Raymond Barre, l’égalité et la liberté
Commentaires
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Programme fiscal intéressant ! La TVA est considéré comme un impôt injuste, à tort à mon avis, puisqu'il touche les dépenses réelles et son taux, de surcroît, peut être modulé (faible ou inexistant sur les produits de première nécessité, fort sur les produits peu utiles ou nocifs de même que les taxes comme vous le soulignez). Je souscris volontiers à votre programme (je vous laisse cependant le soin d'aller expliquer au GJ que vous augmentez les taxes sur les carburants...) -
Je suis bien d'accord sur la dérive des états modernes qui tendent à satisfaire tous les besoins ou désirs des individus (et parfois plus) à la demande des citoyens ou avec leur accord le plus souvent d'ailleurs. Ceci évidemment est très coûteux ce qui entraîne une imposition fiscale de plus en plus forte et de plus en plus contraignante. Pour l'instant toutefois, il me semblerait excessif de dire que nos libertés essentielles sont menacées mais nous devons sans cesse rendre des comptes, c'est vrai, et on peut imaginer un avenir plus sombre comme vous le faites (auquel je ne crois guère car des équilibres se mettront en place à mon sens). Que faire ? Comme vous le suggérez ramener l'état à ses fonctions régaliennes, "poursuivre" (?) les économies de fonctionnement mais il y a tout de même des limites à cette rationalisation des dépenses. Quels segments de la matière imposable actuelle verriez-vous échapper à l'impôt : patrimoine, successions, revenus du travail,, du capital, consommation?
Pour commencer, je supprimerai totalement l'IR progressif qui n'est qu'un grossier subterfuge pour accumuler de l'information sur les particuliers. Il suffirait aujourd'hui en France de se limiter à un prélèvement proportionnel à la source sur tous les revenus. Ce prélèvement serait libératoire. Aucune déclaration des revenus ne serait nécessaire. Pour les BIC, BNC, BA, il pourrait être réalisé par les experts-comptables. Pour les micro-entreprises, ou auto-entrepreneurs, il suffirait d'un tout petit prélèvement fixe (quelques centaines d'euros par an) ou même rien de tout pour encourager ces activités.
Je supprimerais l'impôt sur la fortune immobilière et les droits de succession pour presque tous les héritages (par exemple, au-dessous de 1 million d'euros par héritier. J'augmenterais par contre les taux de TVA, les taxes sur le tabac, l'alcool, le billets d'avion (le tourisme est devenu une calamité), les carburants.
Voilà quelques idées qui, évidemment, susciteraient un tollé dans de nombreux partis politiques. Mais elles simplifieraient grandement la vie des particuliers et supprimeraient surtout l'impression d'inquisition administrative permanente qu'ils ressentent aujourd'hui. -
Vous semblez confondre deux choses : le respect des lois sans lesquels une démocratie n'est pas possible et la nécessaire sphère de liberté dont doit jouir tout individu. Le respect des lois, pour être viable, suppose évidemment des contrôles aussi désagréables soient-ils.
Sur l'affaire Barre, je n'en connais pas les dessous : mais, héritage personnel ou non, ces sommes devaient être déclarées. Vous savez très bien que de tels agissements alimentent le populisme.
Ce petit article est volontairement provocateur et ironique. Il ne prétend pas être une analyse de politologue. Cependant, il part de l’idée que si l’État recherche une soi-disant justice fiscale parfaite, il devra aussi mettre en place des contrôles de plus en plus perfectionnés. Les technologies de l’information lui donneront des moyens dans ce domaine et un Big Brother digne de 1984 naîtra.
Il n’est pas interdit de penser que la justice fiscale est une fiction permettant de tout connaître des activités économiques des individus. Si les instituts de statistiques, qui travaillent sur des ensembles, ont des objectifs scientifiques, l’administration fiscale, qui collecte des données personnelles, a un objectif totalitariste.
Une société dans laquelle la matière imposable ne recouvre pas toute l’activité économique (patrimoines, revenus, consommation) est parfaitement possible. L’État ne devrait prélever que ce qui est strictement nécessaire à son fonctionnement et ne pas se proposer d’intervenir dans tous les domaines de la vie des individus. Pour leur plus grand bien, évidemment, pour la justice et l’égalité, évidemment. C’est ainsi que naît la servitude volontaire.
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