Dette et déclin

25/10/2011    

La dette publique est le résultat de 30 ans d'aveuglement et de démagogie. Le dernier gouvernement vraiment responsable et courageux fut celui de Raymond Barre à la fin des années 70. Il prêchait la rigueur, ce qui était cohérent avec la rupture historique de la croissance à partir de 1974. Alors que le taux de croissance moyen du PIB était de 5,1% par an dans les 30 années d’après guerre, il est redescendu  autour de 2% en moyenne depuis 1980 et avec une forte volatilité. La richesse a été multipliée par 4,5 dans les trente années d’après-guerre et seulement par 1,8 au cours des trente dernières années. Les revenus ne peuvent pas augmenter, les effectifs de la fonction publique ne peuvent pas croître, les retraites, l’assurance-maladie ne peuvent pas être plus avantageuses s’il n’y a pas de croissance. C’est l’évidence ! La classe politique, de droite comme de gauche, a prétendu le contraire : il suffisait de laisser les collectivités publiques s’endetter. Ce qui a été fait. Le résultat est aujourd’hui un risque d’effondrement généralisé. Cela concerne l’ensemble du monde occidental et pas seulement l’Europe. La dette de l'Occident est l'un des signes de son déclin : tourné vers le passé, rejetant les réalités du monde qui l'entoure et qui l'étouffera, le monde occidental apparaît sans réaction face à une crise gravissime. Nous devrions avoir honte de laisser à nos enfants et petits-enfants cette énorme charge et nous imposer un devoir d’austérité après tant de gabegie. Au lieu de cela, certains manifestent, en Grèce ou ailleurs…