Regards

8/11/2011    

L’annonce d’un plan de léger rééquilibrage de nos finances publiques par François Fillon le 7 novembre 2011 a suscité des réactions dignes de figurer dans les Lettres Persanes. La gauche et les syndicats sont unanimes pour condamner l’injustice et l’incohérence. La hausse de la TVA de 5,5% à 7% est présentée comme très lourde de conséquences. En effet, un produit d’une valeur hors taxe de 100 € coûtera désormais 107 € au consommateur au lieu de 105,50 € auparavant. Des travaux de 10 000 € HT vont s’envoler à 10 700 € TTC au lieu de 10 550 € avant ce plan d’une austérité inouïe. Pire : certaines personnes nées dans les années cinquante vont devoir travailler de 1 à 4 mois de plus pour bénéficier de leur retraite. Pourquoi une rigueur aussi inhumaine ? La réponse de nombreux médias est éclairante : pour permettre à la France de conserver le triple A qui lui est attribué par les agences de notation. Tout s’explique ! Pour la petite histoire, mais ce n’est qu’un détail rarement évoqué, nous avons une dette publique de 1 700 milliards, un déficit du budget de l’Etat de 149 milliards en 2010 et de près de 100 milliards en 2011.