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Portrait d’une dame âgée (1468-70). Huile sur bois, 25,6 × 17,7 cm, Museum of Fine Arts, Houston.
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Tommaso Portinari et sa femme (v. 1470). Huile sur bois, 44 × 34 cm (chaque panneau), Metropolitan Museum of Art, New York. Tommaso Portinari (1428-1501) était le chargé d’affaires à Bruges de la famille Médicis et il a dirigé leur banque pendant plusieurs décennies. Son épouse, Maria Maddalena Baroncelli (1456-1495), est très jeune à l’époque présumée de réalisation du tableau.
« Hans Memling domina la peinture brugeoise de 1465 jusqu’à sa mort, en 1494. Tommaso et Maria Portinari appartenaient à la vaste communauté des commerçants italiens installés à Bruges, où Tommaso dirigea une succursale de la banque des Médicis de 1465 à 1478. Chefs-d’œuvre de la Renaissance nordique, ces portraits furent probablement commandés pour le mariage du couple en 1470. Maria avait alors à peu près quatorze ans et Tommaso, environ quarante-deux. Les tableaux étaient à l’origine les volets d’un triptyque portatif ; ils encadraient un tableau de dévotion représentant une Vierge à l’Enfant. » (Commentaire MET)
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Portrait de Gilles Joye (1472). Huile sur bois, 30,5 × 22,4 cm, Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown. Gilles Joye (1425-1483) est un compositeur.
« D'après les inscriptions sur le cadre de ce tableau, Gilles Joye, prêtre et compositeur, avait 47 ans lorsque Memling réalisa son portrait. L'artiste privilégiait le réalisme à la flatterie, rendant compte des rides autour des yeux et sur le cou du modèle. Les armoiries de Joye figurent sur sa bague et de nouveau sur le cadre. Malgré l'apparence pieuse du prêtre, les archives paroissiales révèlent une personnalité plus exubérante : il fut réprimandé pour bagarres, propos injurieux et adultère. » (Commentaire Sterling and Francine Clark Art Institute)
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Jeune homme priant (1472). Huile sur bois, 38,7 × 25,4 cm, National Gallery, Londres. « Un jeune homme pâle, les mains jointes en prière, est absorbé dans ses dévotions. Ce petit tableau constituait manifestement le volet gauche d'un diptyque (un tableau composé de deux parties) ou d'un triptyque (un tableau composé de trois parties). L'objet de sa prière était représenté à sa droite, sur un panneau fixé à celui-ci par des charnières. Rien ne nous permet d'identifier le modèle, bien qu'il fût manifestement très riche. Sa tenue et sa coiffure suggèrent une datation aux alentours de 1475.
L'analyse technique révèle la présence d'un dessin préparatoire pour le visage et le cou, indiquant probablement l'emplacement approximatif de la tête. La position définitive du visage, des mains et du livre avait été fixée avant que l'artiste ne commence à peindre ; peu de modifications furent apportées lors de l'exécution. La finesse du détail et la maîtrise du geste, particulièrement visibles dans les passages réalisés à l'huile sur huile, sont caractéristiques de Memling. » (Commentaire National Gallery)
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Willem Moreel et Barbara van Vlaenderberch (1482). Huile sur bois, 39 × 29,7 cm (chaque aile), Musées Royaux des Beaux-Arts, Bruxelles. Willem Moreel (1427/28-1501 est bourgmestre de Bruges, banquier et mécène. Barbara van Vlaenderberch est son épouse.
« À l'origine, ces deux portraits faisaient partie d'un triptyque, destiné à la méditation et à la dévotion privée, dont l'élément central était un sujet religieux, probablement une Vierge à l'Enfant. Le tableau se pliait probablement à plat et comportait trois panneaux de même dimension. Les armoiries de l'homme figurent au dos du portrait de la femme et étaient donc visibles à l'extérieur du retable fermé. Cet échange d'écussons visait toutefois avant tout à symboliser un lien éternel entre les deux portraits. Memling appliqua un procédé similaire aux volets du Jugement dernier. » (Commentaire Web Gallery of Art)
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Diptyque de Maarten van Nieuwenhove (1487). Huile sur bois, 52 × 41,5 cm (chaque panneau), Memlingmuseum, Sint-Janshospitaal, Bruges. Maarten van Nieuwenhove appartient à une famille de l’élite brugeoise dont certains membres ont occupé des fonctions importantes (bourgmestre en particulier). Il est né en 1463 et a donc 24 ans lors de la réalisation du tableau. L’arrière-plan est particulièrement soigné avec des vitraux et un paysage derrière la Vierge à l’Enfant.
« Deux mondes étaient indissociablement liés à l’hôpital Saint-Jean : le monde de la foi et celui des soins. Ce diptyque de Hans Memling montre à quel point la foi était physiquement présente pour un homme du Moyen Âge. Il possède encore son encadrement et ses charnières d’origine.
Nous sommes à Bruges. Par la fenêtre derrière l’homme en prière, on reconnaît le pont qui enjambe le Minnewater ou le Lac d’Amour. L’inscription latine en bas du panneau nous dit qui est cet homme : Maarten van Nieuwenhove a fait réaliser ce panneau en 1487. Il avait alors 23 ans. Il porte un pourpoint en velours surmonté d’une cape de fourrure noire. Ce sont des signes de prospérité : Maarten Van Nieuwenhove appartenait à une riche famille patricienne brugeoise et est même devenu bourgmestre. Sur le vitrail derrière lui, son saint protecteur, saint Martin, découpe son manteau en deux pour en offrir la moitié à un pauvre. Maarten van Nieuwenhove est mort à l’âge de 36 ans.
Dans cette même pièce d’un intérieur brugeois se trouvent Marie et Jésus, à qui Maarten adresse ses prières. Jésus prend une pomme que lui tend sa mère. Autrement dit, il accepte sa mission, qui est de mourir pour sauver l’humanité. Marie comprend visiblement que c’est le destin de son fils. » (Commentaire Closer to Memling)

Diptyque de Maarten van Nieuwenhove, détail 1 (1487)

Diptyque de Maarten van Nieuwenhove, détail 2 (1487). Les deux personnages apparaissent dans le miroir situés derrière la Vierge. Jeu avec l’espace.
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Diptyque de l’allégorie du véritable amour (1485-90). Huile sur bois, 43 × 18 (chaque panneau), Metropolitan Museum of Art, New York et Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam. La femme tient à la main un œillet, symbole du mariage. Les deux chevaux constituent par leur attitude une allégorie de l'amour. Le cheval blanc, qui boit, est préoccupé par la satisfaction de ses désirs. Le cheval brun, qui regarde vers la femme, symbolise l'amour altruiste. Le singe représente le péché (égoïsme, lubricité).
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Jeune homme priant et vase de fleurs, avers (1485-90). Huile sur bois, 29,2 × 22,5 cm, Museo Thyssen-Bornemisza, Madrid. Il s'agit de l'aile gauche d'un triptyque dont le reste ne nous est pas parvenu. Ce portrait est caractéristique de la fin du 15e siècle et du 16e siècle, avec, à l'arrière-plan, une ouverture laissant apparaître un paysage. Le portrait du gentilhomme met l'accent sur les détails vestimentaires et les mains, particulièrement soignées. Le regard se porte sans doute sur une figure religieuse qui devait apparaître au centre du triptyque (Christ, Vierge).
Jeune homme priant et vase de fleurs, revers (1485-90). Huile sur bois, 29,2 × 22,5 cm, Museo Thyssen-Bornemisza, Madrid. Ce portrait permet à Memling de s’exercer à la nature morte. L’exercice est convaincant. Vase Italien avec lys, iris et ancolies sur tapis de style oriental. Les fleurs blanches symbolisent la virginité. Sur le vase apparaît le monogramme du Christ.
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