L’Europe et les petits politiciens

20/10/2012   

Les gouvernants attendent une solution européenne à cette crise financière mais ne donnent jamais les moyens nécessaires à l’Europe. Dans les conseils européens chacun défend son pré carré. Les débats y sont d’une médiocrité affligeante et relèvent de marchandages politiciens. La politique prévaut sur les réalités économiques et financières. Il faudrait s’engager à un minimum de sérieux dans la gestion des finances publiques, mais François Hollande refuse une discipline budgétaire européenne et rien n’a pu être décidé dans ce domaine lors du Conseil européen du 18 octobre 2012. Contrairement à ce qu’affirme notre président, la crise européenne est loin d’être achevée. Elle a pour cause fondamentale les dérives de l’endettement public et ne sera résolue que lorsque l’Europe sera sur la voie du désendettement. Cela suppose une réduction drastique des déficits publics qui ne peut advenir que par une baisse des dépenses. Le cœur du problème se situe dans les dépenses sociales (retraites, maladie, chômage). Il est nécessaire de définir un socle minimum de droits pour tous les citoyens de façon à assurer en permanence l’équilibre des régimes sociaux. Au-delà de ce minimum, il appartiendra à chacun de faire ses choix individuellement (protection complémentaire ou pas). Il existe en effet des critères objectifs de bonne gestion que les politiques ont toujours récusés pour eux-mêmes mais acceptés pour les autres. Ils sont simples. Les dépenses de fonctionnement (d’exploitation dans une entreprise) ne doivent jamais être financées par l’endettement. Les dépenses d’investissement le peuvent, en fonction cependant du retour sur investissement attendu, qui doit couvrir largement les charges d’emprunt. Tous les budgets sociaux cités précédemment devraient donc être à l’équilibre sans aucune exception (sauf les ajustements de trésorerie de court terme). Le budget de l’Etat lui-même ne respecte pas cette règle de base. Les fonctionnaires sont en fait partiellement payés par des emprunts publics (comme en Grèce !).

Le Président de la République et son équipe n’ont pas encore abordé le problème. Bon courage !