Paradoxe

02/09/2011    

L’élimination de DSK de l’élection présidentielle satisfait tous les autres candidats. Il était l’adversaire le plus dangereux de Nicolas Sarkozy car tous deux chassent sur les terres centristes. Il était le meilleur candidat socialiste aux primaires selon de multiples sondages. Il était cordialement détesté par les sphères lepénistes, cela va de soi. Pour la gauche radicale, il représentait un compromis honteux avec le capitalisme abhorré. Pourtant, DSK est l’homme le plus capable de gouverner une France aux prises avec la globalisation économique et financière. Tout d’abord parce qu’il a une compréhension fine des mécanismes et des concepts en jeu. Ensuite, parce que son expérience internationale est irremplaçable. Enfin, parce qu’il est sans doute plus intelligent que tous les autres.

Faut-il en conclure que dans une élection présidentielle, il convient d’abord d’éliminer le meilleur pour maintenir un jeu assez ouvert ? Faut-il en tirer des règles générales de stratégie politique ? Vaut-il mieux être moins bon pour être élu ? Ce ne sont que des questions…