Genèse de la décadence : quatre images du déclin de l'Occident
Commentaires
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Peut-être que si nous en avons le temps, la conquête des astres de notre système solaire, puis bien plus tard des étoiles constituent un but à l'humanité ? Cependant l'IA, le transhumanisme et la robotique vont indubitablement accompagner ces explorations ? -
Bonjour et merci pour votre analyse des 4 causes du déclin de nos mondes occidentaux.
Vos propos de 2012 ne semblent pas dépassés même en cette année 2020 nous sommes frappés par une crise sanitaire planétaire majeure. Je constate que les logiques de santé publique sont nettement mieux organisées et efficace dans les pays émergents dont on prédisait l'effondrement sanitaire que dans les pays dits développés.
Notre vieux monde tiraillé par des querelles de pouvoir et des intérêts économiques distant des préoccupations réelles semble être une nouvelle illustration de notre déclin.
La revanche de la nature et du bon sens sauvera sans doute l'humanité de notre développement aveugle. -
je pense que le déclin ne ménagera aucuns pays certains dont nous peut-être avant les autres ( les pays émergeants ); c'est l'humanité entière qui est visée. -
Le problème avec cette analyse est qu'elle n'explique pas le pourquoi. C'est juste une constatation que tout le monde sait déjà.
Il s'agit effectivement de décrire les principaux aspects du déclin (quatre images). Cependant, la partie consacrée aux déterminants politico-éthiques propose des éléments de causalité. -
Dans le système "humain", bien entendu. Mais quelle réalité les fourmis accordent-elles aux mathématiques ?
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Voici pour étayer la réflexion sur le réel, la quatrième de couverture de La réalité de la réalité - Confusion, désinformation, communication
( Paul Watzlawick, traduit de l'américain par Edgar Roskis.")
" De la réalité chacun se fait son idée. Dans les discours scientifique et politique, dans les conversations de tous les jours, nous renvoyons en dernière instance au référent suprême : le réel. Mais où est donc ce réel ? Et surtout, existe-t-il réellement ? De toutes les illusions, la plus périlleuse consiste à penser qu'il n'existe qu'une seule réalité. En fait, ce qui existe, ce sont différentes versions de la réalité, dont certaines peuvent être contradictoires, et qui sont toutes l'effet de la communication et non le reflet de vérités objectives et éternelles. Ce
qu'on appelle réalité n'est donc, selon Paul Watzlawick, que la résultante des compromis, détours, et aveuglements réciproques, à travers quoi passe l'information : la somme des confusions, désinformations et communications qui surgissent entre êtres parlants. L'auteur donne ici, de sa " Pragmatique de la communication ", un vaste éventail d'illustrations : situations tirées d'oeuvres littéraires, mots d'esprit, vie politique internationale, traductions, jeux, devinettes, enquête criminelle, psychologie des masses, psychothérapie, espionnage et contre-espionnage, communications avec les animaux, communication
(éventuelle, celle-ci) avec des extra-terrestres. -
Nous pouvons aller plus loin qu'un constat de nos a-prioris et affirmer que le monde et la réalité ne sont que des représentations subjectives.
Nous pouvons aller plus loin. Mais tout n'est-il donc que subjectivité ? Les mathématiques, par exemple, ne sont-elles pas pure objectivité ? -
Oui, nous sommes "emportés par l'histoire" et ne tirons aucune leçon du passé. Comment est-ce possible ? Autant l'homme pris à titre individuel peut se montrer "sage" au fil d'expériences parfois douloureuses, autant l'humanité dans son ensemble n'évolue guère. Nous sommes devenus certes des "homo technicus". Mais la technique n'est qu'un moyen et non une fin. Aurais-je un a-priori de spiritualité ? Mais pourquoi serai-ce un a-priori ?
Je ne suis pas sûr de pouvoir me positionner clairement dans le vieux débat philosophique matérialisme-spiritualisme. A vrai dire, je pense (mais c’est une hypothèse) qu’il perd peu à peu de son intérêt. Collectivement, c’est, de toute évidence, notre savoir qui détermine notre devenir. Mais l’homme a besoin de croire. Si un matérialiste croit à l’intelligence, au progrès de l’humanité, à la raison, etc., un spiritualiste croit à un dieu, à l’âme, à la transcendance, etc. Certains hommes brillamment intelligents et particulièrement habiles ont utilisé récemment des formules comme « je crois aux forces de l’esprit » (François Mitterrand), qui ont l’avantage d’être acceptables par tous. Moi aussi, athée ou agnostique (aucune importance), je crois aux forces de l’esprit.
Quant au progrès, c’est un vaste sujet. Je publie prochainement chez Edilivre un petit ouvrage intitulé « Le destin des hommes ». Il y est question justement du très long terme historique et de notre capacité croissante à agir sur notre environnement et sur notre propre réalité biologique (appeler cela progrès ou pas est une question philosophique). Notre intelligence collective (patrimoine cognitif accumulé) ne cesse de croître et elle appartient à la communauté humaine dans son ensemble, pas à un Etat ni à une religion, ni à une idéologie. Cette intelligence collective, construite au fil des millénaires, nous permet aujourd’hui de sortir de l’enfance de l’humanité, du néolithique. Voilà la cause de notre désarroi : une transition majeure et difficile. Je crois (spiritualité ?) que cette intelligence globale nous conduit à l’unification progressive de la communauté humaine et à la victoire de la raison sur les passions à l’échelle collective. Mais, ma chère Tina, ce ne sont là, finalement, que conjectures. Nous avons tous nos a priori.
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Bravo, Monsieur, pour votre analyse, originale dans sa structure certes, même si elle est assez convenue dans le fond. Mais au fait : après avoir décortiqué et condamné, qu'avez-vous à proposer comme solutions ?
Avec mes salutations distinguées.
Bruno COLIN
Merci pour votre commentaire. Je constate des dérives dont certaines étaient évitables. Est-ce que je condamne ? Sans doute un peu si vous le ressentez ainsi… Pour ce qui est des solutions, personne ne les connaît, sinon il n’y aurait pas de « déclin ». Il s’agit d’une transition historique entre l’Etat-nation et un mode globalisé, entre la domination occidentale et une probable uniformisation des niveaux de développement, et même entre l’homme du néolithique et un homme nouveau qui maîtrise son propre génome et les composants de la matière. Emportés par l’histoire, il nous faut beaucoup de pragmatisme et aussi peu que possible d’idéologie ou d’a priori religieux. Voilà l’objet d’un nouveau livre en cours de rédaction sur notre destin historique à long terme.
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