. Le style est très proche du retable de David de 1509 (Musée des Beaux-Arts de Rouen), et le visage de Richard ne semble pas avoir été peint d'après nature. Peut-être était-il trop âgé ou infirme, ou peut-être David, qui connaissait Richard, travaillait-il de mémoire. » (Commentaire National Gallery)
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Le repos durant la fuite en Egypte (v. 1510). Huile sur bois, 42 × 42 cm, National Gallery of Art, Washington. Episode biblique. Peu après la naissance de Jésus, le roi Hérode met à mort les enfants de moins de deux ans pour éliminer le futur roi de juifs. La Sainte Famille (Marie, Joseph et Jésus) fuit vers l'Egypte. Mais il faut se reposer de temps en temps...
« Le bref récit biblique de la Fuite en Égypte (Mt 2, 13-14) a été enrichi par les premiers chrétiens et les théologiens du Moyen Âge. Selon une légende apocryphe, la famille, épuisée, fit une halte après trois jours de voyage. La Vierge, affamée, se heurta aux branches trop hautes du palmier-dattier pour que Joseph puisse cueillir des fruits. Jésus ordonna alors à l'arbre d'abaisser ses branches. David minimisa ce miracle en donnant à Joseph un bâton et en remplaçant le palmier-dattier par un châtaignier des Flandres, mais le public du XVIe siècle se souvenait certainement de cette histoire apocryphe. On perçoit également des indices de la signification particulière de la famille : la Vierge porte des robes aux couleurs symboliques du rouge et du bleu ; de fins rayons de lumière dorée émanent de la tête de la mère et de celle de l'Enfant ; et la grappe de raisin qu'elle tient est un symbole bien connu de l'Eucharistie.
David a ainsi créé une atmosphère de calme et d'équilibre. La Vierge à l'Enfant est placée au centre, tandis que des diagonales fuyantes et des bandes alternées de lumière et d'ombre guident habilement les figures vers le paysage, les reliant harmonieusement à leur environnement. La prédominance du bleu apaisant dans toute la composition unifie l'œuvre. En définitive, Le Repos pendant la Fuite en Égypte est l'une des créations les plus belles et les plus sereines de Gérard David. » (Commentaire NGA)
Etude détaillée
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Scènes forestières (1505-15). Huile sur bois, 90 × 31 cm (chaque panneau), Mauritshuis, La Haye. « Dans ces deux scènes de forêt de Gérard David, toute l'attention est portée sur la nature. Il n'y a ni récit ni personnages. Pourtant, il ne s'agit pas de paysages isolés, mais des volets d'un retable. Ils illustrent un texte biblique annonçant la venue du Messie. C'est ce que les fidèles voyaient lorsque le retable était fermé. L'intérieur représentait la naissance du Christ. » (Commentaire Mauritshuis)
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L'adoration des mages (v. 1515). Huile sur bois, 60 × 59 cm, National Gallery, Londres. Thème déjà traité en 1500. L'évolution de l'artiste est impressionnante.
« Les Rois mages – Gaspard, Melchior et Balthazar – offrent des présents à l'Enfant Jésus dans les ruines d'un édifice imposant. La Vierge Marie est assise au bord de la crèche tandis que saint Joseph, son époux, descend un escalier que l'on aperçoit sur la gauche. Une foule de curieux, certains coiffés de turbans, observe la scène à travers l'arche à droite. Dans le champ derrière la tête de Gaspard, on distingue un bœuf et un âne, tandis que la vie quotidienne suit son cours dans la rue, à l'arrière-plan.
Ce tableau faisait peut-être partie d'un polyptyque (un retable composé de plusieurs panneaux) illustrant la vie du Christ, peint par Gérard David à Anvers après 1515. Il est probable qu'un panneau de dimensions similaires, la Lamentation, provienne du même ensemble. » (Commentaire National Gallery)
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Crucifixion (v. 1515). Huile sur bois, 141 × 100 cm, Staatliche Museen, Berlin. Composition beaucoup plus proche de la Renaissance italienne, si on la compare au tableau de 1500 sur le même thème
« Dans ce tableau, nombre de figures rappellent les maîtres les plus inventifs (Jan van Eyck ou Robert Campin) qui ont précédé. Cela se manifeste notamment par la disposition oblique de la croix et les vêtements des soldats romains, ainsi que par des détails comme le chien déterrant les ossements d'Adam, à droite, enfouis au pied de la croix ; son crâne donne au lieu le nom de Golgotha ("le lieu du crâne"). » (Commentaire Web Gallery of Art)
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Le repos durant la fuite en Egypte (v. 1515). Huile sur bois, 60 × 39 cm, musée du Prado, Madrid. Nouvel opus du thème de 1510. Le musée l'attribue à "l'atelier de Gérard David".
« Marie, assise sur un rebord rocheux au bord d'un cours d'eau, à la lisière d'une forêt, allaite l'Enfant. Elle porte une tunique bleue sur un sous-vêtement rouge, un manteau bleu, une chemise blanche et un voile sur la tête. L'Enfant, à peine couvert par le tissu transparent de son vêtement, tient une cuillère dans sa main droite. À côté d'eux se trouvent un panier d'osier, subtilement mis en valeur par la lumière qui se reflète sur les brindilles tressées, et la canne de saint Joseph. Derrière eux, sur un sentier qui sort de la forêt, se déroule la scène antérieure : Marie et l'Enfant sur l'âne, et saint Joseph portant la canne et le panier qui contient sans doute les seuls biens de la famille. À l'arrière-plan, à gauche, on distingue un enclos clos de murs – peut-être un monastère, dont l'église est bien visible – et derrière, un lac et un bosquet surmonté d'un bâtiment circulaire. » (Commentaire musée du Prado)
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La Vierge à la soupe au lait (v. 1515). Huile sur bois, 33 × 28 cm, Aurora Trust, New York. Plusieurs versions de ce thème ont été peintes par l'artiste. Celle-ci, la plus tardive, est très aboutie. Elle représente une symbiose remarquable d'un épisode de la tradition chrétienne et de la réalité flamande de l'époque (mobilier, paysage typiquement flamand, écuelle, pain, pomme, etc.)
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