L’extrême-gauche, violente par essence
17/02/2026
Patrick AULNAS
Le meurtre de Quentin D., militant nationaliste de 23 ans, par des activistes d’extrême-gauche, suscite l’intérêt des médias en février 2026. Battu à mort pour être venu protester contre la présence de Rima Hassan, députée européenne de LFI (La France Insoumise), dans des locaux universitaires, Quentin D. ne faisait que son devoir. Il paraît évident que Rima Hassan, extrémiste notoire, antisémite proclamée, ne devrait pas pouvoir organiser une conférence dans un institut universitaire comme Sciences Po Lyon, financé par le contribuable français. Les dérives idéologiques des instituts de sciences politiques sont assez générales en France et personne ne l’ignore. Ces dérives sont tolérées par le pouvoir politique. Pourquoi ?
L’arc républicain a accueilli LFI
La première réponse réside dans la stratégie politique des gouvernants français. Tout a été mis en œuvre pour écarter du gouvernement du pays un tiers de la population votant pour le RN (Rassemblement National). Le fameux Front républicain a pour objectif de regrouper tous les partis appartenant à l’arc républicain pour contrecarrer l’influence grandissante du RN dans l’électorat. Ce vocabulaire politicien masque une réalité : l’extrême-gauche (LFI) fait partie de l’arc républicain. En contrepartie, elle n’est pas traitée comme une formation politique violente cherchant à susciter le conflit dans tous les domaines. Jean-Luc Mélenchon lui-même a pourtant fixé la stratégie politique de LFI : tout conflictualiser pour en tirer profit électoralement.
Les partis de droite et de gauche se ralliant à l’arc républicain ont fait de LFI leur allié et ne peuvent donc pas se scandaliser de la présence de ses élus dans les enceintes universitaires. Ils le devraient pourtant.
L’essence de l’extrême-gauche : lutte, conflit, violence
En effet, l’extrême-gauche a toujours utilisé la guerre civile comme moyen d’action politique. Le marxisme-léninisme, le trotskysme, le maoïsme, d’où vient historiquement cette extrême-gauche, prônent la lutte des classes. Le prolétariat, classe dominée et nombreuse, doit conquérir le pouvoir par la violence en éradiquant la bourgeoisie, classe dominante et peu nombreuse. En écartant tout jargon idéologique, cela s’appelle une guerre civile.
Le conflit demeure aujourd’hui l’élément essentiel de l’idéologie d’extrême-gauche. Elle a seulement élargi le concept de domination pour favoriser le recrutement des militants : le genre ou le sexe (femmes dominées), la race (racisés dominés), la religion (musulmans dominés), la géopolitique (Palestiniens colonisés) sont désormais les concepts manichéens permettant de radicaliser les conflits. A l’échelle géopolitique, l’antiaméricanisme et l’opposition frontale à Israël conduisent à des positions anti-occidentales et anti-démocratiques. La liberté n’est absolument pas une valeur de l’extrême-gauche.
La complicité tacite de la classe politique
En s’alliant à LFI dans un arc républicain, les gouvernants français ont donc commis une erreur historique majeure. Ils ont donné des arguments à une formation prônant le conflit et la lutte violente. Si LFI appartient à l’arc républicain, pourquoi ce parti n’aurait-il pas droit de cité dans les universités ou dans le milieu ultra-subventionné de la culture ? LFI a parfaitement compris qu’il fallait cibler la jeunesse et l’intelligentsia, plus sensibles aux chimères révolutionnaires.
L’extrême-gauche est violente par essence. La lutte est son mantra. La radicalisation est sa stratégie. La dictature est son horizon. Tout cela a été masqué pour des raisons de tactique politicienne. Le peuple n’est pas spontanément dans le conflit. C’est une petite minorité d’extrême-gauche qui l’y amène pour accroître son influence avec la complicité tacite d’une grande partie de la classe politique.
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