Les agences, bouc émissaire

16/08/2011    

La présentation de l’information financière est particulièrement tendancieuse dans les grands médias français, radio et télévision en particulier. Les agences de notation jouent le rôle de bouc émissaire. On y proclame que la France doit réviser sa politique budgétaire « pour conserver son triple A ». C’est prendre l’effet pour la cause. La France doit réviser sa politique pour sortir de la situation calamiteuse où elle s’est elle-même plongée du fait d’une gestion laxiste de ses finances depuis des lustres. Si elle le fait, les agences de notation constateront qu’elle est passée du vice à la vertu et son excellente note ne sera pas en péril. Il est heureux qu’il existe des organismes totalement indépendants des Etats pour porter un jugement à peu près objectif sur leur situation financière relative. Ce jugement est d’ailleurs plein de mansuétude si on songe qu’avec une dette publique de 86% de son PIB, la France a la note maximum (20 sur 20). Les objurgations de Ségolène Royal en faveur d’une agence publique relèvent de la démagogie voire du populisme. Une agence publique serait juge et partie, puisque financée sur fonds publics. Comment pourrait-elle être objective ?

Pour tous ceux qui connaissent un peu les finances publiques, la solution est simple si on laisse de côté les aspects politiciens. Il s’agit de trouver plusieurs dizaines de milliards d’euros par an. Il faut donc utiliser les prélèvements obligatoires à large assiette. Une augmentation d’un point de la CSG rapporte  environ 10 milliards. Un point de TVA au taux réduit représente 2,6 milliards et un point de TVA au taux normal 6,5 milliards d’euros. Pour 2 points d’augmentation de ces trois recettes, nous sommes à 40 milliards. Le reste relève d’arguties politiciennes.